ORDRES DE LA RSUHI A CE SUJET
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Le samedi 1 0 décembre, M* François Holé, pourvu de l'état et oflîce de conseiller en la Cour de céans, mandé , lui a été donnée la loi FUium quem cod. familim.
Ce jour, la Cour, toutes les Chambres assemblées, présents les gens du Roi , le Premier Président a dit : (f Que hier , environ les onze heures du matin , il fut au Palais-Royal avec M. le président de BeUièvre, MM. Le Doyen et Viole, conseillers de la Grand** Chambre, les députés des Enquêtes et Requêtes et les gens du Roi. Sitôt qu'ils furent arrivés, M. le maréchal de l'Hôpital , gouverneur de cette ville , les vint
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IroaTer , montèrent en la chambre de la Reine-régente , mare du Roi , étant en son lit , le Roi en un fauteuil ; proche de lui| M. le duc d'Orléans , M. le duc d'Anjou ^ M. le Garde des Sceaux et autres. . c La Reine ayant fait signe , ils s'approchèrent : elle leur dit que l'état auquel elle étoit ne lui permettoit pas de beaucoup parler; que M. le Garde des Sceaux fêroit entendre son intention. Et avant le Garde des Sceaux pris Ir parole , il leur a\oit dit : « Que le Roi et la Reine avoient sçu les deux requêtes présentées et la lettre de MM. les Princes ; que TafTaire étoit trèsimportante pour y prendre résolution ; prioit la compagnie de différer pour quelque temps, afin d'y pour* voir pour le bien de l'État. » Le Premier Président lui dit : « Qu'ils avoient un extrême regret de voir que, par l'indisposition de la Reine , notre fortune publique ét^t ébranlée 9 et que Ton se promettoit qu'à la faveur du del elle en seroit bientôt délivrée , pour le salut de la France, et qu'il nemanqueroit de faire entendre sa v^onté à la compagnie; qu'elle se pouvoit assurer de sa fidélité et de ses respects particuliers pour sa vertu, p Et ayant fait humbles révérences s'ét oient retirés.
Les gens du Roi, M* Omer Talon, avocat dudit seigneur, portant la parole , ont dit : a Que Messieurs s'étant retirés, la Reine les ayant appelés, leur dit qu'elle avoit eu vingt-deux accès de fièvre; qu'elle n'avoit eu loisir de penser aux affaires , et qu'elle seroit bien aise de surseoir quelque temps. Il leur sembloit donc qu'il seroit dur de la refuser, et qu'il dépendoit de la Cour d'y aviser par sa prudence. » Et, sur ce, les gens du Roi retirés , la matière mise en délibération ,
la Cour a arrêté de surseoir jusqu'à mercrecB , auqiid jour TafliEdre a été remise ^
Le 14 décembre, la Cour, toutes les Chamibrei assemblées, suivant Tarrét du 10 de ce moit, lecture faite des requêtes présentées, l'une par M^ la prin» cesse de Condé, et Tautre par AP de Longue-* ville, lettres et conclusions des gens du Roi men* tionnées ès-registres des 7 et 10 de ce mois, ayant commencé à délibérer, a arrêté et ordonné qu'il sert délibéré demain , toutes affaires cessantes , et MonMeor, duc d'Orléans , oncle du Roi , invité de s'y trouver. k cette fin ont été députés M** Jean Doujat et Claude Ménardeau , conseillers en ladite Cour.
Le jeudi 1 5 décembre , la Cour, toutes les ChamlMnes assemblées , après avoir oui le récit fait par M** Jean Doujat et Claude Ménardeau, conseillers-* eu ladite Cour Y de ce qui s'étoit passé en leur députation "vers Monsieur, duc d'Orléans , le jour d'hier et ce matin, et que mondit sieur leur avoit dit ne se pouvoir trouver en l'assemblée en ladite Cour, a été remise la délibé» ration à samedi.
Le vendredi 16 décembre, la Cour, toutes les Chambres assemblées, après avoir oui et examina M* François Mole, pourvu de l'état et office de con* seiller en ladite Cour, sur la loi ci-devant à lui donuée et sur autres livres de droit , théorique et pratique; lui
i. Pendant ces délibérations dn Parlement , les pâmpUelt se muldplièrent tellement y que là Cour fut obligée de rendre, le 13 décembre, un nouvel arrêt portant défense de composer et mettre en lumière aucun libelle injurieux. — Voy. le RecoeU de Mazarinades, publiées dans la collection de la Société, par M. C. Moreau.
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retiré , la matière mise en délibération , a arrêté et ordonné qu'il est suffisant et capable , et que comme tel, il sera reçu auxdits état et office. Et à l'instant mandé y a fait le serment accoutumé , juré fidélité au Roi et y a été reçu.
L*ABIfàS DES FRONDEURS COMMAimifi PAR TUBERNE, BATTUR