Collection Colbert, t. CCXV, p
LETTRE DU ROI A MOLE
Déclaration en faveur du duc d'Orléans et du comte de Soissons,
« Notre amé et féal, nous avons fait expédier nos lettres de déclaration en faveur de notre très-cher et très-amé frère unique le duc d'Orléans, et de notre très-cher et très-amé cousin le comte de Soissons, sur le sujet de leur dernière retraite d'auprès de nous*, et d'aholilion pour tous ceux qui les ont suivis et servis en cette occasion, aux conditions portées par icelles. Et les envoyant à notre cour de Parlement
i . La réconciliation de Louis XIII avec son frère avait eu lieu le 8 février à Orléans. Le Roi vint ensuite à Paris par Tours et Dourdan, et le prince s'en fut à Blois, après avoir vu le Cardinal et son frère.
Les papiers de Mole relatifs aux premiers mois de l'année 1637 n'offrent pas de récits d'événements graves. Le Procureur Général resta étranger aux négociations qui se suivirent alors pour la l'entrée en grâce du duc d'Orléans et du comte de Soissons , dont la retraite de la cour, en 1636, avait eu pour cause, les uns disent une conspiration manquée contre la vie du cardinal de Richelieu, d'autres le mécontentement de ces deux princes d'avoir entendu blâmer leurs opérations stratégiques au commencement de la campagne de Picardie.
Du reste, si on consulte, sur cette même époque, les registres du Parlement, ils nous rappellent seulement que, pendant ce même espace de temps. Mole intervint dans les affaires suivantes, savoir :
i° Le 23 janvier 1637, réception au Parlement de son fils, maître Jean JMolé de Champlàlreux, pourvu de l'état et office de conseiller en la Cour; bien qu'il n'eût encore atteint l'âge requis par les ordonnances, il fut passé outre à $a. réception audit office, et les lettres du Roi enregistrées au greffe. Le lendemain 24, Jean Mole fut examiné sur la loi Ncc filium quidcm fnniilias ^ Cod.^ lib. V, lit. IV, I. 12, ainsi que sur les livres de droit théorique et pratique, reconnu suffisant et capable, et il prêta serment en la séance du 30 janvier ;
2° Le 30 mars de la même année , le mauvais état des rues de
pour y être enregistrées et entérinées , nous voulons, vous mandons et très-expressément enjoignons de faire toutes les réquisitions et instances que besoin sera, pour l'enregistrement et entérinement pur et simple desdites lettres. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir *. Donné à Saint-Germain en Laye, le dernier jour de février 1637. »