‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 24 sur 200 · Jf^moirM, t. IV, p · texte numérisé non relu

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IL imnoDucnoN.

biM an cour, surreillaot les intrigues, tenant le cardinal au oonrant*, représentant les intérêts de la maison, qui ne périclitèrent pas entre ses mains. Il était en excellents Isrmei arec Montmorency, qui lui facilitait le payement des dattat laissées par l'ancien gouTerneur de Piémont^. Il secondait le sienr de la Rochepot, frère du connétable, dans le gooTemement de la Picardie et de l'Artois. D'autre part, il collaborait avec François de Lorraine, comte d'Aumale, dans la mise en état de défense et le ravitaillement des places dn Nord et de l'Esté

N'ayant plus le secours des Mémoirêif il nous est malaisé de retracer dans le détail l'activité de Martin. Nous n'en connaissons que les grandes lignes et ce que quelques documents assez clairsemés nous permettent d'en saisir. Il continua à remplir d'importantes charges. A la mort de François I", il était lieutenant général au gouvernement de Champagne, en l'absence du comte de Nevers. Sans cesser de s'occuper de la frontière champenoise, il fut adjoint, dès le milieu de 1547, à François de la Rochepot dans le gouvernement de la Picardie et de l'Artois, dont le titulaire était Antoine de Ikmrbon - Vendôme ^ Et, de 1548 k 1550, c'ertà peu près exolosivement dans cette direction que nous reooontrons sa trace.

En dépit de la paix d'Ardres, les rapports franco-anglais

1. L. Romier, /«t Oriçirtês politique* eu gusrru de nligioti^ t. I, p. SIS.

t. Os Crue, MwUmortney^ t. 11^ p. 33.

3. Bibl. D«t., mt. fr. 30644, fol. 157 (Prançoit d« Clèves à M. d'Aomale, Reinu, 4 «vnl 1548); 20456, fol. 313 (Martin do Bellay à M. d'Aumale. Abbeviile. 3 mars 1549).

4. Il signe en celte qualité dès leS jaio 1547. Trincaol, RiatiHn

fAWWarigiM* fol. S07.

nnnoDUCTioN. tu

manquaient de cordialité. Eo préTision d'une niptare, on mit en état de délmae le front de Picardie. Tandis que l'ingéoieor Marini construisait le fort ChàtilloD, près de Boulogne ^pwlflt Anglais conserraieDt encore (joillet 1548), les places picardes étaient approYisioDoées eo eau, en blé, en charixMi, en munitions ; lee garnisons étaient renforcées. De Montreuil, Martin du Bellay dirigeait l'opération; l'état de santé du sieur de la Rochepot laissant fort à désirer, c'est a lui soriout qu'imcombait la sunreillance et, par de fréquents défdaoements, il s'assurait que ses ordres étaient exécutés*. La lutte contre les Anglais fut d'abord indirecte : elle se produisit en âcoese, où fut envoyé le sieur d'Esse, appuyé par nne démonstration navale. Maisla déclaratioD de guerre s'ensoirit rapidement, en juin 1549. Dés le début de l'année, les eacarmonches avaient commencé dans le Boulonnais. Les opérations se concentrèrent contre Boulogne, avec Ardres et Montreuil comme bases. La place fut étroitement bloquée. Martin du Bellay prit une part active à la campagne : sa onnpagnie était parmi les troupes en action, et lui-même siégea notamment dans une sorte de conseil de guerre qui, le 11 décembre 1549, réunit les principaux chefs de guerre, François et Claude de Lorraine, Gaspard et François de Coligny et quelques autres ^ L'assaut projeté n'eut cependant pas lieu. Les cboaes traînèrent en négociations : âna-

1. 6. Leftvre-PoQtalis, Comspondanee politique ifOdet de Selve^ p. 350; Bibl. nal., m«. fr. 20456, foi. 313 (mare 1549); Pièces orifiMëiêê, 272, fol. 159 (Martin du Bellay i Nicolas le Tonnelier, « commit an oontroUe des reparacioos, fortiQcatioos et advitaillemeas de la ville de Moottreait sur Mer i, 22 décembre 1549); 1468, fol. 181 (29 janvier 1550).

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