‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 13 sur 200 · Ma,, U m, p · texte numérisé non relu

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rôle det plus boDorablee. Le siear de la Rocbepot, frère du grand maître MoDUnoreocy, avait la haute main sur U iViifrntin La place deyait reoeToir une importante garniaon : outre let 200 cheTan-légert de Martin, 100 bommea d'armes et 2,000 hommes de piad ; mais les effectif furent réduits k 160 cherau-légtfs, 80 hommes d'armes et 1,500 hommes de pied. Les fortifications étaient inachevées; il aurait fallu plusieurs mois pour les mettre en état. Pour veiller à la résistance, la ville lut divisée en secteurs, dont chacun fut confié à un capitaine qui en eut la responsabilité. Les Impériaux connaissaient cette situation précaire. Ils multiplièrent d'abord les reconnaissances, dans lesquelles furent capturés quelques chevau-légers que Martin put reprendre. L'enlèvement de quelques sentinelles lui permit de connaître les intentions de l'ennemi : les Impériaux se préparaient à assiéger Saint-Pol. Le 9 juin, ils paraissent devant la ville et l'attaquent par la partie la plus faible, «otre la porte de Moucby et celle de Hesdin. Ce fut précisément le secteur que Martin fiit chargé de défendre. Malgré un travail acharné et des prodiges de bravoure, il ne peut empêcher l'ennemi de faire une brèche et de pénétrer dans la ville (15 juin). Martin perd la majeure partie de sa bande et il tombe entre les mains du vainqueur. Grâce au sieur de Glajon, qui lui servit de caution S il fut remis en liberté dès le lendemain contre une rançon de 3,000 écus, dont une bonne partie lui fut avancée par le Roi ^.

1. Trincaat {Bistoire manuscrite, fol. 200 v«-201) reproduit une lettre da sieor de Glajoa i Martin du Bellay, en date du 2 juillet [4537], au aujet de cette rançon.

2. François I" lui arait d'abord accordé la disposition du premier office de secrétaire qui viendrait i vaquer; mais, ayant repris sa pnmnut, il lai fit don de 5,000 livres (Pontainebleaa,

SSII nnnoDumoii.

La tMre de Homy (30 jaiilet 1537) ayant mia fia à la ga&m de Picardie, Fraoçoii I*' pot diriger loua see efibrta dp o6lé do Piémont, où M. de Homièrea avait été contraint de battre eo retraite devant le marqoia del Vaato, le nooveao capitaine général de Charlea-Quint ao Milanais. Martin do Bellay eut k reconstituer sa bande de cbeTao-légers (200, dont 20 double paye) > ei à rejoindre l'armée royale, dont la conMDtration s'opérait à Briançon. Le 26 octobre. Montmorency force le pas de Sose et s'établit entre Suae et Boaaokno, puis, apprenant que l'ennemi s'est retiré de devant Pignerol et Tarin, il descend rapidement la vallée de la Doire Ripaire, emporte Avigliana et marche sur Rivoli. Il y laisae Martin du Bellay avec sa compagnie et deax btndea de gens de pied français pour attendre les Soiasea, 4,000 hommes, d^neurés en arriére, en (aire une maase et les conduire où besoin serait. Les Soiiaes arrivés, Martin reçut l'ordre de laisser les deux bandes pour tenir les passages et de marcher droit sur la plaine de Moncalieri (le 11 novembre), où 1er deux armées étaient en préaeooe dépôts la veille. Lee Impériaux battent en retraite, sans

21 août 1537), ce qui o'empdcba pas Martio d'obtenir aa début de 1S39, toajoart eo échange de l'oflice de secrétaire, celui d'aadi- Unir des complet à Paris, vacant par la mort de Jean Tertereta, • combien que ledict office d'auditeur soit de meilleure et de plot graot valleur que Imiict office de secrétaire, duquel office d'auditeur ledict Seigneur (roi] veull et entend que ledict capitaine [Martio) face wn proHict > (Arch. oat, J%t" 33, 962** 3 et 9). Martin vendit cet office 3,500 livres, mais cette somme fut touchée non par lui, mais par JAan do Bellay • pour s'en ayder •, contre promesse de remboursement. Ce remboursement, Martin l'atteodait encore au début de 1547. Bibl. nat., ma. fr. 10485, fol. 176 (Martin à M. de SalnuMain).

1. knh. nat., J 962, n* 48. Bibl. nat., ma. flr. 3058, fol. 60 v*. Ls paywMot commence le l** octobre.

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èbn astment inquiéta. Martin retourne à Rivoli, puis Ta k la rencontre du Roi jusqu'à Boasoleoo et l'accompagne ensoita joaqn'à Carignan. Renvoyé à RivoU, il réussit à reprendre près de Volpiano an convoi d'argent intercepté par l'ennemi >. La campagne de Piémont se termioa sans autre incident; à la nouvelle de la trêve de Monçon (16 no- ▼amlMne), la convention de Carmagnole (28 novembre) fixa la position respective des deux armées.

Les Français gardaient le territoire conquis ; le sieur de M<Nitjehan fut laissé comme gouverneur général du pays. Guillaume du Bellay eut le gouvernement de Turin. Il garda auprès de lui la baode de son frère, dont il avança parfois la solde et qu'il se préoccupa de fournir de vivres, en attendant qu'elle fQt partiellement cassée, lorsque la prolongation de la trdre rendit improbable la reprise des hostilités '. Quant à Martin, devenu disponible, il seconda le gouverneur de Tnrin, dont il fut le courrier et l'informateur de conâauce auprès de la cour. Nous le voyons apporter des nouvelles ou chercher des ordres à Moulins, à la Côte-Saint-André, à Aiz, k Fréjus, à Villeneuve, pendant que le Roi se déplace vers Nice, k la rencontre du pape^. En octobre 1538, lorsque

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