SEPTIÈME SÉRIE
Quarante-deuxième observation. — Fièvre quotidienne guérie par le tannate de quinine. — Bid... fils, de Saint-Laurent (Vendée), âgé de quatorze ans, me consulta le 15 juillet 1852, pour des fièvres qui duraient depuis six semaines; elles débutaient par des frissons de deux heures, et chaque accès n'en durait pas moins de huit. Bid. . . , qui, depuis un an, est atteint d'un catarrhe pulmonaire menaçant de passer à la phthisie, tousse incessamment. A l'instant de la fièvre, céphalalgie des plus intenses, soif vive et sueurs à la fin de l'accès. Après une application de huit sangsues aux malléoles, \ 50 centigrammes de tannate de quinine enlevèrent complètement ces accès; depuis lors Bid... est beaucoup mieux portant, et sa toux est plus rare.
Quarante-troisième observation. — Fièvre quotidienne etrhumatisme ambulant. — Le 28 décembre 1852, je vis Gha... père, âgé de quarante-trois ans; il avait un rhumatisme qui passait alternativement des épaules à la tête, et à l'un des côtés de
DU TANNATE DE QUININE. 45î>
la poitrine; une saignée et des boissons diaphoniques amenèrent une diminution notable des douleurs dans l'espace de six jours. A la suite deces douleurs, une fièvre quotidienne, revenant le soir par frissons, s'établit d'une manière régulière. (150 centigrammes de tannate de quinine enlevèrent les accès). Sa convalescence fut longue, car ce n'est que le vingt-cinquième jour que Cha... se trouva complètement remis de ses deux maladies.
Quarante-quatrième observation. — Fièvre quotidienne. — Le 4 janvier 1853, on m'apporta le nommé Bod..., âgé de trois ans. Cet enfant était malade depuis quatre jours, et chaque soir la fièvre, nulle le matin, revenait entre trois et quatre heures; l'enfant alors éprouvait un froid d'une heure, auquel succédait une vive chaleur; céphalalgie intense, sommeil profond; en effet, on le secoue ou le pince, rien ne peut le réveiller; mais il se plaint en dormant. Toux, dévoiement, pouls à cent trente pulsations; tel était sa position, 6 janvier 1853, sept heures du soir : les accès allaient toujours en croissant, si bien que, sans le tannate, il était à craindre que l'enfant ne succombât par son extrême faiblesse. 2 grammes donnés en quatre jours éteignirent les accès et la diarrhée.
Le succès du nouveau fébrifuge est remar-
quable ici comme ailleurs sous le rapport de ses propriétés toniques et astringentes.