‹ Mémoires de Mathieu Molé, procureur général, premier président au Parlement de Paris et garde des sceaux de France (volume 4)Chapitre 17 sur 81 · G2 MÉMOIRES · texte numérisé non relu

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qu'elle lui faisoit de lui donner part du succès de Provence ; que ces torrents dévoient être arrêtés en leur commencement y d'autant que, s'augmentant de jour en jour et courant de province en province , ces étincelles pourroient exciter un tel embrasement, qu'il seroit difficile de Téleindre. » Et s'iétoient retirés.

SAINTOT AU PHEMDER PKÉSIDEirr MOLE*

La Reine s'est informée des nouvelles de Mole. -— M. de Champlâtrenx. — Le cardinal Mazarin.— Libelles.— Le surintendant des finances.

fv Monseigneur, j'obéis , avec tous les respects du monde , à l'honneur de vos commandements , étant aussi obligé de vous témoigner comme la Reine m'a, hier matin , demandé l'état de votre santé , laquelle j'ai assuré être très-parfaite, Dieu merci , et que vous m'aviez fait l'honneur de m'écrire ; Son Éminence me demanda aussi le semblable, mais comme M. de Champlâtreux l'a vue depuis et qu'il est de retour près de vous , il n'aura pas manqué de vous donner avis de toutes les choses de deçà, ce qui m'oblige de ne vous les réitérer par celle-ci , ni même de vous entretenir des billets et libelles^ qui se sont faits et jetés depuis cinq ou six jours, dont l'on a découvert l'auteur. M* de Longueille, conseiller au Parlement. J'ai eu joie que Son Eminence en ait été bien avertie, puisqu'il y a trois jours que je l'assurai que ces billets jetés, au sujet du bruit qui couroit d'un surintendant, ne pouvoient

i . Lors de Taudience donnée par le Roi, étant à Gompiègne, au Prévôt des marchands , le 30 juillet précédent , ce magistrat protestait déjà contre l'évasion d'un criminel condamné pour des lil>enes diffamatoires, tout en adressant ses vœux pour le retour du Roi.

être penses ni jetës que par quelque prétendant à cette charge et d'un du Parlement, qui croyoit n'y avoir que la seule personne que vous sçavez qui pût lui être en obstacle et qu*il briguoit avec tant d'aflectation.

M J'ai vu, hier au soir^ très-tard, M. Le TelUer, suivant ce que M. Talon me manda, par ordre de M. de Ghamplàtreux. Je lui témoignai les peines qu'il s'étoit données d'aller deux fois chez lui, dont il me chargea de lui dire combien il s'en sentoit son obligé } il me dit aussi de vous Êiire sçavoir qu'il n'y avoit rien de r^lu sur l'affaire dont l'on désiroit sçavoir des nouvelles. Mais comme je vous dois tout et que je suis obligé de vous rendre compte de tout ce qui vient à ma cognoissance , je me donnerai l'honneur de vous dire que, hier matin, j'appris que M. de la Ralière ayant vu H. l'abbé de la Rivière sur le sujet de M. d'Émery% il s'étoit ouvert à lui, lui ayant fait cognoitre les obstacles que Son Altesse Royale avoit apportés à cette promotion et les sujets qu'il en avoit, mais au même temps mondit sieur de la Rivière agréa les propositions que ledit sieur de la Ralière lui fit pour détromperl'espritdeSadite Altesse Royale des opinions qu'il pouvoit avoir contre ledit sieur d'Émery, et vint en parler à MM. Le Tellier et de la VrilUére , sur le aiidi, qui étoient chez M. de Senneterre ; il leur fit une entière relation du pourparler qu'il avoit eu avec le iieitr de la Rivière à ce sujet, de sorte que j'appris de i

loi que M. de Senneterre devoit voir M. l'abbé de la Rivière comme ami et le porter à désabuser Sa dite

i • Mazarin augmenta la haine publique qu'on avoit contre Jui par le rétablissement de d'Émery. {Mémoires de Retz , p. i 7 • .)

