Cistema, à 15 kil. au sud-ouest d'Asti
0 MtMOIRES Dl MAIITIN DU BELLAY. [JuiU. 1541
gey, mais avoit crainte d'altérer Kopinion de Fregoae, ayant doute que i'alterant, et si mal en venoit, on luy pourroil reprocher, veu que Fregc^c l'avoit pris en sa oonduitte, il consentit d'aller par eau, aussi que c*e8toit le plus aisé, non le plus seur.
Le samedy deuxiesme jour de juillet audit an, ayans esté conduicts en deux barques lesdits Frcgose et Rincon et leur suitte, jusques à la tour de Simenne, près de Verolinc*, le seigneur de Langey craignant ce qui advint, parce que ses advertissemens d*lieure en heure luy redoubloient, envoya devers lesdits seigneurs pour leur persuader de rechef de changer leur dessein, et où ils voudroient persévérer à leur obstination, ils eussent à luy renvoyer leurs instructions, lettres de créance et papiers, à ce qu'avenant le cas qu'ils fussent saccagez ou prins, ils n'en fussent trouvez cliargez, lesquelles il leur feroit tenir seuremenl à Venise. Ce neantmoins, ils demourerent en leur première resolution, mais bien luy renvoyèrent lesdites instructions par le comte Petre Gentil', nepveu du comte Camille de Sesse, lieutenant dudit Fregose. Puis le jour mesme s'embarquèrent avec ledit comte Camille de Sesse eo une barque et une partie de leurs serviteurs, et un soldat du seigneur Ludovic de Birague, nommé Boniface de S. NazaiH^^, en une autre, ayant chacune quatre vogueurs, et commencèrent à voguer environ les
1. Verolengo, »ur la rive gauche du Pà, entre Chivasso et le confluent de la I>ora Baltea.
2. Pietro Gentile, neveu de Camille GentUe da Sesao (ou Seaaa), gentilborainc véronats.
3. On trouve citif, dans un mandement d'août 1538, un Bal- Ibazar de Saint-Naxar (Sannazar) ; peut-être »'agit-tl du même personnage (Catalogue de$ acte$, t. VIII, n* 31082).
Jaill. 1541] NIirvitMC LIVRE. 7
UUY heures, et allèrent toute la nuict jusques à deux mille au deasoubs de Casai de Montfenrat^ Le lendemain environ roidy, estans arrivez en un lieu appelle la Plage de Cantaloue, trois mille au dessus de la bouciie du Thesin, se présentèrent au devant d'eux gens en arases estans sur deux barques, lesquels soudainement assaillirent et priodrent la barque où estoient lesdits Fregose et Antoine Hincon, et parce qu'ils se mirent en defTence, leurs ennemis montèrent sur laditte barque, où lesdits seigneurs furent tous deux tuez. Dont promplement le seigneur de Langey fut adverty, et peu après eut autre advertissement quMls avoient mené le comte Camille de Sesse, lequel ils n'avoient tué audit assassineinent, dedans le cha&teau de Pavie, puis la nuict subséquente Tavoient mené dedans la Roquette de Milan et avoient mis au fond du chasteau de Pavie tous les battelliers qui avoient conduict tant les François que les Espagnols, à ce que par eux on n'en peust avoir tesmoignage, et que les soldats (|ui avoient faict ceste infâme exécution estoient de b garnison du chasteau de Pavie, lesquels, depuis trois jours et trois nuicts, n'avoient sorty de dedans leurs barques, armez d'arquebuses, picques et rondelles, et se faisoient apporter à menger d'une hostellerie qui leur estoit proche et tenoient leurs chevaux au dessoubs, en lieu nommé le Port de l'Estelle. L'autre barque où estoient Boniface de S. Nazare et tes serviteurs donna à terre, et se sauvèrent ceux qui estoient dedans en un bois jusques à la nuict qu'ils se retirèrent en seureté.
i. Casale Monferrato, à 10 UI. en amont du confluent de U Sesia.
