Collection Colbert, t. LXXXIII, p
3. Les papiers de Mathieu Mole ne renferment aucan doci ment relatif au fameux procès d'Urbain Grandier, qui vernit « se terminer par une condamnation à être brûlé vif « pronoBa contre le curé de Saint-Pierre de Loudun. CeUe sentence fut ei* cutée le 18 août iS34 avec des circonstances horriUes. Qvalqi» hbtoriens ont voulu trouver la causa de oette paraéciitioii ém
LETTBE DU GARDE DES SCEAUX sicUIER A MOLE.
Il a rédigé on Mémoire tor U question religieuse de la nullité du mariage du duc d'Orléans.
« Monsieur, il y a deux jours que j'ai reçu un billet de Mgr le Cardinal , portant ordre de lui mettre par écrit les raisons que le Parlement peut avoir de prononcer es causes de mariages non valablement contractés j et qu'il désiroit le jour même les envoyer à Rome y pour satis&ire à la plainte que le nonce fait que Ton a entrepris sur la juridiction de l'Église. J'envoyai en même temps chez vous, pour vous prier de prendre la peine que nous communiquassions ensemble sur ce sujet. Votre absence m'obligea d'avoir recours à quelque avocat pour me fournir des arrêts qui serviront à montrer l'usage de ces prononciations dans le Parlement , depuis l'ordonnance de Blois qui en a prescrit la forme. Je touchai les raisons que j^estime être les plus essentielles, dont je conférai l'aprèsdlner avec M. Bignon , et dès le soir je portai le tout à Son Éminence, lui donnant avis, néanmoins, qu'en ce rencontre il n'étoit à propos de toucher le détail des raisons, mais de se tenir sur l'autorité de Tordon-
ime fausse accusation portée contre Urbain Grandier, d'être Fauteur d'un ignoble libelle contre le cardinal ministre. Une commission extraordinaire y présidée par Laubardemont, fut chargée de juger ce procès. Le Parlement avait donc eu raison de réclamer vivement contre ces justices exceptionnelles inventées par Richelieu. Voy. ci-dessus^ année 1631. Dans ses Mémoiresy le Cardinal rend compte de ce grave événement, en mettant tous les torts du côté dUrbain Grandier, et en assurant qu'après la mort de ce prêtre les religieuses ne se plaignirent plus d'être possédées par le diable. {Mémoires^ t. Vlll, p. 183.)
nance à usage des Parlements, plutôt que d'entrer en raisonnement particulier en ces matières si chatouilleuses; l'usage, la possession et Tautorité de Tordonnance justifie assez la procédure , joint que cette ordonnance a été donnée h la réquisition des Trois États, entre lesquels TÉglise y a tenu le premier rang ; enfin il a Fallu satisfaire proportionnellement au temps que Ton m'a donné en une matière si importante. C^est ce que je vous puis mander sur ce sujet.
(c Je ne vous dirai rien d'Allemagne, jugeant que vous en aurez sçu le particulier, qui est commun partout*. Vous sçaurez seulement que ces disgrâces n'abattent pas les courages ; au contraire , l'on se relève concevaut de nouvelles espérances que les Suédois seront plus traitables en ces conjonctures, et que Ton pourra plus avantageusement ménager les intérêts de la religion et ceux de cette couronne. Je suis , Monsieuri votre V »