Altesse Royale de F obstacle qu'elle apporte pour ledk sieur d'Émery, et que M. de la VrilUère doit aussi le voir de sa part ainsi que Son Altesse Royale et lui faire toutes les protestations les plus soumises que Ton puisse s imaginer. J'appris aussi que, jeudi dernier, M. d'Aligre a volt été proposé pour surintendant avec M. d'Avaux.

oc M. le président Charton vint, jeudi , à l'Hôtel de Ville , avec les sieurs Ribié , Montmagny et deux ou trois autres Frondeurs, pour le fait des renies ; mais le Prévôt des marchands assura, hier, M. Le TelUer que cdia seroit sans suite.

« Je ne manquerai pas de me donner Thonneur de vous aller rendre, à Champlâtreux \ les assurances de

1. Mathieu MoIé passa le temps des vacadons du PlEtrleibenl hors de Pans. Une autre lettre de Saintot , que Pon trouvera à V Appendice , rend compte d'une audience donnée par la Reine au Parlement, et pendant laquelle le président de Novion porta la parole; enfin nous compléterons les nouvelles diverses de la fin de l'année 1^49 par les extraits suivants de la

Gaaette :

« Le 12 novembre se fil l'ouverture de ce Parlement, avec les cérémonies ordinaires, où l'évéque de Bayeux officia pontificalement. Puis le sieur Mole, son père , premier président de cette célèbre compagnie, traita magnifiquement à dîner le prince dé Gondé , le maréchal de Granmont et plusieurs ocmseillers de la Grand'Chambre.

c Le 32 novembre se fit l'ouverture des atidiences de ce PaMement, par un très-docte discours du sieur Talon, premier avocat général, et par une judicieuse harangue du sieur Mole, premier président de cet illustre corps. » (Nous ne Tavons pas retrouvée parmi ses papiers , et elle n'existe pas dans les Registres originaux du Parlement.)

u Mademoiselle, grâces à Dieu, se porte mieux de sa maladie , qui affiîgeoit toute la cour.

« Le 30 novembre, le Roi, accompagné du prince de Condé, de

très-humble servitude que je vous dois, étant votre, etc. A Paris, le 31 octobre 1 649. >»

LETTRES DE MOLi A M. DUPUY.

Le GMidjnteor. — Le Uttc da roi d'Angleterre. — Le maréchal de YHà" fixai, — Mort du roi d'Angleterre. — Plaintes contre les Frondeurs. — Nouvelles d* Angleterre. — M. d'Émery et la surintendance de* finances. — Brigues à ce sujet.

a Le particulier de ce qui s*est passé à Strasbourg est dans la lettre de M. Chrestien. On attend Roussel demain, ou après-demain au plus tard, et de par l'affection que vous avez pour nous, je vous dois le compte de son retour.

tf J'avois sçu la lettre de cachet pour M. le Procureur Général ; il en a peut-être une pour le Parlement, qui satisfera, à la Saint-Martin, à ce que Ton désire, et ne doute point qu'il n'attende jusques en ce temps à iâire réponse.

SoD Éminence et d'une grande quantité de noblesse, alla prendre le divertissement de la chasse dans la plaine de Grenelle, d'où Sa Majesté revint sur les trois heures du soir.

« Le 12 décembre, le Roi s'alla divertir en son jardin des Plantes, au faubourg Saint-Marceau.

« Le 24 décembre, notre Archevêque a ordonné les prières de quarante heures, qui ont été ouvertes cette semaine par toutes les églises de Paris , pour implorer l'assistance divine à Ja première communion du Roi , que Sa Majesté doit dire demain à la messe de minuit.

c Les députés de Bordeaux s'apprêtent à s'en retourner, ayant témoigné être fort satisfaits de la déclaration que le Roi , par sa bcmté , fit mardi dernier et envoya en même temps au duc d'Épcmon et au maréchal du Plessis-Praslin , pour la pacification de cette ville-là. »

La Garette publia un numéro extraordinaire pour raconter les cérémonies de la première communion du Roi.