8 mhiOIIlIS Dl MARTIN DU BILLAY. fJoUl. 1541
Le seigneur de Langey ayant eu les advertissenoens que cy devant avez entendus, avec quelque asseuranoe de la vérité, depe^ha le seigneur de Termes*, capitaine de deux cens chevaux légers des ordonnances du Roy et gentilhomme de la chamhre de monseigneur le duc d*Orleans, devers le marquis du Guast qui estoit à Milan, pour Tadvertir dudit assassinement, luy mandant qu*il ne se pouvoit persuader qu*un faict si énorme contre tout droict naturel, divin et humain fust exécuté par son sceu, ordonnance ou commandement; parquoy le prioit d'y donner telle provision qu'elle fîst foy à tout le monde, que non seulement il eust voulu consentir, mais aussi peu souf!rir que telles choses se fissent.
ùiligence du seigneur de Langey sur la vérité dêê occasions et autheurs de la mort de Fregose et Rinctm^ ambassadeurs du Boy. — Pendant que ledit sieur de Termes feit son voyage, arriva à Turin le comte Francisque de Landrian avec lettres du marquis du Guast', par lesquelles il escrivoit au sieur de Langey avoir receu une lettre envoyée de la part de la femme du seigneur César Fregose', denonciative du fait advenu
i. Paul de Labarthe, sieur de Thermes, né en 1481, homme d'armes de la compagnie de Chabot de Brion (1527), maréchal de France (1558), mort en 1562. Voir Brantôme, Œuvre» ^ éd. lalanne, t. IV, p. 1«5. — Le sieur de Thermes fat envoyé à Milan le 5 juillet. Voir A. de Ruble, /e Maria^ de Jemiute d'Alèmt, p. 145-146. Cf. Sleidan, De ttatu reiigionù, t. Il, p. 237.
2. Voir dans A. de Ruble, op. eit.^ p. 146, un résumé de la lettre dont le 5 juillet le marquis del Vasto chargea Francetco Tavema, comte de Ijindriano.
3. Costansa Rangone; elle résidait à Castel Goffredo, près de Mantoae. Voir une lettre d'elle, datée du 28 juin 1541, dans Zeller, op. eit.t p. 248, n. 1.
JoiU. IMf] XKUVIÈMI LIVRS. 9
à la persoane de son sieur et mary, dont il avoit esté autant eamerveillé que de nulle autre chose qui luy eust soeu advenir; nnesmes quand il la receut, il peosoit que ledit Osar et seigneur Rincon fussent desjà arrivez à Venise, pour avoir paravant dès Cazal, quand ils passèrent, esté adverty de leur passage; et quMI estoit bien asseuré que le sieur de Langey estimoit bien que l'inconvénient advenu audit Fregose avoit esté faictà son desceu, Tasseurant qu'il sentoit autant oeste diosc que si elle eust esté faite en sa propre personne, pour avoir tousjours tenu les serviteurs du Roy en telle estime et les avoir gratifiez autant que ceux mesmes de l'Empereur. Et pour ce qu'il entendoit bien combien ce fait importoit et le regret qu'en pourroient avoir Leurs Majestez, il avoit déterminé de faire user de toute diligence pour entendre au vray comme la chose estoit passée, et si aucuns sur lesquels il eust pouvoir esloient trouvez s'en estre empeschez, il en feroit faire telle justice et démonstration qu'il en seroit mémoire, et que tout incontinant avoit depesché le capitaine de la justice de Milan, qui ne faudroit d'y faire son devoir; luy offrant que (si bon luy sembloit) il eust à envoyer quelque député de sa part avec ledit capitaine de justice pour assister et voir ce qui s'en feroit, le priant d'advertir continuellement de ce qu'il pourroit entendre estre requis pour chastier ceux qui se trouveroient coulpables, comme il est nécessaire et convenable à l'entretenement de l'entière amitié d'entre Leurs Majestez et à la satisfao tion d'icelles. Or, pensoit le marquis avoir fait faire cesl acte si occultemcnt et y avoir si dextrement pourveu que jamais la vérité ne vieodroit en lumière, et
