‹ Mémoires de Mathieu Molé, procureur général, premier président au Parlement de Paris et garde des sceaux de FranceChapitre 142 sur 167 · LETTRE DU ROI AU PARLEIMENT · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI AU PARLEIMENT

(f Nos amés et féaux, cette lettre est pour vous donner la bonne nouvelle de la prise de la ville et forteresse de Brissac par nos armes, sous le commandement de notre très- cher et très-amé cousin le duc de Weimar. Les difficultés de ce siège, par la situation de la place et par sa propre force ; les signalées victoires que nous avons remportées, en divers combats généraux, contre de puissantes armées qui ont lente de la secourir ; les peines qu'il y a fallu surmonter pour faire passer et tenir nos soldats en ce pays, où ils n'ont pas eu moins à combattre contre des fatigues extrêmes, que contre des ennemis qui les ont incessamment attaqués ; l'heureux événement de divers secours que nous avons envoyés à notredit cousin , lesquels sont arrivés si à propos pour chasser et repousser les ennemis et assurer l'entreprise , que , sans eux , elle n'eût pu réussir; et enfin, la réduction de cette place, qui est une des plus importantes et plus fortes de l'Europe et la plus considérable de l' AUemasjne , dont elle ouvre et ferme l'entrée du côté de la France et de plusieurs grands États , après un siège de quatre ou cinq mois, auquel toutes les forces de la maison d'Autriche et de ses alliés en l'Empire et en fEspagne se sont opposées, sont autant d'ouvrages de la main toute-puissante de Dieu ; auquel voulant en rendre les grâces qui lui sont dues, le plus religieusement qu'il nous est possible, nous avons résolu de faire chanter le Te Deum à cause de cet heureux succès , en l'église de Notre-Dame de

notre bonne ville de Paris, avec toutes les cérémonies requises, et de faire mettre en ladite église les enseignes et drapeaux que nous avons gagnés, en plusieurs défaites des ennemis , à l'occasion de ce siégej et nous vous mandons et ordonnons d'assister en corps à cette cérémonie, qui se fera en ladite église, au jour et heure que vous dira , de notre part, le sieur de Saintot, maître de nos cérémonies, vous recommandant de rendre grâces à Dieu , avec nous , d'une conquête si glorieuse et de si grande conséquence , et de joindre vos prières aux nôtres à ce qu'il lui plaise nous faire obtenir la fm pour laquelle nous employons de toutes parts nos ariiies, qui est le rétablissement d'une bonne et sûre paix, dans la jouissance de laquelle chacun le puisse continuellement bénir et louer. Et nous remettant sur ledit sieur de Saintot de ce que nous pourrions ajouter à la présente, nous ne vous la ferons plus longue. Donné à Saint-Germain en Laye, le 27® jour de décembre 1638. »

Le même jour, sur les huit heures , qui fut mercredi , Saintot , lieutenant du maître des cérémonies, est venu en la Cour, a pris séance après le dernier conseiller de la Grand'Chambre , proche le bureau à main gauche en entrant, a dit le commandement du Roi et s'est retiré. L'heure de deux heures après dîner fut arrêtée pour partir pour aller à Notre-Dame, et la lettre portée par les Chambres par l'un des conseillers de la Grand'Chambre. L'après-dînée, on s'est trouvé en la Grand'Chambre, dont on est parti entre trois et quatre, et étant arrivé dans le chœur, pris place à droite main et au bas , vers la chaire de

