‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 9 sur 146 · MOLÉ A M. DUPUY · texte numérisé non relu

MOLÉ A M. DUPUY

Affaires du clergé. — MM. de Lorraine et de Guise. — Voyage du Roi en Champagne.

« Monsieur, j'ai reçu les trois papiers que vous m'avez envoyés , dont je vous remercie ; et par le dernier, on recognoit que le Roi envoya des ambassadeurs au concile de Constance pour faire condamner cette même proposition ; et si vous avez cette ambassade, vous m'en ferez part s'il vous plaît. J'écris aussi à mon homme pour extraire des registres de la Cour le jugement donné par l'ëvêque de Paris et par l'inquisiteur de la foi avec les autres théologiens. La dernière pièce est écrite depuis la vérification au Parlement , vu qu'il y en est fait mention , et la lettre

que voué ne continuiez à arrêter le voyage projeté, principalement à cette heure que nous voyons ce qui a été cause de le difTérer. On doit prendre cet accident pour un avertissement de ce que Ton doit faire, qui est de réformer le plus tôt que Ton pourra. Toutes sortes de considérations m'obligent à ce désir, et de vous servir en toutes occasions, comme votre, etc. Toute la Compagnie vous salue, et M. de Bernay, qui s'en va, vous en dira davantage. Mes affectionnées recommandations à mademoiselle votre mère. >• (Collection Dupuy, t. DCLXXXV, lettre xxxiï.) i. Collection Dupuy, t. DCCXCII, lettre mv.

du Parlement est de 1413 et n'a été registrée qu'en 1416. Et ces actes augmentent le désir de voirie livre que Ton vous copie, qui est appelé Concile de Paris , qi^i semble ne pouvoir avoir été pris que dans les archives de Tarchevêché, puisque cet acte y doit être, toute raffaire ayant été trailée au commencement de la juridiction ecclésiastique. Vous découvrirez, s'il se peut , quels sont ceux qui l'ont exposé en vente et d'où ils l'ont eu.

a On fait courir le bruit que le duc Charles est sur la frontière de Champagne avec le duc de Guise, et qu'ils y font tels dégâts que l'on propose que le Roi y doive faire un voyage. La santé de M. Colombel n'est pas si bonne que quand vous êtes parti : un grand rhume le travaille foft, et j'en suis en peine, ne voulant se servir d'aucun remède. Vous sçavez comme toute la famille vous honore. Je suis, etc.

M. votre frère trouvera ici mes très-aflectionnées recommandations ^ »

Je reçus communldition de la lettre suivante du Roi sur le voyage de Sa Majesté à Lyon, et le retour de Monsieur en cour :

a Nos amés et féaux, avant notre parlement de notre bonne ville de Paris , nous vous mandâmes et vous fîmes entendre les sujets qui nous amenoient en notre province de Champagne*, où ayant séjourné autant de temps que le bien de notre service l'a requis,

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