‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 59 sur 146 · Voyez V Appendice^ à la fin de ces Mémoires · texte numérisé non relu

Voyez V Appendice^ à la fin de ces Mémoires

iOO MÉMOIRES

qui sera jugé digne d'autant jUus de louanges , qu'il entreprend la cause publique sans vouloir recevoir Thonneur qui lui est dû. C'est un eniant exposé et abandonné par son père et qui tombe fortuitement entre mes mains, auquel la vie doit être d'autant plus soigneusement conservée, que l'on lui a voulu ôter en sa naissance. Il est soumis , néaninoitta , à vôtre jugement , puisque , tenant le gouvernail de notre vaisseau public, on ne doit rien entreprendre sans votre aveu, tant au public qu'aux particuliers* Et d'autant qu'il pourroit être un contre-temps qui porteroit quelque préjudice, j'ai cm être obligé de vous le faire voir , afin de ny asHincér rien saris votre ordre. Me le renvoyant, j'y donnerai tel ordre qu'iY ^ra publié sans que Von sçache de quelle part^. Je chéris ce sujet, puisqu'il me donne moyen de vous faire

\ . Nous avons retrouvé, ptrini les papiers de Mole, ce document désigné sous les noms de Discours ^ de Mémoire^ de Zim, dont le titre et quelques mots sur les marges sont seuls écrits de la main de Mole ; mais comme le Procureur Général paraît avoir été étranger à la rédaction de ce Discours, nous avons cm devoir le donner seulement comme appendice aux Mémoires.

La Biblioehêqtie historique , édit. Fontette , ne cite pas dt publication de l'année 1633 qui puisse être celle dont nous nous occupons, et le catalogue de la Bibliothèque impériale, qui' vient d'être publié, ne nous a pas donné d'autres ronseignements. Cependant, il existait autrefois une seconde copie manuscrite de ce Discours parmi les papiers du chancelier Séguier, si on s*en rapporte à la citation de la Bihîioîh, histor, , n* 21 780. Quant au Recueil de quelques discours politiques écrits sur diperses ocemrrtmrs des affaires (générales de France ^ d'Espagne et d'Allemagne^ 1633, in-'i» et in-8«, BibU imp. , Lb^^, n* 17, il concerne les afGûres générales de la chrétienté avant l'année 1017.— Le Diaooara que Ton trouvera à V Appendice des Mémoires de Moèé rétune» an contraire, la politique de la France à Tégard des paisaaneei étrangères pendant les années 1613 à 1683.

DE &UTHIKU MOLE. (1<533.) 49i

vessouvenir de celui qui ne déaire autre hanheur ^ue% » etc.

MOLÉ AU GABDE DE$ SCEAUX S^GtlER.

Défense de porter des passements. •— Réclamations des marchands. — Intendance des eaux minérales.

fi Monseigneur, je n'ai pas été assez heureux d'apprendre le jour de votre partement pour vous aller rendre mes devoirs ; j'ai reçu depuis , de votre part , les lettres patentes de déclaration touchant la défense des passements \ Je les présentai hier au Parlement. Les marchands lingers avoient déjà donné requête pour obtenir terme de six mois pour l'exécution ; mais j'assurai la compagnie de l'avis qui leur avoit été donné I dès ce même temps, des intentions du Roi, et que c'étoit à Sa Majesté de le leur accorder, s'il lui plaiftoit. J'ai ajouté seulement à la clause dernière, qui porte que les jugements s'exécuteront nonobstant oppositions ou appellations quelconques , que ce fût tans préjudice d'icelles, n'estimant pas que la cogooissance en appartienne aux premiers juges en dei^ nier ressort.

a II m'a été montré, ce matin, Farrét du Conseil sur la requête de M» Bouvard, touchant Tintendanoe des

i. Colîeclion Colbert, t. VI, p. 253.

2. A ceUe même époque, on publia aussi des estampes satiriques représentant la Rcformation du luxe, et cependant, moins de quatre mois auparavant, le Roi avait accoi^dé, par lettres patentes données à Chantilly, divers privilèges aux maîtres ouvriers en draps d'or, d'argent et de soie de Tours ^ pour fabriquer toutes sortes d'étofTes de menue façon , fabrique et largeur, comme les étrangers des villes de Milan, Lucques, Florence» Venise, Naplet, Bologne, Modène, GenèTe, Chambéry, Avignon, Espagne, etc. (6 juillet et 29 août 1633.) Voy. aussi Merc. pwêc.y t. XX, p. 709.

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eaux minérales, qui porte défense aju Parlement d'en cognoître, et comme il n'étoit pas scellé, aussi n a*t-il pas été nécessaire de le faire voir en public. L'audience de la cause qui alloit être plaidée a été différée, et m'en ayant été Communiqué, sur les dix )ieures, au parquet, il y a été ouvert un expédient qui, s'il est suivi, pourra arrêter le cours de tels différends. Je ne vous écris pas le particulier de l'affaire, présumant que l'on vous l'a fait entendre'. Le 3 décembre 1633. »

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