G>llectioii Saint-Germain, n^ 709, t. n, pièce
3. Le 19 décembre, le Roi écrivit au Parlement en lui envoyant le traité fait avec le duc de Lorraine , pour l'enregistrer ; nuis oc traité ne fut pas mieux observé que les précédents. Le Roi avait' donc eu de bonnes raisons pour faire saisir le duché de Bar dès le mois de juillet 1633. •
que tels actes ne demeurassent plus es mains particulières, mais au lieu public établi à cet effet : car encore que ceux qui les peuvent avoir soient constitués en dignité et charges , néanmoins , après leur mort, ils passent à leurs héritiers, qui sont personnes privées à regard de l'État. Si vous aviez vu Tinventaire des titres qui y sont en original, vous jugeriez assez l'imporlance de cette affaire, et ne permettriez pas que Ton établit un autre Trésor des Chartes de France, puisqu'il y en a déjà un , et qu'il y a office en titre qui est uni , par lettres patentes vérifiées en toutes les compagnies , à celui de procureur général du Roi. Si, au milieu de la faveur que vous me faites de m'honorer de votre bienveillance, je reçois cette plaie , elle me sera d'autant plus sensible ; on Va tenté dans les années dernières passées, lùais ayant représenté la conséquence et mes intérêts , quoique ceux qui étoient lors en charge et qui avoient ce dessein n'eussent aucune bonne volonté pour moi, ils ne l'ont pas pourtant nus à exécution. Et, enfin, la considération publique ayant prévalu , ils m'ont fait délivrer les originaux , desquels, en cette qualité , j'ai baillé mon écrit pour leur décharge. Et encore qu'ils soient au Trésor, si on les désire avoir pour servir en quelque affaire importante, on les retire pour être remis après au même lieu. Si toutefois, en l'occasion présente des traités de Savoie et de Lorraine, il plaît au Roi de faire garder encore les originaux, il peut faire mettre sous le contre-scel les copies coUationnées par un des secrétaires d'État , et les lettres patentes qui seront envoyées au Parlement porteront ratification d'iceux.
M. de Sillery vint en la Cour pour le traité de Ver- 11 43
in MÉMOIRES
vins, aussi avoit-il été employé en la négociation, qui dura longtemps, qui fut très-honorable pour les intérêts des couronnes qui s'y mêlèrent. Il désira cette grâce , qui ne lui put être refusée , puisqu'il pen;soit avoir contribué beaucoup, ce qui servit d'arrhes du grand emploi qu'il a eu depuis \
(c Je verrai les lettres patentes pour les ordres de I4 guerre. Si on pouvoit nous envoyer copie des règlements ci-devant faits par le Roi , quHl lui plaît maintenant être exécutés, puisqu'ils n'ont point été cî-devant vérifiés, ce seroit donner moyen de les registrer plus aisément. Quant à la déclaratiop portant défensç de se servir de passements , elle, a été yériGéç mep' çredi, et ai vu ce matin l'arrêt, non encore sigoé, qui, en interprétant, .y ajoute quelque chose pour empêcher les fraudes\ Elles seront lues et publiées lundi à l'audience, ^t les enverrai aux bailliages et sénéchaussées ù la manière accoutumée. Après la délibération, les trois Chambres assemblées , Messieurs m'envoyèrent quérir et me dirent qu'ils avoient arrêté que j'irpîs trouver Sa Majesté pour l'exécution. C'est seulement