LIBRAI&BS DB LA SOCIÉTÉ DE L'HISTOIRE DE FRANCE RUE DB TOURMON, N
M. DCCC. Ly
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parlé : et puis , les huis ouverts j les lettres ont été publiées, et après M. Tavocat du Roi Talon a porté la parole et élevé, par son discours, les victoires du Roi. M. le Garde des Sceaux est ensuite allé trouver le Roi, et puis est descendu prendre Tavis de messieurs les Présidents, puis est remonté prendre celui de messieurs les cardinaux, et après aux ducs et Pairs et autres suivants, et est redescendu aux Maîtres des Requêtes, conseillers, etc. ^
MOLi A M. DUPUY.
Le duc de Savoie.
(c Monsieur, il ne manque ici que le bonheur de votre compagnie, que vous scavez que je chéris comme je dois , et que le long temps de notre amitié m'y oblige. On ne dbutoit point, il y a longtemps, de la mauvaise volonté de M. de Savoie : ces fortifications commencées donnoient assez de soupçon *. On m'avoit déjà écrit le passage en Flandres de ce Savoyard. Si nous ne sommes pas sages en France par les exemples, nous ne le devons attendre des étrangers. Ils se croient assez forts au commencement; mais ils en pâtissent à la fin : les plus foibles portent
sident , en remplacement de M. de Verdun. M. Le Jay devint aussi premier président en Tannée 1630.
i. Collection Colbert, t. CCXII, p. 290.
2. Le Roi, n'ayant pu faire entendre raison au duc de Savoie, tenta de forcer le pas de Suze, fortifié de barricades et défendu par «ne bonne citadelle et par un gfand nombre de gens de guerre. Cette entreprise lai réussit et le mit en état de voir Casai délivré d'un siège qui se faisoit sous les ordres du marquis de Spinola. {Mémoires de Brienne, p. 49.)
DE BIATHIEU MOLE. (4629.) 5
toujours la peine. Je vous assure que je serai toujours prêt à vous témoigner par eflet que je suis , etc.
ce Si M. de Thou est à Paris, il croira, s'il lui plaît, que je suis son très-humble serviteur, et ferez mes très-afTectionnées recommandations à messieurs vos frères *. »
LETTRE DE MOUE A M. DUPT3Y
Maladie de sa fille. — Traité avec F Angleterre.
(( Monsieur, les champs ne donnent le repos qu'au* tant que l'on le possède. Nos pensées nous y suivent et nous y pressent aussi bien qu'ailleurs; celles de la maladie de ma fille m'excèdent *. J'y eusse trouvé secours les déposant en votre sein ; mais il est vrai que votre santé, qui n'est pas affermie , m'a donné crainte. J'eusse essayé de vous faire souffrir le moins d'incommodité que j*eusse pu.
« 11 eût été à souhaiter qu'au lieu de commencer un traité avec l'Anglois, on l'exécutât maintenant, puisque le temps approche de faire effort les uns contre les autres : les liens de nos alliances ne sont point si fermes qu'en peu de temps on n'y désire quelque chose. Je ne sçai si on ne prévoit pas les succès , ou que Ton manque aux promesses.
u Le moment que nous touchons est assez important pour n'y oublier rien. Nos ennemis travaillent et ne relâchent point. La suite de notre bonheur nous promet encore quelque faveur inespérée : une paix