Une seconde rédaction de lo même sôance du ParlemeiU
« Notre amé et féal, par diverses de vos lettres que vous avez écrites à la Ville -aux-Clercs, nous avons été informés comme nos lettres patentes du 7 de ce mois, portant défense à notre Parlement de plus s'assembler et continuer certaines délibérations es quelles il étoit entré, vous avoient été rendues, et comme il avoit été concerté entre aucuns de nos serviteurs et vous, d'en surseoir la présentation, estimant, ceux-là et vous aussi , que ceux de ladite Cour étant informés de notre volonté , se désisteroient de continuer de délibérer sur des matières dont la cognoissance ne leur appartenoit, et qu'ensuite ayant vu qu'ils persistoient à assembler les Chambres et y agiter les mêmes matières , et à persister en leur premier arrêt, vous auriez été en notre Parlement y présenter nos lettres et en demander l'enregistrement et observation d'icelles. Et depuis , par une autre de vos lettres du 1 2 du présent mois, vous nous auriez avertis que la compagnie ayant été assemblée pendant toute la matinée, elle auroit été employée à agiter ce qu'ils dévoient faire , et arrêté que lesdites lettres vous seroient remises es mains, sans vous avoir déclaré si elles avoient été lues, ni sur le contenu en icelle délibéré : et parce que vous avez reçu ordre , par nos lettres de cachet du 15 du présent, de nous envoyer l'arrêt pris sur nosdites lettres patentes, vous nous auriez mandé, le 1 8 ensuivant , que vous aviez demandé au greffier de la Cour l'arrêt portant que lesdites lettres vous
existe dans les papiers de Mole; elle offre de légères variantes, mais sans importance. (Voy. fol. 194 v° au bas du feuillet et fol. li)9.)
seroient rendues , lequel ayant fait difficulté de vous le donner, vous seriez entré en la Grand'Chambre pour le leur demander, où ne vous ayant été rien répondu et remis au lendemain , nous n'avons pu rester que très-mal satisfait de notredit Parlement, où nous vous enjoignons derechef d'entrer et d'y demander l'acte de la délibération y faite sur nosdites lettres patentes , voulant sçavoir précisément si elles ont été lues en pleine assemblée des Chambres, que vous avez écrit y avoir été mandées par le greffier, et ensuite sur icelles délibéré à la pluralité des voix. Ce qu'ayant été fait, ainsi qu'il se voit de leur délibération , il a résulté un arrêté que nous voulons que vous ayez à nous envoyer, et en cas qu'icelles nos lettres n'aient été lues et mises en délibération, nous voulons que vous ayez à nous mander qui présidoit en la compagnie , et , en pleine Cour, leur demander les raisons et motifs de ce procédé, duquel nous voulons et vous mandons que vous dressiez un ample procès-verbal, ensemble de ce que vous aurez fait en conséquence des présentes, et de ce qui vous aura été répondu par ledit Parlement, et nous l'envoyer au plus tôt. Si n'y faites faute, car tel est notre plaisir*. Donné à Metz, le 25^ jour de décembre 1631 . w