LETTRE DU ROI A MOUE
Vente extraordinaire de bois pour payer les troupes du Roi.
(c Monsieur Mole , me trouvant obligé de recourir à des moyens extraordinaires pour subvenir au payement et subsistances de mes troupes suisses et allemandes, qui pourroient dépérir s'il n'y étoit promptement pourvu , dont cet état recevroit un notable préjudice , j'ai , par mes lettres patentes en forme de déclaration , de ce jourd'hui , ordonné la vente et adjudication de cinq cents arpents de bois de haute futaie , en ma forêt de Cuise-lès-Compiègne , et de deux cents arpents de ma forêt de Normandie. Sur
DE MATHIEn MOLE. (4649.) S5
quoi ëcrivant à ma cour de Parlement, afin qu'elle ait à procédar à Tenregistrement de madite déclaration , je vous ai bien voulu faire celle-ci en particulier y de l'avis de la Reine-rëgente , Madame ma mère , pour vous dire que j'attends , dans cette rencontre importante, des effets de votre affection accoutumée au bien et avantage de mon service , en vous employant de tout votre pouvoir à ce qu'il ne soit apporté audit enregistrement aucune longueur , restriction , ni difficulté , etc. Écrit à Amiens , le 21 juin 1649. »
LB SKGRIÉTAIRE d'AtaT LE TBLUXti A MOUE. M** de Gherreuse peut Tenir fidre la référence à la Reine.
« Monsieur , M*"* de Chevreuse ayant envoyé supplier la Reine de lui permettre d'aller partout où ses af&ires Fappelleroient » avec toute sorte de liberté, et même de venir (aire la révérence ^ à Sa Majesté , l'ayant fait assurer de se conduire de sorte que Sa Majesté en recevra une entière satisfaction , Tun et l'autre lui ont été accordés , et par ce moyen vous demeurez quitte de la parole que vous avez donnée à ma dite dame. Je suis toujours, Monsieur, votre, etc. Compiègne , ce 1 9 juillet 1 649 *. »
i . L'entrevue de la Reine et de M^ de Cheyreuse est racontée par k^ de Motteville, Mémoires^ t. III, p. 319. Voy. aussi la non* ▼elle fiublioation de M. G)iisin , ayant pour titre : La duchesse de Chevreuse,
2. Pendant le séjour du Roi à Compiègne , il y eut de grandes fêtes en Thonneur du roi d'Angleterre. Le i 2 juillet, le duc de Vendôme était allé au-devant de Sa Majesté Britannique, avec les carrosses du Roi, jusqu'à Péronne ; il amena le Roi coucher au château de Mouchy, qui appartenait alors au marquis d'Humières f aujourd'hui à une branche de la maison de Noailtes , qui porte