‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 141 sur 146 · Collection Colbert, t. CLVI, p · texte numérisé non relu

Collection Colbert, t. CLVI, p

2. Les événements les plus importants de l'année 1640 se passèrent hors du royaume de France , en combats plus ou moins heureux. Il n'est donc pas surprenant que les papiers de Mole ne contiennent pas de récits importants pour cette même année. La partie des Mémoires de Richelieu, que Ton trouvera à V Appendice de ceux de Mole , comblera cette lacune. L'édition Petitot des Mémoires de Bichelieu ne donne pas les récits de Tannée 1640. Du reste, en consultant la Gazette et le Mercure fran^ cois y rédigés par Renaudot, sous les ordres du Cardinal ministre, il est facile de remarquer combien les nouvelles intérieures furent peu variées. Les seuls événements dont les papiers de Mole ne parlent pas sont : la révolte des communautés d'Armagnac et autres {Mercure, 5i2) ; l'arrivée de Mazarin à Paris : ■ Le Roi, d'après la Gazette (p. 36) , voulant récompenser le zèle qu'il avait témoigné à l'avancement de la paix, l'avait jugé digne de sa recommandation à Rome pour le chapeau, et le nomma de plus son plénipotentiaire pour la paix générale, qui devait se traiter à Cologne ; les séjours fréquents du Roi au château de Chantilly et du cardmal à Royaumont; de là Louis XIII se rendit à Soissons, au mois de mai (Gazette, p. 304- 376); la mort d'André Duchesne, célèbre historiographe du Roi, ayant laissé imparfait le Recueil des historiens français , dont il avoit promis vingt-cinq volumes (Gazette, p. 30); une déclaration du Roi relative aux monnaies (Gazette , p. 408, 784); l'ouverture des audiences du Parlement, où le sieur ïalon, avocat général, fit une harangue pathétique et pleine de doctrines et de recherches de l'antiquité ; et le premier président Le Jay, joignant à son autorité celle de plusieurs écrivains sacrés et profanes, ferma cette séance par les blâmes qu'il donna à l'avarice, reconnue pour la principale cause qui apporte le désordre en la justice (Gaxette ,

p. 808)5 « Tarrivée à Paris, le 17 décembre, du sieur Poussin, excellent peintre , que le Roi avoit fait venir de Rome, et qui fut reçu par de Noyers, surintendant des bâtiments , et ensuite par Son Ëminence, avec des caresses proportionnées à la grandeur du mérite et de la réputation qu'il s'étoit acquis en son art » (Gazette, p. 848) ; la révocation des anoblissements accordés depuis trente ans ; enfin la mort du premier président Le Jay, auquel Mathieu Mole devait succéder, annoncée en ces termes : « Le 30 décembre, mourut, sur les sept heures du soir, le sieur Le Jay, en sa 66* année, après avoir été conseiller au Chàtelet,' conseiller au Parlement, procureur du Roi, lieutenant civil audit Chàtelet, président au Parlement vingt ans durant, et dix ans Premier Président ; de toutes lesquelles charges il s'est acquitté fort dignement. Le lendemain, son corps, paré des habits et marques d'honneur, fut visité d'une foule extraordinaire de personnes. Le jour de l'an, il fut enterré dans la chapelle de l'église des Minimes de la place Royale, ayant déclaré, par son testament, qu'il ne vouloit aucune pompe , et par icelui disposé de la plupart de ses biens au profit du sieur Le Jay, son neveu , conseiller au Grand Conseil , fait de grands legs aux pauvres et à ses domestiques^ et déclaré, pour exécuteurs testamentaires, les sieurs Sanguin, conseiller en la cour des Aides, et Lamet, ancien avocat, n (Gazette de 1641, p, 12.) — MoIé ne parle pas en termes très -flatteurs du premier président Le Jay dans ce volume, p. iOl, 102. Ce fut peut-être le motif du silence que gardent ces Mémoires sur la mort de ce premier président et sur les incidents qui précédèrent la nomination de Mathieu Mole à cette importante fonction.

Les documents dispersés dans la collection Colbert, dont nous n'avons pas fait usage dans les Mémoires de cette année, sont les suivants : Lettres du Roi à Mole , relatives aux soldats espagnols qui traversent la France (t. V, p. 265); au duc dlT^ Mantoue (p. 266); au don du comté de Dammartin à M. d'EfOat (t. VIII, p. 222); à une lettre de jussion pour le Parlement (t. CCXVI, p. 236); à la création d'une charge de greffier (t. V, p. 269) ; au petit scel (p. 270) ; deux lettres sans intérêt de Richelieu (t. VI, p. 269, 270); lettre relative à la fête de l'Assomption (t. V, p. 273, 274); un arrêt de la Cour relative à un prêtre suborneur (t. CLXII, p. 329, 330); lettres diverses du Roi sans valeur historique (t. CCXIV, p. 119, 120; t. V, p. 278, 279). Cette dernière pièce est relative à un duel.

Déclaratioli âa Roi limiunt lec )x)aToirt da Parlement. — Ordre d*obéir.

— Plaintes du Roi contre la Grand*Chambre. — Sié^ d^Aire. — Non- ▼èUet de Pologne et de Portugal. — Prite de la "?ille d*Aire. — fir Dtum et préséance. — Révolte dn comte de Soiisons et da dac de Bouillon.— Mort du comte de Soistoni. — Abolition en fiiTenr da doc.

— Recommandation faite à Mole d'écrire à Richelieu au lujet des tuccès de« armées du Roi. — Prise de Bapaume et de Coni. — Quey^ rtsque et Cbivas délivrées du siège mis par les Espagnols. — Mole est ■ommé premier président do Pariement. — Mort de la présidente Mole. — Le Parlement, à cette occasion , ne tient pas de séance.

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