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ImiUmmoI lâché pied^ La rictoire de CériaoleB nous rendit la plaioe du P6 et le MoDtferrat. Le 21 juin, Carignao capitulait. Eo compagnie du sieur d'Ossun, Blartin du Bellay entra dana la Tille « pour Caire deacription de ce qu'ila y trouTeroient ». Bialgré le manque de TiTrea, la garoiaon obtint dea conditions honorables, car la crainte d'une mutinerie dea Soiaaaa rendait la poursuite de la guerre hasardeoae*. Bientôt aprèa (8 août), une trêve de trois mois mit fin à la campagne de Piémont.
En récompense de ses services, Martin du Bellay ayait rioemment obtenu une compagnie de cinquante lancea; la première montre est du 22 juin 1544'. Cette compagnie ne l'avait pas suivi en Italie. Commandée par son Ueutenant Catherin Raillard, sieur de Marville, elle prit part à la défense delà Champagne, envahie par les Impériaux; elle se distingua notamment à Changy, prés de Vitry*. Arrêté pendant plus d'un mois par l'héroïque résistance de Saint-Dizier (5 juillet-9 août), l'Empereur parvint dans la vallée de la Marne jusqu'à Château-Thierry, puis remonta \&n le nord par Soieaons. I^ paix de Crespy-en-Laonnois réconcilia Charie»- Quint et François I*' (17 septembre).
La guerre continua contre le roi d'Aiigleterre, qui 8*êUit emparé de Boulogne (14 septembre). Une campagne navale, poorauivie sur les c6tee anglaiaea au milieu de 1545, ne donna pas de résultats. On décida de reprendre Boulogne, dont le aiège fut dirigé par Oudart du Biez. Mais les travaux d'approche n'avançaient guère; lea plana furent changée;
I. Himoiru, t. IV, p. ?iO, 215-217, 219. 220. t./Md..l. IV, p. 232-233.
S. Voir Pleury Viodry, l' Êtat-major français au JVh tiècU, AtUu, p. 26. La tèha des monires se poortoit jusqa'aa 12 juin 1&&8. 4. Mémoim^ i, IV, p. 2W-251.
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Ondtri du Biet Toolat même \m abftiidonoar aoos prétexta d'une attaque anglaÎM par terre, Tenaut de Calais. A deux reprim, Martin du Bellay fut envoyé parle Roi devant BoQlogne pcwr s'assurer de l'état à» choeea; ses avis ne furent pas écoutés. Une dernière visite, en compagnie du prince de Mdfl et de M. de Maugiron, conclut h Timpossibililé de terminer les prèparatifis du siège avant l'hiver*. L*q)ération fut donc abandonnée; tous les efforts de l'année 1545 avaient été perdus.
Cependant, la nouvelle s'étant répandue que le roi d'Angleterre faisait rassembler des lansquenets en Allemagne et qu'ils étaient déjà arrivés k Florennes, dans les Ardennes, Martin du Bellay, avec 1,000 hommes de pied, les arrièrebans de Bourgogne et une partie de ceux de Champagne, reçut l'ordre de se porter vers la trouée de l'Oise pour surveiller les mouvements de l'ennemi. Cette surveillance ne fut pas de longue durée, car, faute de solde, les lansquenets se débandèrent et rentrèrent presque aussitôt en Allemagne*.
Au retour, Martin fit partie d'une ambassade que François I* envoyait aux Pays-Bas. La mort du duc d'Orléans (9 septembre 1545), dont le traité de Crespy avait stipulé le mariage avec une nièce de l'Empereur, rendait nécessaires de nouveaux arrangements. L'amiral Claude d'Annebault, le chancelier Olivia*, le contrôleur des guerres Gilbert Bayard avaient mission de s'entendre à ce sujet avec Charles-Quint. Lee ambassadeurs et leur suite quittèrent Folembray le i" novembre et, par Cambrai, Valenciennes et Courtrai, atteignirent l'Empereur à Bruges. Les entretifloa se poursuivirent à Anvers et finalement n'aboutirent à
I. Jf^fiMnrM, t. rv, p. 305-309, 311-312. Î,/W(l.,u IV, p. 320-321.
ninr rNTtODIJCTIOIf.
rien d'important *. Blartin du Bellay ne paraît avoir joué daoa ces pourparlers qu'un rôle tout k fait accessoire. Gapendant, il nous reste de ce voyage deux lettres adrnsiécs à M. de Blaugiron qui nous montrent notre personnage sous l'aspect assez inattendu d'un amateur de belles choses et d'un buveur intrépide ''. La première est datée de Bruges, le 10 novembre :
« Monsieur mon oncle ^, Encores que Monsieur l'Admyral nous ait dit qu'estes allé à la Pycardie mettre ordre ài la police, si est ce que espérant que serez de retour, j'ay bien voulu adveoturer oeste lettre pour vous faire entendre que nous ne sonunes pas encore mors et que nous beuvons encores du vin. Nous avons grand faulte de Monsieur le [illisible] pour nous ayder à tenir le concilie tous les soirs au domicile de M. d'Evreux [Gabriel Le Veneur], là où ne taisons point de honte à la nation et beuvons du vin de mente à tyre larigault. Changeons de propos et ne parlons plus de la guerre. Monsieur l'Admyral fu hier enfermé plus d'une hmire seul à seul avec l'Empereur en sa garde robbe. J'avoys grand peur qu'ils se bâtissent, mais, à ce que je peuz veoir ou sortir, ilx en revindrent bons amys. Nous n'avons point encores veu ce meschant evesque de Vincester [Thirlby] ; je vouldroys queledyable l'eust emporté, son maistre et tous ses subjecU avec. J'ay grand peur que leur musique ne vauldra rien et