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ÏMetham, lui prouverait que si je n^avais pas les moyens , j^avais au moins Fintention de mVcquitter. J^envoyai donc robligation au père de ce procureur, qui était un des solliciteurs de M. Woodward , à FeflFet d'en faire le transport au nom de M. Stacie. Cela n'ayant pas été fait , j'écrivis au fils pour qu'il me renvoyât l'obligation, et je la demandai d'unemanière si péremptoire que l'on imagina cette arrestation pour m'intimider, et me faire reconnaître que je l'avais reçue. Je ne peux expliquer autrement les indignités que l'on me fit essuyer (1).
(1) Ces particularités seraient pour ueus d'un médiocre intérêt, si, d'une part , elles ne montraient quel est en tout pays le caractère des officiers inférieurs qui font mé— tier de poursuivre l'exécution des lois , et si, de Tautrc , elles ne donnaient quelque idée du désordre de la lé^lation civile anglaise. La multiplicité des loîs> la rigueur des formes , l'adresse des légistes , ont fait de la jurisprudenoe un labyrinthe plus dangereux que celui de Crète ; car du moins , dans celui-4À , il ne se trouvait qu'un monstre.
{Nùtê du imdueiêmn}
DÉ MI8TMS8 BBIXAHY. 37 1
LETTRE XCVIL
22 fërrier 17 — .
A la fia de la saison , je priai les directeurs du théfttre de Drury-lane de me donner un certain nombre de billets, ce qu^ils firent très-honnétement ; dans cette occasion , le feu comte Spencer ayant engagé milady Spencer à se joindre à mes anciennes protectrices , j^obtins le succès que je désirais.
Je ne recevais point de nouvelles de mou fils George Metham^ et ce silence me faisait craindre pour sa vieii On mVvait dit que , par une circonstance heureuse , il avait gagné huit mille livres ; ce que cette nouvelle avait eu de plus intéressant pour moi ^ était de m^assurer qu'il vivait encore. Vers ce temps , la femme qu'il m'avait recommandée, étant ve* nue me voir , me dit qu'elle avait reçu de luî tme lettre dans laquelle il promettait de m'écrira prochainement II lui avait envoyé, ajoutaf-t-elie , un ordre pour toucher la peu-*
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slon qu^il lui faisait : elle me pria de Taller recevoir chez Ross et Gray; sar le montant , je me paierais de ce qu^elle me devait. Lelendemain y elle reviendrait prendre le surplus. Pour terminer, elle me pria de lui prêter une guinée.
Satis&ite de ces nouvelles , je fis ce qu^elle voulait, et je courus chez le correspondant. La, j^appris que , le matin même ; elle avait touché son argentv; elle devait , quand elle était venue chez moi , Favoir dans sa poche. Ce qui me. choqua le plus, c^est qu^elIe avait reçu de mon fils des lettres pour moi en même temps que les siennes, et les avait supprimées.
Indignée de cette double fraude , il est cer> tain que si, dans le moment , j^avais trouvé la malheureuse , j^aurais fait mettre à exécution le billet que j^avais dVUe. Tai la £iusseté tellement en horreur , que si j^étais coupable d£s plus grands crimes , je les avouerais franche» ment , plutôt que de desoendre à un men-^ songe.
Dans le cpurt séjour que je fis chez Pofficier , dans Cary-street, jYrenccmtrai une per^ soane que je crus avoir vue ailleurs. Comme
eUe me fit politesse , je crus , à son air d^aisance , qu'^elle était de la maison.
Pendant qu^on dressait mon cautionnement , elle m^apprit qu^eUe s^appelait Douglas , qu^elle était d^ne bonne Êunille , mais que des indiscrétions Tavaient jetée dans une dette de trente livres, pour laqueUe ejle se trou-* vait arrêtée ; elle n'^avait pu trouver cette somme pour s^acquitter. L^humanité , comme vous savez, est chez moi presque une faiblesse. Je^pris à cette femme de Fintérét. Quelque temps après ^ eUe.fut délivrée par ce qu^oo appelait alors un billet de feu (i) , qui lui avait été adressé par une main inconnue. Elle vint aussitôt me voir ; et comme je suis toujours portée à croire les gens teb qu^ibse montrent, je Tinvitai à rester chez moi : une étroite liaison : sMtablit entre nous. Les événemens , comme vous voyez , ne me corrigeaient pas. Je crains. même qu^ils ne me rendent jamais plus sage, si , pour le devenir, il faut renoncer à cette sensibilité confiante dont je me sois toujours glorifiée.
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(i) Exemption de dettes accordée à des personnes qui «▼aient éXé victîmes d'un incendie. {Noté du traducteur. )
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