‹ Mémoires de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 38 sur 50 · DE Ï/UTILITÉ DE L'ÉTABLISSEMENT · texte numérisé non relu

DE Ï/UTILITÉ DE L'ÉTABLISSEMENT

Saint-Michel à Bordeaux, doivent arrêter l'attention.

En effet, que penser de pareils exemples? et n'arrive-t-on pas tout naturellement à cette conclusion, que, si le nombre et les circonstances de ces malheurs offrent des exagérations, dût-on les réduire des trois-quarts, ce serait toujours beaucoup trop, et pour l'honneur de l'art et pour celui de l'humanité, car il est poignant dépenser que, faute d'attendre, un homme qui pourrait être conservé de longs jours encore à sa famille soit exposé à périr misérablement au fond d'un cercueil. S'il est une vérité incontestable, c'est qu'il n'y a pas de thème que la pitié puisse varier sous des couleurs aussi émouvantes; je sais bien que les souffrances ne peuvent être telles qu'on les a peintes, mais c'est toujours une atroce cruauté. Aussi combien n'ai-je pas vu de malades haut placés, qui, avant de mourir, me suppliaient instamment de constater leur décès en employant les excitants d'usage, qui d'ordinaire, restent sans effet . Je crois donc sincèrement à l'utile établissement des salles d'attente; j'y crois, et comme assurance morale et comme accomplissement d'un devoir naturel.

Sous le roi Louis-Philippe, on avait paru vouloir atteindre ce but, mais on rejeta la proposition par des raisons plus ou moins spécieuses qui

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