Collection Colbert, t. CCXIII, p
avoient été d'avis de difïérer croyoient à propos de n'attendre plus , je ne manquai pas , dès le jeudi matin, de satisfaire au commandement reçu. Et d'autant que l'on ne pouvoit présenter de telles lettres qu'en assemblant les Chambres, la matinée se passa à délibérer sur le contenu en icelles, et fut ordonné qu'elles me seroient remises entre les mains. Et encore que cet arrêt soit extraordinaire, si néanmoins la compagnie eût désisté pour quelque temps de s'assembler, c'eût été un effet du commandement reçu ; mais les assemblées ayant continué hier, j'ai cru être obligé de vous écrire, encore que je sçache que M. de Bullion ait déjà envoyé pour en donner avis. Il s'emploie ici très-soigneusement et je reçois beaucoup d'effets de son amitié : vous conjurant de m'honorer toujours de la vôtre, et vous assurant que je serai', etc. « Ce 1 2 décembre 1 631 . »
LETTRE DE MOLE A M
« Monsieur, le voyage du Roi vers Metz nous ôte l'espérance de revoir bientôt Sa Majesté , puisqu'en ce quartier il y a tant de projets d'affaires qui peuvent avoir suite. Je vous prie de me tant obliger que de rendre les lettres ci-encloses, et d'autant que les assemblées du Parlement continuent, contre les intentions du Roi, et que je recognois que chacun cherche sa décharge en particulier aux dépens de qui il appartiendra, je vous prie, si vous entendez quelque chose de mon procédé, de faire cognoitre que je vous en ai écrit la vérité. Je me tiens obligé aux avis que m'a