10 MÉMOnit WHAimi DU BELLAY. (JoUi. 1S4t
par œ moyen abuser le monde par ses paliatioos. Le sieur de Langey, qui desjà a voit Tombre de la vérité, oogiioissant bien que tous les mandemens du marquis n'estoient que fiction et abus, ne luy feit res^ ponse, attendant nouvelles dudit sieur de Termes, duquel le lendemain il eust response en substance que le marquis ne pouvoit autre chose luy mander, sinon ce que par le comte Francisque de Loindrian luy avoit desjà faict sçavoir, mais bien le remercioit de la bonne opinion qu'il avoit de luy, qu'il n*eust voulu estre consentant ne participant d'une telle mesclianceté, l'asseurant que jamais tel acte ne luy vint en fantasie^ Ce neantmoins, le sieur de Langey, jusques à ce qu'il eust bien avéré le faict, dissimula tousjours, faisant entendre au marquis qu'il avoit estimé (|u'il n'en estoit participant, pour craincte qu'il ne luy empeschast par tous moyens de vérifier laditte me»chanceté*. Bien luy manda qu'il ne trouvast mauvais s'il taschoit à descouvrir la vérité, et si après l'avoir cogneue il en advertissoit nostre S. Père, l'Empereur, le Roy, le roy d'Angleterre, et la seigneurie de Venise, et autres potentats de la chrestienté, à ce qu'ils jugeassent que si roupture de trefve advenoit pour ceste occasion (ce qu'il n'esperoit advenir) tout le monde cogneust de qui viendroit le tort; aussi qu'il avoit jà faict commencer les informations, lesquelles il envoiroit devers le Roy, son souverain seigneur.
Il A. de Ruble, op. ctf., p. 146, donne nn résumé de U réponse du marquis del Vasto en date du 0 juillet.
2. Voir dans A. de Ruble, op. cit,, p. 146, le résumé de la réponse de Langey au marquis, 7 juillet. Del Vaste répondit encore le 8 juillet, Md., p. 140-147. Voir aussi se» lettre» i
JuiU. I&4I] NtUVritMI UVRI. 11
pour en faire ce qu'il veiroit estre bon par son conseil, et qu'il estimoit le Roy, son maistre, et son conseil n'avoir si peu de jugement, que de ne cognoistre la vérité après les avoir veues. Outre luy manda que le comte de Landrian, qu'il a voit envoyé devers luy, luy avoit faict entendre qu'il estoit à craindre que le duc d'Urbin, qui avoit querelle contre ledit seigneur Fregote, ou le prince Dorie, pour jalousie de Testât de Geoes, eussent faict faire cest assassineroent, dont la vérité par les informations qu'il esperoit estre parachevées dedans trois ou quatre jours se congnoistroit, lesquelles le sieur de Ijangey faisoit faire à Plaisance comme en lieu neutre pour oster le doubte de falsité. Le marquis renvoya devers le sieur de Langey le comte de Landrian*, le priant luy donner addresse et moyen nécessaire à ce que ledit comte peust aller et revenir seurement devers le Roy pour luy faire entendre la diligence qu'il faisoit d'informer qui estoient ceux qui avoieot esté exécuteurs ou participans de l'exécution de l'acte tant exécrable contre ses ambassadeurs, chose que le sieur de Langey luy accorda. Et parce que par ledict comte de Landrian le marquis se plaingnoit fort, de quoy le sieur de Langey faisoit si grande instance d'avérer ledit assassinement, ne se voulant fier à la diligence que luy mesme en faisoit, le sieur de Langey lui manda qu'outre ses premières plaintes de la prinse ou assassinement dudit César Fregose et autres, il avoit entendu qu'un pacquet venant de Venise au Roy, son maistre, et un autre
Charles-Qoint, 7-9 juillet, CaUndar of Stau Paper$, Spanish, VI, part. I, p. 335-338.
i. Probablement le 8 juillet. A. de Ruble, op. cU., p. 147.
