‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 23 sur 200 · I. Bibl. nat., ms. fr. 7853, fol · texte numérisé non relu

I. Bibl. nat., ms. fr. 7853, fol

1. Martin du Bellay était allé passer quelque temps à Glatigny pour s'occuper de sa maison. Voir ses lettres à Jean do Bellay. 23 janvier 1547, et à M. de Saint-Main, sans date (Bibl. nat., ms. fr. 10485, fol. i75 et 176). Il fut rappelé i la cour au début de février. Sur ses tribulations à ce moment au sujet des fortifications, voir ses lettres au cardinal, de Saint-Germain, 12 et 13 février 1547, et une lettre de Jean Moreao à Jean du Bellay, 17 C^ vrier 1547. Bibl. nat., ms. fr. 10485, fol. 179, 180, et 2921. fol. 96.

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booM bataille que de Caire tant de pUoee fortes » ; à qaoi Martin répondit < que si la bataille se perdoit et qu'il n'y eost point de places fortes pour arrester l'ennamy, les aisires se pourroient porter mal... ». Après bien des allées eC teoues et de multiples pourparlers avec le Roi, le chanoalMT et le trésorier de l'Épargne, Martin finit par obtenir une ordonnance de 180,000 lirres « pour parachever les fortifications », tandis que Qaude de la Croix, baron de Planey, et Guy Karuel, sieur de Horan, étaient chargés des vÎTres. Biais, « devant que la chose fust exécutée », François I*' moorut, le 31 mars 1547, et tout demeura en suspens'.

L'avènement de Henri II entraîna de profonda changements dans le personnel du gouvernement et de la cour. Le vieux connétable Anne de Montmorency, en disgrâce depuis 1541, fut immédiatement rappelé; il revint dès le 1*' avril, avide pour lui, sa famille et sa clientèle de faveurs, de charges et de profits. En même temps, les représentants de la maison de Lorraine, surtout les fUs du duc de Guise, compagnons de jeux et d'armes du nouveau Roi, se poussaient au premier rang. Dès le début du règne, on voit se dessiner les deux factions qui, de plus en plus ouvertement et âprement, vont se disputer l'influence et la direction des afiaires. Les da Bdlay n'eurent pas trop à souffrir de ces divisions. Sans doute, Jean fiit envoyé à Rome et devait y demeurer, sauf une courte interruption, pendant trois ans; mais cet éloignement n'était pas précisément une disgrâce, et il ne faudrait pas prendre au pied de la lettre ses plaintes et ses jérèmilles; c'était asaec son habitude de récriminer et un moyen d'obtenir davantage. Quant à Martin, il demeura

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