Jérôme de Birtgue, fils de CéMr de Birague et de Kran
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aaaaux, se retira avec son armée à Cazal. Au mesine temps* César de Naples, voulant ouvrir le chemin de Vulpian à Turin, délibéra de prendre Gazelles, espérant le faire uiscment, parce qu'il nj avoit que les Italiens, lesquels le sieur de Laiigey avoit tirez du camp impérial, et qu*il les pourroit retirer à sa dévotion ; mais ledit sieur de Langey soudain y envoya le chevalier de Villegaiignon ' pour leur commander, craignant qu'entre tant de capitaines sans chef il n'y eust partialité. Ledit César les vint assaillir, mais il fut si bien reojeilly qu'il y perdit soixante ou quatre vingts hommes, et se retira avec sa courte honte, et y demeurèrent ses eschelles pour les gaiges.
Le sieur de Langey, voyant le marquis retiré à Cazal, avoit oognoissance qu'une place nommée Barges^, laquelle ferme le chemin de Pignerol à Ravel et à Saluées, portoit grand dommage à toute la plaine, d'autant qu'elle est enclavée au milieu de noz terres, et que le marquis, de long temps, ne la pourroit secourir; manda au sieur de Boutieres, qui estoit à Pignerol, que, pour ne laisser les Suisses inutils, il eust à ntarcher devant Baises et luy envoya toutes les forces qu'il avoit près de luy, retenant seulement gens pour la garde de Turin. Le sieur de Boutieres inconti-
çoise dellA Torre, frère de Louis de Birague, cité précédemment.
1. Nicolas Durand, sieur de Villegagnon, chevalier de Malte. Voir A. Ileulhard, Villegagnon, roi d'Amérique, un homme de mer am XVf siècle, 1510-1512. Paris, 1897. Sur le rôle de Villegagnon i cette date, voir les lettres de Guillaume du Bellay à d'Annebault, 18 août, au Roi, 16 octobre, dans la Correspondance de G. Petlicier, p. 676-679, 689.
2. Barges, à 30 kil. au sud de Pignerol et à 15 kil. au nordouest de Revello.
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nant partit pour laditte entreprise et mena quant et luy six canons qu'il print à Pignerol ; mais, arrivé à Barges, trouva que les Espagnols avoient fortifié un oonvent joingnant le chasteau, et qu'il estoit impossible d'assaillir le chasteau sans premièrement prendre le convent. A oeste occasion, soudain feit ses approches et mist ses pièces en batterie si diligemment que dedans vingt qualité heures il feit brèche, de sorte que les soldats François meslez avec quelque gendarmerie qui se mist à pied emportèrent le fort d'assault et mirent au fil de Tespée eiiviron trois cens hommes qui estoient dedans. Ce faict, approcha le chasteau, qui n'est qu'un donjon quarré, et gaingna les fauses brayes, ayant faict brèche; ceux du chasteau demandèrent à parlementer; enfin, plusieurs choses proposées, fut accordé que, si dedans six jours le marquis du Guast ne veiioit assez fort pour lever le siège, ou gens pour luy, ils se rendroient ta vie sauve, dont ils baillèrent ostages. Le marquis, adverty de ceste composition, laissa tous autres affaires et partit à grandes journées pour venir secourir les assiégez. Le sieur de Boutieres, congnoissant que desjà il avoit passé le Pau vers Villefranche* et que, pour attendre une si grosse puissance, ses forces estoient trop débiles, rendit les ostages aux assiégez et par Brccqueras* se retira à Pignerol. Cependant, le mar(|uis refreschit la place; puis, ayant crainte qu'estant esloigné on ne surprinst quelques unes de ses places (car il estoit bien seur qu'on avoit de tous costez pratiques secrettes), retourna promptement à Quiers,