‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 14 sur 200 · I. Mémoins, t. III, p · texte numérisé non relu

I. Mémoins, t. III, p

9. Arcb. QAt., J993« 15; Bibl. nat, Dnpuy 269, foL 38 t*, 46, 43-45; Arch. nau, J 962«* 49.

3. Arch. nat., J961«« 21; Bibl. nat., Dupuy 264, fol. 182; 269, fd. 53, 62. — Le 22 mai 1538, en récompense de ses services, il loi est fait don « du droict de bourses que le Roy a acconstumé avoir et prendre en la cbancellerie d'Aiz en Prouvence, pour en joyr sa vie durant à quelque valleur que lesdiies bourses se paissent monter > (Arch. nat., J 962*', n* 10). Les lettres de don, coofinnées i Villeneuve le 12 juia, n'ayant pas été enregistrées en t«nps atiie, il en résulta des difficultés qui ne furent aplanies que sept ans plus tard par de nouvelles lettres royales du 16 dé-

niT nrniODt'cnoN.

las ooauniinirM Boarcheou et Jean de Montcamp Tiennent

▼ifitar let remparti de Turin et les places Toisines, c'est lui

qui leur sert de guide, à la plaoa de Guillaume, alité à

IfureP.

Depuis plusieurs mois, pour raisons de santé, et aussi parce qu'il s'entendait mal avec le sieur de Montjeban, Guillaume do Bellay demandait son congé : il avait proposé à Montmormicy pour le remplacer son frère Martin, qu'il flOTOjra noe dernière fuis à la cour dans les derniers jours d'octobre. Le désir de Guillaume fut favorablement accueilli. Le 18 novembre, Martin partait pour Turin, où il avait « expresse charge de résider par aucun temps pour pourvoir et donner ordre à la garde, seureté et défense d'iceUe et d'advertir le Roy des afiaires qui pourroient survenir durant lad. résidence^ ». En passant à Lyon, il y rencontra son frère, qui n'avait pas attendu son arrivée pour quitter son poste et le retint pendant huit jours dans l'espoir de trouver de l'argent « pour entretenir la despence de la mai> son et pour satisfaire aux provisions pour l'advenir ». Mais les prêteurs avaient été déjà tant de fois sollicités qu'ils firent la sourde oreille. Martin quitta Lyon le 14 décembre les mains vides'. Gouverneur de Turin par intérim, il rencontra de nombreuses difiBcultés dans sa tâche. D'abord, quoiqu'il fût « plus doux qu'un chien couchant », il éprouva la mauvaise humeur de Montjehan, qui lui cassa aa garde et, après force supplications, daigna lui en laisser à peu près la moitié. C'était insuffisant pour exoroor une sur-

eembrs 1545. Arch. des BoDches-da-Rbône, B33, fol. 3?5; 39, fol. 438 v«>f39 f.

i. Arcb. nat., J993<M5.

S. Bibl. Dât., CItirembault IStS, fbl. 76 v*; Arch. nat., i 961* SO.

S. BIbl. nat., Dopuy Î69, fol. 74 (GuilUume du BslUy i Jmo, Lyoo, 13 déosmbrs 1538).

INTRODUCTION. IXf

Teillance de tous lee matants. La découverte d'an complot, dont le bot était de livrer la place à l'enneini, obligeait Martin à M lever « quatre ou six fois telle nuit pour aller à la p(Mrte el aiUeors ». Il fallut l'intervention de Jean du Bellay auprès de Montmorency pour ramener Montjeban à une appréciation plus juste de la situation*. Martin eut également des démêlée avec un seigneur du Montierrat, Guillaume de Biandrasso, qu'il accusait d'avoir intercepté un courrier de Guillaume du Bellay; après avoir longtemps rrfùaè d'accepter les excuses de l'Italien, il finit par se réconcilier avec lui sur l'intervention de Montjehan -.

La mort, en septembre 1539, du sieur de Montjehan entraîna des changements importants dans le gouvernement du Pi^ont. Claude d'Annebault devint lieutenant général avec l'assistance de Guillaume du Bellay, qui devait bientôt le remplacer. Martin eut, en titre, le gouvernement de Turin, et pendant plus de trois ans fut pour son frère aîné le meilleur des collaborateurs^. Il ne quitta son poste que pour remplir quelques courtes missions particulièrement déUcates que Guillaume lui confia ;^en novembre 1540, il va exposer à d'Annebault les dispositions prises pour la fortification de Montcalieri^; en mars 1541, il ramène des renforts de cavalerie et d'artillerie\ Cette collaboration s'aâSrma

1. Ribier, Lettres et mémoires d' Estât, 1. 1, p. 415 (Jean du Bellay à Montmorency, Saiot-Maur-des-Possét, 21 mare 1539).

2. Trincant, Histoire manuseriU, fol. 201 v«-203 (février-septembre 1539). Peut-être fant-il rapporter à la même époque le procès du chevalier Baldassare Azzalo, auquel il est fait une brève allusion dans les Mémoires (t. m, p. 420) et dont nous ignorons la cause.

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