M£M0IR£S
devez à votre charge, donner contetitement au Roi. Je vous conjure, si vous pouvez y apporter quelque remède, de le faire, vous assurant que je désire votre contentement et qu'il ne s'offrira aucune occasion de vous servir, que je ne vous témoigne avec aflection que je suis, Monsieur, votre ^, etc. »
MOLi AV GARDE DES SCEAUX SÉGUIER.
n rend compte de let efforts pour faire renfler mi Purlevcnt Tédit
des coutrÀleiirs des consignations.
ce Monseigneur, j'oserai vous rendre compte de ( ^ que j'ai contribué pour aider à vérifier Tédit d'augmen
tation du droit du contrôleur des consignations, puis -^
que les deniers qui en proviendront doivent être pioyés, avec beaucoup d'autres, pour l'honneur de la couronne, la paix de la chrétienté et l'assurance duK--*u repos de la France. Je m'y recognois d'autant plus^s ^ obligé, qu'il vous a plu m'honorer des vôtres *8ur teu-*^
sujet. J'ai donc souscrit aux dix deniers à lui attri^ *
hués de nouveau, ne jouissant auparavant que des— *^ deux par son édit de création. Mais cet office ayante '
été ci-devant supprimé au Parlement , par lettres pa '
tentes, qui ont été vérifiées , j'ai cru que ce surcroiti^'^ de droit n'y pouvoit être levé, puisqu'il n'y àvoit plus ^^^ d'officier. On a aussi ajouté que cette augmentation ^^ se prend roit sur les décrets volontaires. Et Tédit ou -^ la déclaration qui a introduit cet usage n'ayant ja---'^, mais été vu de la Cour, il a été difficile d'y prêter -"*** consentement. Cette clause, pouvant être ôtée de ^ l'édit, ne diminueroit rien en effet du secours que le Roi s'en promet. 11 est aussi porté que le contrôleur
i. Collectiun Colbert, t. VI, p. 238.
signera les quittances et les autres actes des consignalions y ce qui a toujours accoutume d'être hh par les notaires et tabeBions. Cet ordre nouveau regardant la sûreté puMique, qui ne permet pas que les recefenrs des consignations, qui ont levé les offices de contrôleurs 9 se passent eui-mémes les quittancés des sommes qu'ils doivent, j'ai demandé que les notaires fussent conservés en la fonction ordinaire de leurs dun^^es. Ce sont les trois difficultés qui se sont reticontrées en l'édit proposé et les raisons d'icelles, pardessus lesquelles néanmoins il me sera* bien aisé dé passer, s'il vous plait me le commander, puisque je o'aurai jamais autre gloire que celle de l'obéissance. Tous vos soins ne regardant que le public, et sçachant mieux que pas un autre les nécessités de l'État, qui doivent servir quant à présent de souveraine loi, cbamn soumettra volontiers son jugement au vôtre.
« Cette victoire signalée, obtenue siur les Espagnols, par toute sorte de considérations est une marque visible de la continuation des faveurs du ciel et de l'obligation d'mi chacun pour contribuer ce qui sera en mn pouvoir pour l'exécution de si justes entreprises. Elle nous fait espérer qu'un si heureux commencement sera suivi de beaucoup d'autres effets, qui feront mfin cesser les desseins de cette monarchie miiverselle qui sont tramés, il y a si longtemps, et que les avantages de la France seront assez puissants, par le bonheur de vos prudents et généreux conseils , pour lonner la paix aux autres couronnes et non plus de la recevoir à leur volonté. Pardonnez donc , s'il vous platt, Monseigneur, si au milieu de tant de grandes et importantes affaires qui surviennent de jour en jour,
3iî BiÉMOmES
j'ai osé écrire de celle-ci : il est vrai que les plus petites pièces servent à la conduite des grandes machines. Aussi vos soins continuels et votre merveilleuse prévoyance, en tout ce qui peut toucher le public, me serviront d*excuse à cette liberté, qui me donnera encore le moyen de vous assurer de la fidélité que je rendrai toute ma vie à rhonneur de vos commandements, auxquels personne n'obéira plus de soumission que , Monseigneur, votre humble, très-obéissant et tres-oUigé serviteur*. 4 juin 1635. »
LETTRE DU ROI ▲ MOli.