It MÉMOIRES DE MABTIIf OU BELLAY. (Juill. 1541
de Sa Majesté allant à Venise avoyent esté destroussez sur te chemin en la jurisdiclion impériale par gens vestus ù sa devise, (|ui esloit directement contrevenu à la trefve, et que pour ceste occasion luy prioit qu*en-' corcs que le destroussement n*eust esté faict par son sceu, de luy en faire raison*.
Devant la response du marquis arriva le comte de Landrian retournant de devers le Roy', lequel apporta lettres dudit seigneur audit marquis, par lesquelles luy mandoit avoir entendu par la bouche du comte de Landrian ce qu'il luy avoit mandé, et que pour l'avoir tousjours tenu homme vertueux, ii'avoit voulu penser que tels actes eussent esté exécutez par son sceu pour estre si odieux et reprochables, estant seur que puisqu'il avoit moyen d'y remédier, sçachant où sesdits ambassadeurs avoyent esté pris et qu'il pouvoit estre informé du lieu où ils estoyent prisonniers, qu'ils luy seroyent renvoyez puisqu'il y avoit puissance ; car le Roy faingiioit que les seigneurs Fregose et Rincon fussent prisonniers et non occis, en intention d'attirer la confession de l'assassineroent par la liouche du marquis, ou bien s'il n'en estoit participant, il ne failliroit d'en faire justice exemplaire.
Avec ledit comte de Landrian portant de Turin pour retourner à Milan devers le mar(|uis, le sieur de Langey envoya le sieur de Termes, par lequel il feit
1. La lettre de LAOgejr est du 11 juillet. Voir SIeidan, op. cit., t. II. p. 238.
2. Pranccsco Tavenui fat reçu en audience le 15 juillet; la réponse de François I" est du 20, clic est dat4^e de Linières, près de Bourges. Voir les lettres de l'ambassadeur vtfnitien Dandolo à la Seigneurie des 21 et 31 juillet (Bibl. nat., f. ital. 1715. fol. 132-135, 138).
Juill. 1M1] NH'VIÈMI LIVRI. 13
entendre audit marquis qu'outre ce que deftjà il luy avoit amplement mandé» ayant intention suivant le vouloir du Roy et pour compbire à la grande instance que ledit marquis luy avoit faicte de luy faire communication des informations faictes de l'exécution commise aux ambassadeurs du Koy, il avoit délibéré les luy envoyer par ledit seigneur de Termes; mais estant pressé par le comte de Landrian de partir si promptement« il n'avoit eu loisir de les faire doubler, et que pour le gratitier luy vouloit bien mander, afin d'en faire punition et que Taage présente ou future ne luy donnast blasme d'en avoir esté consentant; et que le sieur de Termes luy feroit entendre sommairement que luy, sieur de Langey, et autres ministres du Roy luy feroient apparoir du nombre et des noms de ceux qui avoient exécuté le delict, de quelles nations ils estoient et où furent menez les prisonniers, par qui, à quelle heure, par quel chemin, avec quel ordre, par quelle pcNrte et à quelle heure ils furent mis dedans leur première prison, à qui consignez, où ils furent logez, combien de temps ils y demourerent, par qui, à quel jour et à quelle heure ils furent transportez, par quel chemin, avec quel ordre et par quel nombre de gens'. Car entendez que le sieur de Langey pour mieux le vérifier retira au service du Roy aucuns qui estoient mesmes de la faction et les mariniers, tant ceux qui avoient mené Fregose que ceux qui avoient conduit les soldats qui exercèrent ceste tyrannie, que le mar-
1. Ecrivant le 23 juillet à l'éTéque de Rodez, notre ambassadeur de France k Rome, Guillaume Pellicier reproduit k peu près dans les mêmes termes, d'après les lettres de Langey, les résultats de l'enquête poursuivie par le gouverneur de Picmont (Correspondance de G. Pellicier, p. 362).