M. l'Archevêque. Il y avoit six chanoines dans six chaires réservées; 31. l'Archevêque, avec sa mitre, dans sa chaire : à main gauche , la chambre des Comptes ; après, la cour des Aides et six autres chanoines de ce côté, es chaires hautes du bout. Et aussitôt sont arrivées deux compagnies de Suisses, qui sont entrées dans le chœur, tambour battant, et après les drapeaux, guidons et cornettes, en nombre de plus de cent , portées chacune par un des Suisses , qui ont passé devant le grand autel avec les trompettes sonnantes, et sont sorti par les portes du chœur, proche l'autel , et après on a dit le Te Deiun , un psaume et le Domine salvum fac Regem , l'oraison par M. l'Archevêque, qui a aussi donné sa bénédiction, et sommes tous sortis, sçavoir : le Parlement, par la porte ordinaire de la nef, et la chambre des Comptes a été obligée de prendre le chemin, pour sortir, le long du chœur, pour aller trouver la porte proche l'autel à main gauche, ayant reçu ce commandement par le sieur Riquetty, lieutenant des gardes, qui a assisté à la cérémonie pour ce sujet, se tenant en cet espace qui est vide, entrant de la nef dans le chœur, entre les degrés de main droite et gauche, avec une douzaine d'ai'chers des gardes du corps , pour éviter à quelques désordres '.

4. Collect Colbert, t. CXXXîX,p. 224, 223. — Voy. àl'année •1639 divers ordres analogues donnés par le Roi, en attendant qu'il lui fût possible de régler la contention, pour la préséance, qui existait alors entre le Parlement et la chambre des Comptes.

Comme on a pu le voir, toutes les affaires qui intéressaient un peu Louis XIII étaient l'objet d'une lettre quelquefois entièrement autographe du monarque à Mathieu Mole. Nous citerons entre autres -. 1° une lettre pour lui recommander un homme aliéné

Contention entre le Parlement et la chambre des Comptes. — M. le Chancelier. — Traité des libertés de l'Eglise gallicane. — Sedan — Disgrâce de M. de Toulon. — Nouvelles diverses. — Les bâtiments du Louvre. — Désordres dans l'abbaye de Saint-Savln. — Prise de Hesdin. — Mort du duc Bernard de Saxe-Weimar. — Prise de Salces par le prince de Condé. — Bataille de Saint-Nicolas. — Agrandissement du Palais de Justice. — Serment des échevlns de Paris. — Nouvelles diverses. — Enfants opérés de la pierre. — M. de Sourdis. — Duel de Tavannes et d'Aumont. '— M. de Marca. — Régale des évêchés. ■ — Contentions avec le Pape sur divers sujets.

CONTENTION ENTRE LE PARLEMENT ET LA CHaJIBRE DES COMPTES.

Le 20 mars' M. le Chancelier a envoyé Tordre suivant du Roi pour la procession du 22 mars , où les compagnies dévoient se trouver : « Le Roi désire qu'il ne soit rien changé en l'ordre que l'on a accoutumé de tenir en la procession générale, qui se fera mardi, sinon qu'il a jugé à propos, afin de prévenir

( même collection , t. V, p. 288) ; — 2" une lettre du 3 mai pour prier MoIé de faire mettre en liberté la Ramé (arrêté sur quelques soupçons), dont le Roi avait besoin pour son artillerie (t. V, p. 238 bis) ; — ■ 3» une autre du 18 juillet relative à une coupe de six mille soliveaux à faire dans les forêts de l'Ile-de-France (t. V, p. 239) ; — 4" une autre, du 7 novembre, relative aux procès pendant entre les paroisses de Saint-Germain l'Auxerrois et de Saint- Roch au sujet des jardins et écuries du Roi (t. V, p. 241 ); — • 5° enfin une lettre du 26 du même mois relative à un procès soutenu par la ville de Doncbery (t. V, p. 254).

