COUPE DE BOI£ POUR LES BATIMENTS DU LOUVRE
LETTRE DU ROI A MOLE
« Notre amé et féal, nous vous envoyons nos lettres de commission , du mois de mars dernier , adressante à notre cour de Parlement, par lesquelles nous lui avons ordonné de faire faire une coupe de cent pieds d'arbres dans notre forêt de Coucy , pour servir en notie bâtiment du Louvre ^ Et d'autant qu'il nous importe qu'elles soient enregistrées, et que l'exécution en soit promptement faite ; à ces causes , nous
1. On là dans la Gazette de l'année 1639 (p. 264) : » La meilleure nouvelle que je vous puisse donner, est que le Roi est guéri, grâce à Dieu, d'une fièvre intermittente dont il a eu quelques accès et prend maintenant des eaux pour confirmer sa santé. »
2. CoUect. Dupuy, t. DCCXCII, lettres cvi, xxxvii, i.x\iv bis,
3. Une lettre de M. de Noyers à IMathieu Mole, par laquelle il recommande au Procureur Général de faire vérifier les patentes, le plus tôt possible, se trouve dans la collection Colbert, t. V, p. 247, avec celle du Roi, qui est à la page 248.
us MÉMOIRES
voulons et vous mandons que vous ayez à requérir, consentir et poursuivre l'enregistrement de nosdites lettres , selon leur forme et teneur, sans qu'il y soit apporté aucune longueur ni difficulté , car tel est notre plaisir'. Donné à Saint-Germain en Laye , le 1 0^ jour de mai 1 639. »
LETTRE DU CARDINAL DE RICHELIEU A MOLE
Désordres dans l'abbaye de Saint-Savin. — Le service divin n'y est
plus célébré.
(( Monsieur, M. du Rivau m'ayant fait voir une lettre que M. l'évéque de Poitiers lui a écrit, par laquelle il lui représente les désordres qui sont dans l'abbaye de Saint-Savin , où non-seulement il ne se fait plus aucun service divin depuis dix mois , mais où il n'y a plus de religieux, qui en ont été chassés, au préjudice de plusieurs arrêts du Parlement, je l'ai prié de prendre la peine de vous aller communiquer le tout et voir avec vous quels remèdes on peut apporter à ce mal. Je vous conjure de le voidoir écouter favorablement sur ce sujet, et contribuer ce qui dépend de l'autorité de votre charge , pour rétablir toutes choses en ladite abbaye, ainsi qu'elles y doivent être par raison. Ce que me promettant de votre piété et de votre zèle pour l'Église , je ne vous y convierai pas davantage, me contentant de vous assurer que je serai toujours. Monsieur, votre % etc. De Pontoise, ce 26 mai 1639. »