(( J'ai regret de ce procédé pour M. le Coadjuleur^ On dira que Taflaire étoit assez importante pour en donner part à M. TÂrchevéque devant que de prendre résolution , et que , par ce respect , il eût prévenu le courrier de la cour.

« Lorsque vous aurez fait votre cour, vous nous en donnerez part^ et vous vous souviendrez toujours de ceux qui sont au désert^ etc. Ce jeudi matin. »

(( Monsieur, la résolution de cet évéque de Cambrai étoit digne de son affection envers la monarchie , de laquelle ceux qui sont de même condition ne prennent pas tant de soins et n'ont pensée qu'à leur fortune particulière. Le ciel touchera enfin leurs cœurs !

a J'ai vu le livre du roi d'Angleterre* imprimé à Rouen : cet ouvrage devoit être fait à Paris , et les pièces qui y ont été ajoutées méritent d'être lues ; il est malaisé de les lire sans larmes. Faut-il que la personne d'un Roi et de sa race soit exposée à cet orage! quels effets d'une faction sous prétexte de religion ! Les Indépendants ont fait ce coup. Veuille le ciel que

i . Le Goadjuteur n'avait pas fait sa paix avec la Reine. La Gazette du 21 août annonçait que le jour où la Reine et le Roî furent entendre la messe à Kotre-Dame, le Goadjuteur était inditposé. — La lettre de Mole fait sans doute allusion à Pafiaire Jolj, pour laquelle Mazarin fit prier rArchevéque de venir prendre la place au Parlement, afin d'empêcher pai' là le Goadjuteur de siéger, puisqu'il n'avait voix délibérative qu'en Tabsence de i' Archevêque. — Voy. sur cette affaire Joly et le syndicat des rentiers , les Mémoires de M^ de MottevUle^ t. III, p. 409, et ceux du Cat^ dinal de Retz^ p. 172.

2. Le livre du roi d'Angleterre, dont parle Mathieu Mole, doit être celui qui a pour titre : EiAdn BasHikèy et qui a été attribué au roi Charles I*'. Il parut quelque temps après la mort de ce

semblables desseins, sous d'autres noms, ne puissent jamais réussir ! Un peu de courage nous délivrera de œs malheurs.

« Vous sçavez notre gouverneur de Paris , M. de rH6pital : c'est un serviteur du Roi très-fidèle et un vieil ami de plus de quarante ans.

u Je cognois le désigné confesseur \ C'est un esprit trè»-modéré. Croyez que je serai, etc.

« Je viens de recevoir le livre des traités de Tinnocence du feu roi d'Angleterre. Mais il est mort! »

tf Monsieur, vous avez assez exprimé le remède à tous nos maux : que chacun n'ait pensée que de s'acquitter de sa charge et ne se mêler point de celle des autres! Ces contrôleurs d'État, qui ne regardent que leurs intérêts particuliers^ sont cause de nos dés-

monarque et produisit une yiye sensation en Europe ; quarantesept éditions furent promptement épuisées, et il y en eut des traductions dans toutes les langues ; mais plus tard des doutes s'élevèrent sur le véritable auteur de cet écrit.

M. Guizoty dans une très-curieuse notice placée en tète du tome IX de sa collection des Mémoires relatifs à la Révolution d^Angleterre^ discute et établit la part que le roi Charles prit réellement à la rédaction de VEikôn Basilikè.

i. On lit dans la Gazette : « Le 24 octobre, la Reine enroya réréque de Rodex, précepteur du Roi, dans la maison professe des Jésuites , leur faire sçavoir que Sa Majesté avoit retenu pour eonfesseur du Roi le révérend père Charles Paulin, jésuite, supérieur de la maison professe de Saint-Louis , dont la prudence , piélé et charité désintéressée s*est rendue publique , par la conduite publique qu'il a eue des affaires spirituelles de la maison des Pères de Tordre de Sainte-Croix, comme sa doctrine et son éloquence ont été recognues pendant le long temps qu'il a régenté en cette ville ; ce choix s'étant fait avec la joie et l'approbation de toute la cour.

