‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 91 sur 200 · François I** séjourna à Coacy dn 8 an 13 octobre · texte numérisé non relu

François I** séjourna à Coacy dn 8 an 13 octobre

2. Imbert de la Platière, sieur de Bourdillon, né Ters 1500, mort en 1567 (Brantôme, Œuvres, t. V, p. 71-82).

161 intMomM M numif du bbllat. (Oet. IS4S

«VM k grosse trouppe se meit à leur queue pour les soustenir; noz gens ayaos faict la charge gaillarde renversèrent ce qu'ils trouvèrent des ennemis devant eux où il y en eut plusieurs prins prisonniers, tuez et pwtez par terre. El entre autres y fut prins par un cbeval léger de la bande du sieur de la Hunauldaye dom Francisque d'Est', frère du duc de Ferrare, capitaine gênerai de toute la cavallerie impériale; le reste fut pressé si vivement que dom Ferrant de Gonzague qui ettoit sur sa retraitte fut contraint de rassembler tous ses bataillons et tourner teste pour sauver le demeurant, et se retira ledit dom Ferrant au camp devant Landrecy, et le seigneur de Brissac à Marie quatre lieues de delà dont il estoit party. Celle fut la fin de ceste entrcprinse ; l'armée de l'Empereur se logea devant Landrecy, avecques la trouppe que de longtemps le seigneur du Reux avoit, et demeura du costé de Marolles et de la Gapelle, et celle de dom Ferrant m logea du costé du Gâteau Cambrezis près la forest de Mormault. L'Empereur estoit au Quesnoy le Comte, attendant le régiment que luy amenoit le duc Maurice de Saxe, et celuy de Martin Van Rossen, mareschal de Gueldres, et dix mille Anglois que luy envoyoit le roy d'Angleterre de renfort; car sçachant la délibération du Roy, qui estoit de secourir la ville, ne vouloit venir en personne en son camp sans avoir toutes ses forces pour luy mettre au devant.

AvUaillemeiU tU Luxembourg» — Le prince de Melphe, lequel le Roy avoit laissé pour avitailler

1. Francisque d'Btte, frère d'Hercule, duc de Ferrure, né en 1516, mort en 1578. Voir ▲. RoMt el P. Lanbej, op eir., p. 209-210.

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Luxembourg, après que ledici seigneur fut retiré, se vint camper aux CliallasS village deux lit'uesdeça ledict L4ixemt>ourg ; mais pour la faute du cbarroy qui estoit à Stenay et à Blouson, où se faisoit la munition, la famine survint en son camp si grande que les capitaines mesroes n'avoient un pain pour leur disner. La cause estoit qu*on avoit retenu audicl Stenay tout le charroy pour tout en un coup envitailler Luxembourg, de sorte que les lansquenets et légionnaires ne voulans avoir la considération et patience de deux ou trois jours, se mutinèrent ; toutesfois, à force de remonstrances, nous arrestasmes les lansquenets ; quant aux légionnaires, desquelsestoitgeneral lecomtede Brienne, ils furent de si mauvaise volonté, que de dix mille, tant Champenois que Normans, n*en resta pas trois cens qu*ils ne retournassent en France ; les capitaines demourerent, mais soubs chacune enseigne n'y avoit pas trente hommes. Le prince de Melphe et les capitaines estans près de luy tels que j'ay nommez cy dessus, se voyans affoibliz d'une si grosse trouppe, adviserent de leur retirer à Erancy', cinq lieues au deçà, et trois lieues près de Jamets, pour y attendre Tenvitaillement et estre plus près de leurs vivres; auquel lieu ayans séjourné trois ou quatre jours, arriva Tenvitaillement pour Luxembourg, lequel nonobstant que n'eussions que deux mille lansquenets du capitaine Fresnay avecques la gendarmerie, et que fussions advertis que vers la Mozelle et le chasteau de Roque-

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