1. Les Mémoires du cardinal de Richelieu finissent, dans l'édition publiée par Petitot, avec l'année 1 038 , et les papiers de Math. Mole ne contiennent aucun récit relatif aux premiers mois de l'année 1639. En cherchant avec soin à combler cette double la-

les contentions qui pourroient survenir entre la cour de Parlement et la chambre des Comptes, que ces deux compagnies se rendroient aux Âugustins pour assister à la messe, sans aller à la procession , dont Sa Majesté les dispense pour cette fois, attendant qu'elle ait terminé le différend qui est entre elles. Sa Majesté veut aussi que pour la sortie après la messe dite aux Augustins, l'on observe entre les deux compagnies le même ordre que l'on a tenu en la dernière cérémonie du Te Deum chanté à Notre-Dame, c'est-à-dire , que Messieurs de la cour de Parlement sortiront par la porte d'en bas du chœur des Âugustins , et que Messieurs de la chambre des Comptes sortiront par la porte d'en haut dudit chœur, proche l'autel. » M. le Chancelier m'ayant envoyé ce mémoire , pour servir d'ordre en la procession du 22 mars 1639, je le conjurai de donner ordre qu'il y eût des lettres du Roi; autrement, qu'il seroit difficile de porter la compagnie à y obéir, vu que l'on faisoit perdre au Parlement la possession en laquelle il étoit,

cune, nous avons reconnu le manuscrit de trois années des Mémoires de Richelieu, qui ne se trouvait pas publié dans l'édition Petitot. Ces fragments nous ont paru devoir fournir un très -utile complément aux récits de Mole ; nous les donnerons à V Appendice à ses Mémoires. L'authenticité de cette partie des Mémoires de Richelieu est égale à celle du reste de l'ouvrage publié par Petitot ; c'est le même scribe qui a mis au net, c'est la même main qui a corrigé et modifié quelques passages. Nous reviendrons du reste sur cet important sujet en publiant V Appendice aux Mémoires de Mole. Toutefois , nous devons ajouter que le père Griffet s'en est servi dans les preuves de son Histoire de France sous Louis XIII. Nous remarquerons aussi que les Mémoires du comte de Brienne et ceux à'Omer Talon sont très -peu étendus pour cette même année 4639.

et qu'en une contention avec une compagnie bien inférieure, on la traitoit d'égaP, et que c'étoit donner trop d'avantage aux officiers des Comptes.

Le 21 , je reçus la lettre suivante du Roi , que je portai au Parlement, où elle fut lue immédiatement :

« Notre amé et féal, ayant jugé à propos de prévenir les contentions qui pourroient arriver entre notre cour de Parlement et notre chambre des Comptes, en la procession générale , qui se doit faire" mardi prochain, nous faisons entendre aux

1 . Il est difficile de dire à quelle affaire de préàéance se rapporte la lettre suivante de Mole, adressée au Garde des Sceaux et qui ne porte pas de date d'année :

« Monseigneur, je chéris trop l'honneur de vos commandements pour n'y satisfaire en tout ce qui sera de mon pouvoir. J'avois différé de vous envoyer les copies des commissions pour y avoir encore beaucoup de temps pour y donner ordre : celui qu'il a plu au Roi de prendre en l'affaire de M. du Tillet est trèsavantageux pour la compagnie, dont elle vous demeure très-obligée , pourvu que l'instruction regarde les complices seulement et non sa personne, en laquelle , par le décret, le privilège seroit violé. Nous avons scu les contentions pour les rangs , auxquels les rois donnent telle loi qu'il leur plaît; je ne trouve point d'exemple pareil à celui de IMM. de Caudale et d'HaWin , puisque le premier n'ayant été dû qu'à cause de la dame, et le second à la terre qu'il possède, il veuille néanmoins, par son brevet, avoir la préséance par-dessus l'autre qui jouit de l'une et l'autre ; c'est une seconde grâce qu'il doit attendre du Roi, qui l'a fait duc sans duché. Nous attendrons les événements du projet de traité , pourvu que la fin de ce mouvement ne soit pas le commencement d'un autre. Je m'ose promettre la continuation de l'honneur de vos bonnes grâces, puisque, par effet, je serai toute ma vie, votre, etc. Ce 13 mai. » (Coll. Saint-Germain, n° 709, t. I, p. 346.)