ordres, et quand celui que vous dites changera d' prit, il continuera de vous honorer comme il faisoit auparavant; il a tant d'autres affaires d'obligation, qu'il leroit mieux d*y satisfaire que de courir jour et nuit \

(( Si vous avez des nouvelles d^^ngleterre , tous m'obligerez; cet exemple fait horreur, et doit-oo craindre un mal qui commence et se conduit par les mêmes voies : il y a quelques pièces ajoutées dans le livre du feu Roi , imprimées à Rouen , qui mérileni d'être vues. ÂlU milieu de toutes les lumières de son esprit , il élève si haut cette reUgion anglicane , qu*fl semble que ce soit la cause de son malheur. Je suis, etc.

« Je n'ai point appris la résolution touchant M. d'Çmery : il faut que cette charge soit bien avan* tageuse , puisque tant de sortes de personnes la briguent publiquement. »

(( Monsieur , on ne prendra pas conseil de la nécessité, mais on réglera sa dépense sur le peu qui reste , et où ces réformateurs nous ont réduits. On juge assez si on n'est point en pire état que quand on a commencé. Les auteurs de tous nos malheurs ne trouveront-ils autre sûreté pour eux que dans la suite d'un mouvement. Ce tragique mouvement d'Angleterre ne fait-il point horreur et n'arrétera-t-il point leurs mauvais desseins , puisqu'ils ont commencé de la même sorte ?

1 . Allusion au coadjuteur de Paris ( voy. ses Mémoires de Pannée 1649).

« Tachève l'histoire de ce malheureux Roi contenue en son Uvre ! H a prévu sa mort et la ruine de la monarchie , et n'y a pu donner remède !

ce Monsieur, à la fin de votre lettre vous êtes merveiUeusement stoïque. En quel état seroit ce public que vous aimez tant? Que deviendront tous les établissements de la monarchie, où il faut s'oublier pour s'y donner tout ? Les brigues de la Surmtendance sont honteuses; plaignons un peu ceux qui ont la conduite, puisque le bien et le mal platt également à ceux qui veulent troubler le calme , et que vous cognoissez bien, ne cherchant que des prétextes pour faire du bruit. Il est temps qu'ils changent d'esr prit ou qu'ils rendent compte en public de leurs desseins.

« Si l'affaire de Bordeaux n'étoit conduite par les conseils qui sont à Paris, j'espérerois que l'on pourroit y mettre fin. Il est nécessaire, néanmoins, de la terminer, pour ôter tout sujet à ces contrôleurs d'Etat, qui ne cherchent que leur intérêt, tout dût-il périr. Je suis , etc. »

a Monsieur , je me console en votre billet en attendant que je reçoive l'honneur désiré , et me promet-on que ce sera bientôt. Si vous me voulez faire part de cet acte notable pour les libertés , vous m'obligerez. Je ferai achever de transcrire quelques actes du livre que vous m'avez prêté et le renverrai demain.

cf En ces moments publics, espérons que le bon ange de la France dissipera* ces nuages, qui ne laissent pas de s'augmenter de jour en jour. Malheureux

François! qui sont ennemis de leur repos el qui conspirent à leur ruine. Je suis, etc. ^ »

Le duc d'Orléans an Parlement. — Ses paroles. — Réponse de Mole. «» Les émeutes et les rentes sur l'Hôtel de Ville de Paris.

Le lundi 1 3 décembre ' , les huissiers de la Cour

i. Collection Dupuy, t. DCGXCn, lettres lxxzix, xtui, ar, xrn, XVI et v.

