Collection Colbert, t. V, p
2. Collection Saint-Germain des Prés , à la Bibliothèque impériale, n° 709, t. VI, p. i 18 — On trouve dans la même collection (t. XXX, p. SB) une lettre d'une des filles de Mathieu Mole, abbesse du monastère de Saint- Antoine de Paris , sans date d'an-
Les chirurgiens de la maison du Roi.
« Monsieur Mole , je vous fais ce mot, ensuite des lettres de déclaration que j'ai fait expédier en faveur des chirurgiens de ma maison, afin que mon intention vous étant plus particulièrement cognue, vous ne fassiez difficulté de donner vos conclusions favorables pour l'enregislrement d'icelles. A quoi m' assurant que vous satisferez bien volontiers, comme je le désire, je prie Dieu*, etc. Écrit à Senlis*, ce 9^ jour de septembre 1636. »
née ni de mois , et dont nous donnons le texte à titre de renseignement :
« De Saint-Antoine, ce samedi.
« Monseigneur, après les obligations très- particulières qui nous engagent à Votre Grandeur, je devrois craindre de vous demander, par surcroît de grâce , que la très-humble mère Jeanne , prieure des Carmélites , eût la bonté , sous votre aveu , d'honorer notre abbaye d'une de ses visites, et d'y vouloir porter ses saintes bénédictions. Elle le peut, Monseigneur, sans rien violer des constitutions de son ordre , quand elle sortira d'une de ses maisons pour rentrer en l'autre , puisque le même privilège fut accordé à une de mes sœurs. Si ma très-humble supplication est reçue de Votre Grandeur, je tiendrai toute ma joie accomplie , après les consolations que j'ai ressenties, depuis peu de jours, dans la rue du Bouloy, de tous ces heureux entretiens. J'espère que vous ne rendrez pas mes souhaits infertiles , et que vous joindrez ce bienfait au nombre de tous ceux qui me rendent, de Votre Grandeur, Monseigneur, votre, etc. S"" Molé , abbesse. »
4. Entièrement de la main du Roi. (Collection Colbert , t. V, p. 232 bis.)
2. Le Roi s'était rendu dans cette ville en quittant t'aris le t •" septembre , pour faire avancer toutes ses troupes vers l'Oise; il en donna le commandement à Monsieur, son frère , qui le lui avait demandé avec instance. L'ordre était de marcher droit aux ennemis. (Vovez Mémoires de Richelieu, t. IX, p. 236.)
LE CHANCELIER SÉGUIER A MOLE
Prisonniers à transférer à cause de la contagion. — Poursuites contre un conducteur des galères. — L'armée du Roi s'avance contre les ennemis. — Ils ont repassé la Somme. — Affaire des rentes de la ville.
ce Monsieur , je ne vous ai point écrit sur le sujet des personnes arrêtées en la conciergerie de l'ordre du Conseil, laissant à votre prudence de les faire transférer où vous jugerez le mieux , après que les parties auront été entendues. 11 n'est pas question du fondj mais d'une police dans un lieu qui est sous la conduite du Parlement, et vous ai obligation de la considération que vous avez apportée en ce rencontre.
a L'on m'a rendu une lettre , de la part de M. le général des galères , qui presse de donner une commission pour faire le procès au conducteur desdites galères. J'ai fait réponse que cela ne se pouvoit traiter qu'au Parlement , où il doit compte de ses actions , puisqu'il est chargé des prisonniers par arrêt et doit prendre sa décharge de la compagnie. S'il avoit commis quelque faute, en vous donnant les mémoires, vous y pourvoiriez; je vous prie d'en conférer avec M. Baurin la Gallissonnière , qui s'entremet en cette affaire, pour le rendre capable de l'ordre que l'on doit observer.
«Notre armée est partie, grande et puissante \ en résolution de bien servir ; mais je crois que les ennemis ne lui donneront occasion de leur faire sentir la force de son courage. L'on croit qu'ils se retirent vers Bapaume, les autres disent vers le Catelet, il y a
'1. L'armée française marchait sur Roye. Monsieur, frère du Roi, avait quitté Senlis, le lo septembre, pour en prendre le commandement.
peu de certitudes. Enfin , ils sont delà la Somme et tout leur canon *. J'espère que nous en aurons raison.
a Je ne vous mande rien de l'affaire de la ville, vos conclusions ont été justes et nécessaires, et je vous prie tenir la main à la reddition du compte avant que l'on procède à la vérification, et en demander communication pour le public : alors je suis assuré que toute l'affaire ne peut que bien réussir. M. Tudert vous peut dire l'histoire de cette affaire, et finis vous assurant que je suis*, etc. De Senlis, ce 16 septembre 1636. »
LETTRE DE MOLE A M. DUPUY
Maladie de sa fille. — Les ennemis ont repassé la Somme. — Préséance.
« Monsieur, je vous suis très-obligé de vos soins : toute la famille est assez bien, grâces à Dieu ; la petite malade reprend ses forces peu à peu , son courage commence à les surmonter.
« Par lettres du 29, les six mille chevaux qui étoient vers Dourlens, sçachant le passage de notre armée au delà de la Somme', par Péronne, se sont retirés en
i. Jean de Wert, avec sa cavalerie, et Piccolomini, étaient à Guillancourt lorsque l'on commença le siège de Roye, d'où ils partirent avec grand effroi. Le Roi eut l'extrême déplaisir d'apprendre qu'on avait laissé échapper l'ennemi au moment où il repassait la Somme pour s'emparer de la ville de Roye, laquelle se rendit le 18 septembre.