MOLE AU CHANCELIER SÉGUIER
Affaire de M. de Bernav, beau-frère de Mole.
u Monseigneur, j'ai cru élre obligé de vous assurer que mon frère de Bernay a fait tout ce qui a été en son possible pour recevoir l'effet de la grâce qu'il vous avoit plu lui faire, dedans le temps, qui étoit prescrite par les lettres patentes de commission ; mais comme sa partie a toujours fui , n'ayant voulu produire , il est forcé d'avoir encore recours à votre justice , afin qu'il vous plaise lui accorder nouvelle prolongation. Les juges assemblés pour le jugement ne l'ayant voulu rendre par forclusion , ont pris soin eux-mêmes de faire dresser la requête et signer par l'une et l'autre des parties. Je m'ose promettre que vous étant présentée , vous ne dénierez cette dernière faveur , que j'ajouterai à toutes les autres obligations que j'ai de demeurer toute ma vie. Monseigneur, votre % etc. Ce 21 septembre 1636. »
\ . Collection Dupuy, t. DCLXXXV, lettre xlii.