2. Les rentes sur l'Hôtel de Ville n'avaient pas été payées pendant les troubles de i649. La paix rétablie y les rentiers s'assem* blèrent pour faire entendre leurs plaintes à ce sujet. Ce (al donc la première afTaire importante dont le Parlement eut à s'oocuptr dès l'ouverture de ses séances. Le 15 novembre, le Prévôt des marchands et les échevins présentèrent requête k la Cour» sur laquelle il y eut arrêt portant que « pour pourvoir à la sûreté publique et au payement des rentes constituées tant sur le ad y tailles f aides , cinq grasses fermes » recettes générales et provinciales, es quelles tant de particuliers sont intéressés, el pour arrêter le cours des séditions et voies de fait si contraire et préjudiciable à l'autorité du Roi, la Cour ordonne Texécution de ses précédents arrêts sur ce sujet, renouvelle la défense de faire assemblées illicites et ports d'armes , à peine d'être déclaré per^ turbateur du repos piÂlic et d'être procédé contre eux si rigoureusement, qu'ils serviroient d'exemples à la postérité. » — Mais les rentiers s'assemblèrent de nouveau , nommèrent des syndics chargés de s'occuper de leurs intérêts , et l'un d'eux , Joly, conseiller au Chàtelet de Paris, soutenu par le Prévôt de Paris, présenta une nouvelle i-equête le 3 décembre. — L'agitation était déjà très-grande lorsque les Frondeurs , pour relever leur parti qui avait été abattu par le traité de paix , s'imaginèrent, au dire du cardinal de Retz {Mémoires, p. 173), de faire simuler une entreprise d'assassinat sur le syndic Joly. Quatre hommes de dieval, vêtus de rouge , furent apostés , et un d'entre eux, disent les registres de la Cour , fit feu à brûle-pourpoint sur le syndic, tout en lui disant de mauvaises paroles.

« Le i S décembre, il y eut arrêt de la Cour ordonnant d'iofor* mer pour avoir révélation de ce qui s'est passé , et faire exacte recherche et perquisition des assassins , et Joly et son collègue Charton furent placés sous la sauvegarde de la Cour.

c A l'occasion du jugement de cette affiûre an Pariement , les

DE MATHIEn MOLE. (1649.) 71

ayant averti la compagnie que M. le duc d'Orlëans , M. le Prince et M. le prince de Conti étoient à la Sainte-Chapelle et venoient au Parlement , il fut député plusieurs présidents et conseillers pour aller les recevoir, et toutes les Chambres assemblées , les gens du Roi mandés, ledit seigneur duc prenant la parole , dit : fc Qu'il avoit été bien surpris ayant sçu ce qui s'étoit passé en cette ville de Paris , le dernier joar ^ , lai en étant absent; qu'il venoit en la Cour pour Teihorter à y mettre ordre et empêcher telles actions qui vont à troubler la tranquillité publique et empédbent la paix ; qu'il croit que chacun de la compagnie a le même dessein pour rétablir l'autorité royale blessée, et celle du Parlement et des magistrats ; que lui y est bien résolu et MM. les princes ses cousins; que le Roi et la Reine ont de très-bonnes intentions de demeurer à Paris , et se louent des bonnes actions du peuple. »

Frondeurs yoalarent récuser le Premier Président, dont ils redoutaient la sévérité. Malgré la douleur qu'éprouva Mathieu Mole de ce procédé immérité, il n*en témoigne pas moins une grande roo* dération y au dire du cardinal de Retz {Mémoires ^ p. 1 8i ). — Voy . aussi V Introduction^ de M. le comte Mole , p. xliii à xlv.

i. Le Roi dit dans sa lettre au Parlement : « Les mauvais desseins des factieux ont paru dans les faux bruits que Ton a semés de temps en temps, et dont Pou s'est servi pour séduire et débaudier le peuple ; mais surtout les mauvaises intentions des factieux se sont montrées clairement en ce qui s'est passé samedi dernier , lorsqu'en suite de l'action attentée contre Joly, ils se sont déclarés ouvertement 9 sont allés dans le palais, dans les places publiques et dans les rues exciter un chacim de prendre les armes et les marchands de fermer leurs boutiques , et par des propos les plus séditieux que Ton puisse tenir, n'ont nen omis pour faire assembler en armes le people. »

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