Peat>étre Alzingen, à 3 kilom. au sad de Luxembourg
2. ProbaUeoient faute de lecture on d'impression pour Écnrey, an sud de Jametz, cant. de DamTillers, arr. de Mont* médy.
tin wmmoaaê wk martin du bellat. (Oct. ims
demar* y eust assemblée de dix ou douze mille lansquenets pour nous empescher, si fut il entrepris de le conduire, et fut mis dedans ladite ville à la faveur de nostre gendarmerie vivres pour trois mois.
Refreschissement d'Arlon. — Alors que nous y arrivasmcs, ceux de la ville d*Arlon envoyèrent nous faire entendre comme le capitaine Tavernier, lequel avoit esté laissé dedans pour leur conservation, après avoir pillé toute la ville, s'en estoit allé avecques son enseigne en France sans dire à Dieu et que ceux de Bastongne estoient venuz, de la part impériale, pour s'en saisir ; mais eux ayans faict au Roy le serment de fidélité n'y avoient obey, délibérez de garder leur foy moyennant qu'ils fussent secouruz, nous prians de leur bailler gens pour la garde d'icelle ville, autrement qu'ils seroient contraints par force d'obtempérer à l'Empereur. Le prince de Melphe, considérant la bonne volonté desdits habitans, lesquels avoient mieux gardé leur foy que le paillard auquel ils avoient esté baillez en garde, délibéra de les aller secourir des choses dont il seroit besoing. A ccste cause, partans de Luxembourg, vinsmes passer par ladicte ville d'Arlon, en laquelle furent laissez trois capitaines de gens de pied avecques chacun environ deux cens hommes, sçavoir est le capitaine Lanque*, le Mont Sainct Père* et un
1. Sans doute ie château de Roderoachern (Lorraine annexée) entre Luxembourg et Sierck.
2. Antoine de Choiseul, baron de Lancques, fils de Philibert de Choiseal et de Louise de SuUy, mort le 21 décembre
3. Jacques du Gretz, sieur de Mont-Saint-Pierre. Ces deux capitaines se rendirent particulièrement célèbres pendant les
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autre, aveoques vivres suflRsaniinent pour quelque temps. Ce faict, nous retirasroes à Erancy, duquel lieu le priooa de Melphe, ayant exécuté sa charge, depescha le sieur de Laogey en poste devers le Roy, pour sçavoir ce qu'il luy plairoit commander de nouveau, et en attendant de ses nouvelles on se relira entre Jamets et Stenay, pour mettre l'armée en seureté et l'approcher des vivres, parce que les pluyes estoient surv^ nues telles qu'il n'y avoit plus de moyen de conduire le charroy. Ledict Langey vint trouver le Roy à la Fere sur Oise * ; et incontinent ledict Seigneur redepescha un courrier pour faire entendre son intention au prince de Melphe, laquelle estoit d'aller combattre son ennemy devant Landrecy, ou bien secourir sa place; et aceste cause qu'il eust à marcher en toute diligence prenant son chemin pour le plus court, le long de la frontière des bois pour se venir rendre à Guise, et de là, la part que seroit ledit Seigneur.
L'Empereur ce temps pendant estoit au Quesnoy le Comte et avoit toutes ses forces devant Landrecy* lesquelles estoient de dix huict mille Allemans et dix mille Espagnols des vieilles bandes, six mille Wallons et de huict à dix mille Anglois que le roy d'Angleterre luy avoit envoyé de secours suivant leur concordat', et treze mille chevaux, tant des ordonnances de ses Pais Bas que de Clevois et haults Allemans ; et estoit son lieuteouit général en ladicte armée dom Ferrand de Gon-
guerres dn règne de Henri II, dans le nord et dans Test de U France.