Pénurie de l*Éut. -> Il faot vérifier l'édit dn contrMeiir des dont. — Plaintes da Roi.
« Notre amé et féal, comme nous vous avons déjà, fait entendre notre volonté sur le sujet de Tenr trement de notre déclaration, faite en conséquence i notre édit de création d'un commissaire des coi gnations, avec charge bien expresse de représenter notre cour de Parlement Textréme nécessité de oos<j affaires et le besoin que nous avons d'être prompte* ^--^ ment secourus' de ce qui en doit proveniri nous trou- ^^^
i . Cette lettre fut sans doute communiquée k Bicheiiea , poisqu'on trouTe au verso la note suivante : «M. le Garde des Soëam sçaura la volonté de Mgr. le Cardinal sur cette lettre par M. de Bullion. » — L'original de cette lettre fait partie de la ooHection Saint-Germain des Prés (n* 709, t. III, p. 2), et se trouve dans un volume qui provient de chez le chancelier Séguier. La minute autographe de cette même lettre est dans la collection Golbeit dite des Cinq Cents (papiers Mole), t. VI, p. 259 (Bibliothèque impériale).
2. En même temps , le Roi fut oblige de demander un subside au clergé pour lui aider à supporter les frais de la guerre. Le
YODS bien étranges les longueurs qui y ont été apportées jusques à présent, et ce qui s'est fait en cela pour relarder Texécution de nos Tolontés'; ce que nous scaurons bi^i démêler en temps et lieu, avec la cause pourquoi cela s'est fait et ceux qui en sont les auteurs. Ayant, même été avertis qu'aucuns députés des Enquêtes se sont présentés pour, prendre part en la dflibération jà encommeucée, à laquelle ils ne peuvent et ne doivent prendre part, et comme notre intention est que cette affaire ne reçoive plus de retardement : à ces causes, nous voulons et vous mandons et très-expressément enjoignons par ces présentes, que vous ayez, dès demain matin , à présenter à notce cour de Parlement les lettres que nous lui écrivons sur ce sujet , et, conformément à icelles , à faire au même instant les diligences et réquisitions qui seroient nécessaires pour la pid3lication et enregistreoient de nos susdites lettres de déclaration , selon leur ftinne et teneur, sans qu'il y soit apporté davantage de longueur ni retardement, comme en chose grandement importante au bien de notre service. Et où lesdites chambres des Enquêtes se voudroient trouver en la Grand'Chambre, sur le jugement de ces afËures,
dergé accorda immédiatement un million d'or, somme modique, dit Richelieu (if/e/77.,t VIII, p. 482), pour laquelle on voulait préalablement demander l'agrément du Pape.
i . Le 25 juin, pendant que les trois Chambres discutaient encore sur cet édit^ messieurs des Enquêtes vinrent demander l'assemblée de toutes les Chambres pour délibérer sur ce sujet : ce que le Premier Président leur refusa , parce que cet édit avait été vérifié le Roi séant en son lit de justice. Néanmoins, les Enquêtes renouvelèrent la même demande le 30 du même mois , mais elle fm encore repoussée par un refus du Premier Président.
3i4 MÉMOIRES
nous voulons qu'avec Tassistance de nos avocats, vous ayez à les en empêcher formellement , et a requérir tous ensemble qu'il soit passé outre à la délibération sur cette affaire, aux trois Chambres seulement, ainsi qu'elle y a été commencée. En quoi vous ferez tous bon devoir, selon que nous l'attendons de votre fidélité et affection à notre service, et nous rendrez compte bien exact de tout ce qui se sera passé dans dimanche prochain. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir ^ Donné à Fontainebleau, le 29* jour de juin 1635. »