CONCLUSION
De tout ce qui précède nous concluons :
1° Que l'organisme d'un sujet porteur d'une vaccine légitime n'est point encore, au cinquième jour de l'inoculation, préservé de la variole, pages 251 et 252.
2° Qu'un enfant né d'une mère atteinte de variole, pendant toute la durée de cette affection, en a tété impunément le sein. Néanmoins la prudence défend de tels rapports et dit assez qu'il faut sevrer l'enfant ou lui donner un autre mère, page 254;
5° Que dans plusieurs pauvres familles composées d'un grand nombre de membres, la variole a épargné les vaccinés tandis qu'elle a fortement attaqué ou fait mourir ceux qui, dans ces familles, ne s'étaient pas soumis à cette opération, page 254 et 255;
4° Que les cas de phthisie pulmonaire sont aujourd'hui bien moins nombreux à Mortagne qu'ils ne l'étaient autrefois et que tout porte à croire que la vaccine n'est pas étrangère à cet heureux changement , page 264 et suivantes;
5° Que, pour revacciner avec succès une personne vaccinée depuis longtemps , le moyen, le plus sûr de réussir, est de revacciner sur
les mêmes boutons, arrivés à leur quatrième ou cinquième jour de développement, page 269,
6° Que pendant les épidémies ci-dessus dési • gnées, les revaccinations réussirent dans la proportion d'un quart chez les sujets de trente à cinquante ans, tandis que chez ceux de quinze à trente ans, un huitième des opérations a réussi : ce qui porterait à croire que les vieillards, vaccinés depuis longtemps, sont plus disposés à contracter la vaccine et par contre la variole, que s'il en était autrement.
7° Que, durant nos épidémies nous avons vu des sujets sur lesquels se développaient en même temps variole et vaccine, et que, dans ce cas, la variole a arrêté la marche de la vaccine pour plus tard marcher et se terminer ensemble sans s'influencer, pages 251, 253.