14 MtMOIRBS DB MARTIN DU BELLAY. [Jailt. 4541
quis avoit faict emprisonner au fons du chasteau de Pavie, pensant cacher la vérité, par lesquels il entendit comme les choses a voient passé, les ayant tirez dehors par le moyen qu'il trouva de faire limer de limes sourdes les grilles estans au fons des prisons devers le fossé du chasteau et les feit mener à Turin, qui ne fut sans frais et vigilance.
Les choses ainsi avérées, le Roy renvoya devers le sieur de Langey pour entendre de luy quel homme il cognoissoit à propos pour faire la légation pour laquelle il avoit depesché le seigneur Antoine Rincon, et le moyen qu'il y avoit de le faire passer en seureté. Le sieur de Langey luy nomma le capitaine Poulin, capitaine de gens de pied, et depuis baron de la Garde*, lequel, dès le commencement de l'assassinement, il avoit envoyé devers Sa Majesté, et qu'il le feroit passer seurement jusques à Venise; œ qui fut faict. Et feit très bien sa charge ledit capitaine Poulin, de sorte que depuis le Roy s'en est servy en plus grandes affaires.
En ce temps cstoit TEmpereur en Allemagne à une diette qu*il tenoit à Ratisbonne^, où il accorda aux protestans un Intérim, qui est autant à dire que
1. Guillaume Du Bellay connaissait depuis plusieurs années le capitaine Polin ; celui-ci, en effet, commandait à MoncAlieri an début de 1537 ; il fut gouverneur de Château*Dauphin, puis de Sarigliano. Voir V.-L. Bourrilly, Guillaume du Btîlay^ p. 203-294 ; J. Brun-Darand, Dictionnaire bio-biètiographi^ue de la Drame, t. I, p. 209-301 ; J. Gaudin, le Baron dt la Garde, dit le capitaine Polin (îô^'iSlSj, dans les Poeitiona de* tkèeet de$ élève» de CÉcole de» charte», 1900, et Ch. de la Roncier», Hiêtoire de la marine fhançaiee, t. III, paeeim.
2. La diète de Rati»bf)nnc s'était ouverte le 5 avril 1541 ; elle •e termina le 29 juillet. Voir Jaiuten, t'AUemagme et Ul Referme,
AoAt-wpt. 1S41] IflUVlftMB LIVRI. Ift
jusques à ce qu'il y eust un concile, qui determinast des difficuitez de la religion, chacun intérim pourroit vivre en la serimonie qu'il avoit faicl par devant ; et par ce moyen luy fut accordé à laditte diette qu*au despens du ban d'Allemagne le duc de Savoye seroit réintégré en tous ses estats. Aussi peu après Guillaume de RoquendolfeS lieutenant gênerai du roy Ferdinand, fut deffaict devant Bude, où mourut xx mille Allemans, par Tannée du Turc, où le Turc marclioit en personne. Quoy voyant, TËmpereur cogiioissant qu'estant en Allemagne, voisin de oeste grande perte, ne luy seroit honorable de n'aller au devant de ces foroes turquesques, pour couvrir sa peur, délibéra de faire l'entreprise d'Argeres*, ne la sentant si difficile que celle contre le Grand Turc; aussi, passant par Italie, trouvant le Roy au despourveu, il peust luy faire une venue', aymant mieux laisser son propre patrimoine en proye pour se cuider venger du Roy, lequel il avoit offencé par l'occision de ses ambassadeurs, après avoir receu une si grande grâce que de le laisser passer par son royaume et le favoriser à dompter ses subjects rebelles. Mais estant arrivé à Milan et cognoissant que le sieur de Langey, qui estoit lieutenant du Roy en Piémont, y avoit pourveu de sorte qu'il n'y eust moyen de rien entreprendre, et
t. m, p. 496-511; L. Pastor, Die Kirchlichen Reunions be$trebungen wâhrend der Regierung Karls F, p. 218-278.
1. GuilUome de Roggendorf. Défait devant Buda le 26 août 1541, il moarut des suites de ses blessures.