Limourt, cant. de l'arr. de Rambouillet
7. Rochefort<-en*Y vélines, cant. de I>ourdan, arr. de Rambouillet.
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l^s soirs à ton retour avoit quelque accès de fièvre, par quot voulut piviidre son chemin pour se retirer à S. Gerœaio en Lave, et pour avoir son |>a8f»etemps de la chasse par les chemins, partant de Rochefort vint coucher à Rambouillet, esperans n*y estre qu*uoe iiutct, mais le plaisir qu'il eust approchant dudict Rambouillet, tant en la chasse ({uV*n la volerie, luy ieit dianger d'opinion, et délibéra d'y faire séjour cinq ou six jours, mais enfin la fièvre qui de longtemps i'avoit saisy , se renforça tellement par intervalles qu'elle se convertit en continue, avecques la douleur d'une apostume, qu'il avoit eue peu de temps au précédant qu'il aliast au devant de l'Empereur quand il passa par France. Alors ayant bonne cognoissance de sa fin, disposa des afiaires de sa conscience et de sa maison ; et après avoir faict plusieurs belles remonslrances à monseigneur le Dauphin, son fils, à présent régnant, et luy avoir recommandé son peuple et serviteurs, rendit Tame à Dieu audict chasteau de Rambouillet, le dernier jour de mars mil cinq cens quarante six avant Pasques.
Conditions et aage du Roy. — Ce prince fut fort r^p>îtlé tant de ses subjects que des estrangers, pour avoir flory en toutes vertus. Il esloit magnanime et généreux, amateur de bonnes lettres, lequel par son moyen a illuminé les ténèbres d*ignorance, les(]uelles avoient r^né par cy devant, et aima toutes gens d'esprit, et fonda à Paris des collèges pour les lettres latines, grecques et hébraïques \ et feit venir de toutes
1. Sar U création des lecUors royanx, origine du Collège de France, Toir k. L«franc, Histoire du Collège de France^ Parts, 1893.
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les parties du inonde gens instniicts en toutes acieiioes et arts libéraux, pour édifier la jeunesse en bonnes meurs et sciences; et combien qu'il n'eust esté nourry aux estudes en son jeune aage, n'estoit science de laquelle il ne peust rendre raison, d'autant qu'il avoit souvent communiqué avecques gens excellens en toute érudition et que Dieu l'avoit doué de divine mémoire, de sorte que toutes gens doctes qui l'ont hanté ont confessé avoir plus apprins de luy que luy d'eux*. Il mourut en son aage de cinquante et trois ans, après avoir eu beaucoup de bonnes et mauvaises fortunes, mais plus de malheureuses que de prospères ; toutesfois jamais adversité qui luy peust advenir ne luy abaissa le coeur, ayant tousjours son recours et ferme fiance en Dieu, et continua en bonne mémoire et sain entendement jusques à la fin de ses jours.
1. Les principaux jugements des contemporains sur Kran« Qois I" et la protection qu'il a accordée aux lettres et aux art» sont rapportés par W. Heubi, Ftançois F^ et le mouvement intellectuel en France, iâiâ-i547. 1912, p. 134-134.
Fin du dixiksme ftt DRRmER ijvrr drs mémoires