2. Ces mêmes ordres furent renouvelés au mois d'août, comme on le voit par la lettre suivante que reçut Mathieu IMolé :

« Notre amé et féal, ne désirant pas que l'on retombe aux contentions et désordres qui arrivèrent l'année dernière, en l'église

deux compagnies ce qui est de notre intention , qui est qu'elles aient à se rendre aux Augustins, pour assister à la messe qui s'y célébrera, sans aller à la procession, et qu'après la messe dite nôtredite cour de Parlement sorte par la porte d'en bas du chœur, et la chambre des Comptes par celle d'en haut dudit chœur, proche l'autel, conformément à l'ordre observé entre les deux compagnies en la dernière cérémonie du le Deuni chanté en l'église de Notre-Dame , lequel nous voulons être suivi. A ces causes, nous vous mandons que vous ayez à présenter à notre cour de Parlement la lettre que nous lui écrivons* sur ce sujet, et faire toutes les diligences nécessaires pour ce qui est, en cela, de l'exécution de notre volonté. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir. Donné à Saint-Germain en Laye, le 20* jour de mars 1639. »

Les trois Chambres ayant été assemblées pour aviser les moyens de terminer cette affaire et conserver

cathédrale de Paris , à la cérémonie de la fête de l'Assomption de la glorieuse Vierge, nous mandons à notre cour de Parlement, comme aux autres compagnies souveraines, qu'elles n'aient point à se trouver à la cérémonie qui se fera en ladite église à cette prochaine fête de l'Assomption, dontnous la dispensons pour cette fois en attendant que nous avons réglé les différends qui sont survenus en cela. A ces causes , nous voulons et vous mandons que vous ayez à rendre à notredite Cour les lettres que nous lui écrivons sur ce sujet et à faire les diligences nécessaires pour ce qui est en cela de l'exécution de notre volonté. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir. Donné à Mouzon , le C* jour d'août 1639. » (Collection Colbert, t. V, p. 25b. j

1. Mole avait gardé copie de cette lettre du Roi, mais comme le contenu est identique à celle que le Procureur Général avait reçue, nous n'en donnerons pas le texte (voy. collect. Colbert, t. CXXXIX, p. 182, 184).

l'honneur dû à la compagnie, il fut résolu d'obéir pour cette fois, qu'on en délibéreroit au premier jour, et que mardi on se trouveroit au Parlement pour, de là, partir en corps, en robes rouges, pour aller aux Augustins assister à la messe. Ce qui a été ainsi exécuté*.

LETTRES DE MOLE A M. DUPUY

M, le Chancelier. — Libertés de l'Église gallicane. — Sedan. — Disgrâce de M. de Toulon. — Nouvelles diverses.

« Monsieur, je suis privé de la consolation que je me promettois. On a peu de loisir et avec plus de regret, puisque votre indisposition en est la cause.

« Je vous rends grâces des nouvelles de Hollande'. 11 se faut promettre que le ciel , qui favorise toujours la France, dissipera cet orage, et que, la tempête finie, nous jouirons de quelque repos en public et en particulier.

« Conservez-moi votre amitié , qui ne doit finir entre nous qu'avec la vie. Ce jeudi saint. »

« Monsieur, je vous rends mille grâces de vos soins, et la peine que j'avois de votre mal, qui vous surprit hier, augmentoit le mien. J'espère que la fièvre se passera après la saignée de ce matin.

\ . On voit, par une autre délibération, que le Roi fut humblement supplié de terminer le différend d'entre le Parlement et la chambre des Comptes et de conserver au Parlement ses rang , préséance, droits et prééminences et que jusque-là il soit dispensé d'aller à aucune procession. Le document que nous publions, fait partie de la collection Colbert , t. CXXXIX, p. 183.

2. Voy., pour les nouvelles de Hollande et le combat livré par l'amiral Tromp à la flotte d'Espagne, \e Mercure franrois, t. XXIII, p. 179.

« J'ai vu les deux arrêts ; si vous les avez, vous m'obligerez de me les envoyer. Par le premier, les libertés de l'Église gallicane étoient violées, puisque le Pape avoit entrepris de permettre de succéder. Croyez que je serai toujours votre, etc. Ce 6 avril. »

a Monsieur, je m'en allois envoyer vers vous au moment que votre liomme est entré. J'étois en peine de votre santé; mais elle ne diminuera pas par ce que vous me mandez. Vous m'avez promis de vous purger, et il semble que le temps y soit propre. Contribuons tout ce qui est en nous pour vaincre le mal et y clierclier des remèdes. Ce sera la satisfaction de vous-même et de vos amis.

« Quant à Sedan ^ c'est le pire conseil que l'on y pouvoit prendre , au milieu de notre gloire, d'irriter notre prince : c'est s'exposer au torrent, et si on commence, on n'en voit pas la fin. Les autres petits princes dussent servir d'exemple à ne se commettre point contre les grandes couronnes.

(c Conservez-moi votre amitié et croyez que je serai toujours, etc. Ce mercredi, neuf beures. »

(( Monsieur, c'est avec grand regret que j'apprends que votre incommodité continue ; j'espérois que la douceur du temps la diminueroit , et si l'air de ChamplâtrBux y pouvoit contriJDuer, je cbérirois la maison beaucoup plus qu'auparavant. Si je peux prendre séjour, j'éviterai la cbaleur par le grand matin. Je n'ai rien sçu de la disgrâce de M. de Tou-

4 . Le duc de Bouillon avait reçu à Sedan le comte de Soissons, lorsqu'il se retira de la cour (voy. ci-dessus).

Ion*; vous m'obligerez de me faire part de ce qui s'est passé, et que je puisse voir au plus tôt le livre de M. Marca.

« Pour Sedan, il semble qu'il n'y ait sujet de craindre, si la nuée d'Allemagne ne vient fondre; nous aurons grand intérêt que les forces de Banier soient assez puissantes pour arrêter celles de l'Empire. Croyez que je serai toujours, etc. Ce vendredi, sept heures. Recommandations très-affectionnées à M. votre frère. »

« Monsieur, j'ai reçu les deux vôtres, et lu votre Gazette, que je tiendrai toujours très-vraie, puisqu'elle vient de votre part. Nous sommes éloignés, et néanmoins nous sommes ensemble; votre esprit est ici et le mien est avec vous. 11 seroit en quelque repos, si la crainte de l'événement de l'orage qui menace le duc de Weimar^ ne le troubloit : cette tempête nous regarde de près. Son courage pourtant m'assure, encore qu'il tente un genre de milice nouvelle, puisqu'il quitte la campagne en laquelle son expérience lui donne tant d'avantage.

« Vous m'obligerez de me mander l'alliance qui est entre MM. de Bellièvre et de Harlay. Cette belle fille lui fera perdre l'humeur de sa solitude.

1 . On lit dans la Gazette de Renaudot, sous la date du 26 avril \ 638 : « L'abbé de Loyal remercia le Roi à Saint-Germain de l'evèché de Toulon, en Provence, duquel Sa Majesté avoit reconnu ses mérites; » et sous la date du 1" janvier 1639 : « Cette semaine, le président de Marli a été pourvu del'évéché de Toulon, vacant par la démission de l'abbé de Loyal. »

2. Le duc commandait alors l'armée française d'Allemagne, Voy. à V Appendice les Mémoires de liic/ieliea.

« On m'a assuré de la meilleure santé du Roi et que sa fièvre étoit passée '.

a M. de Laubardemont a ouï les témoins contre M. de Toulon. Cet évêché est fatal; il arrive souvent que les nommés n'ont point de provisions. On dit que c'est sa mauvaise vie qu'il avoit cachée jusques ici. Si cela pouvoit encore toucher les pourvus , ce ne seroit pas peu ; ils semblent qu'ils aient droit de commettre le mal impunément. Croyez que je serai toute ma vie^, etc.

« La compagnie vous salue et parle souvent de vous, n

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