I. La princesse de Robecq
l58 MÉMOIRES
commerce amoureux avec le duc; mais ses talens la séduisoient, ainsi que son amabilité. Il n'étoit pas beau, mais il avoit des manières à lui, une vivacité agréable, une gaieté charmante; c'est ainsi qu'on en parloit généralement. Il aimoit beaucoup Madame ; et, si cela put être d'abord par intérêt, bientôt après il acquit assez de forces pour se soutenir par lui-même, et cependant il n'en fut pas moins dévoué à Madame et pas moins assidu. Il savoit l'amitié de Madame pour moi, et me dit un jour de l'air le plus sensible : ce Je crains, ma chère dame, qu'elle ne se laisse gagner par la mélancolie et ne meure de chagrin; tâchez de la distraire. » Je me dis en moi-même : Quel triste sort pour la favorite du plus grand roil
Un jour. Madame avoit passé dans son cabinet avec M. Berrier, et M^^ d'Amblimont étoit restée avec M°>« de Gontaut, qui m'appela pour me parler de mon fils. Un instant après, M. de Gontaut, qui venoit d'entrer, dit : « D'Amblimont, à qui donnes-tu les Suisses? — Attendez un moment, dit-elle, que j'assemble mon conseil... A M. de Choiseul... — Cela n'est pas si bête, dit M. de Gontaut; mais je t'assure que tu es la première qui y ait songé. » Il nous quitta aussitôt, et M™« d'Amblimont me dit : « Je parie qu'il va faire part de mon idée à M. de Choiseul. » Il revînt peu de temps après, et, M. Berrier étant
sorti, il dit à Madame : « Il est venu une idée singulière à d'Amblimont. — Quelque folie, dit Madame. — Pas trop folie, dit-il. Elle prétend que les Suisses doivent être donnés à M. de Choiseul; et, si les engagemens du roi avec M. de Soubise ne sont pas trop positifs, je ne verrais rien de mieux. — Le roi n'a rien promis, dit Madame; et c'est moi qui lui ai donné des espérances plus que vagues, en lui disant que cela se pourroit. Mais, quoique j'aime M. de Soubise, je ne crois pas qu'il puisse être mis en comparaison avec M. de Choiseul pour le mérite. » Le roi étant entré. Madame sans doute lui fit part de cette idée; et un quart d'heure après, étant venue parler à Madame, j'entendis le roi qui disoit : « Vous verrez que, parce que le duc du Maine et ses enfans ont eu cette place, il croit devoir l'obtenir comme étant prince (Soubise) ; mais le maréchal de Bassompierre ne l'étoit pas; et savezvous que M. de Choiseul est son petit-neveu?
— Votre Majesté sait l'histoire de France mieux que personne », répondit Madame.
Deux jours après, M^^ de *** me dit dans ma chambre : « J'ai deux grandes joies : M. de Soubise n'aura pas les Suisses, et M^^ de Marsan en crèvera de rage, voilà la première; et M. de Choiseul les a, voilà la plus vive. »
Tout le monde parloit d'une jeune demoiselle
l6o MÉMOIRES
dont le roi étoit épris autant qu'il pouvoit Têtre. Elle s'appeloit Romans ', et étoit charmante. Madame savoit que le roi la voyoit; et ses confidentes lui en faisoient des rapports alarmans. La seule maréchale de Mirepoix, la meilleure tête de son conseil, lui donnoit du courage. « Je ne vous dirai pas qu'il vous aime mieux qu'elle; et si, par un coup de baguette, elle pouvoit être transportée ici, qu'on lui donnât ce soir à souper, et qu'on fût au courant de ses goûts, il y auroit pour vous peut-être de quoi trembler. Mais les princes sont, avant tout, des gens d'habitude ; l'amitié du roi pour vous est la même que pour votre appartement, vos entours ; vous êtes faite à ses manières, à ses histoires; il ne se gêne pas, ne craint pas de vous ennuyer : comment voulez-vous qu'il ait le courage de déraciner tout cela en un jour, de former un autre établissement, et de se donner en spectacle au public, par un changement aussi grand de décoration ?» La demoiselle devint grosse. Les propos du public, de la cour même, alarmoient Madame infiniment. On prétendoit que
I. Sur Anne Coupler, dite de Romans, voir les Portraitt intimes du XVIW siècle, de E. et J. de Concourt (nouvelle édition, 1 878, in- 1 8), deux articles de M. Eug. Welvert dans la Repue historique (septembre 1886) et dans les Archivet historiques (tome II, 1891), et les notes de M. Nauroy sur les enfants naturels de Louis XV dans le Curieux, tome II.
DE MADAME DÛ HAUSSET ibl
le roi légitimeroit son fils, donneroit un rang à la mère. « Tout cela, dit la maréchale, est du Louis XIV; ce sont de grandes manières, qui ne sont pas celles de notre maître. » Les indiscrétions, les jactances de M^^^ de Romans la perdirent dans l'esprit du roi. Il y eut même des violences exercées contre elle, dont Madame est fort innocente. On fit des perquisitions chez elle, on prit ses papiers; mais les plus importans, qui constatoient la paternité du roi, avoient été soustraits.
Enfin la demoiselle accoucha, et fit baptiser son fils sous le nom de Bourbon, fils de Charles de Bourbon, capitaine de cavalerie. La mère crojoit fixer les yeux de toute la France, et vojoit dans son fils un duc du Maine. Elle le nourrissoit, et alloit au bois de Boulogne toute chamarrée des plus belles dentelles, ainsi que son fils, qu'elle portoit dans une espèce de corbeille. Elle s'asseyoit sur l'herbe, dans un endroit solitaire, mais qui fut bientôt connu, et, là, donnoit à téter à son royal enfant.
Madame eut la curiosité de la voir, et se rendit un jour à la manufacture de Sèvres avec moi, sans me rien dire. Quand elle eut acheté quelques tasses, elle me dit : a II faut, que j'aille me promener au bois de Boulogne», et donna Tordre pour arrêter à l'endroit où elle vouloit mettre pied
Madame du Hauss€t, ii
ib2
à terre. Elle était très bien instruite; et, quand elle approcha du lieu> elle me donna le bras, se cacha dans ses coiffes, et mit son mouchoir sur le bas de son visage. Nous nous promenâmes quelques momens dans un sentier, d'où nous pouvions voir la dame allaitant son enfant. Ses cheveux, d'un noir de jais, étoient retroussés avec un peigne orné de quelques diamans. Elle nous regarda fixement, et Madame la salua, et, me poussant le coude, me dit : « Parlez-lui. » Je m'avançai, et lui dis : « Voilà un bien bel enfant. — Oui, me dit-elle, je peux en convenir, quoique je sois sa mère. » Madame, qui me tenoit sous le bras, trembloit, et je n'étois pas trop rassurée. M\^^ de Romans me dit : a Etes-vous des environs? — Oui, Madame, lui dis-je; je demeure à Auteuil avec cette dame, qui souffre en ce moment d'un mal de dents cruel, i— Je la plains fort^ car je connois ce mal, qui m'a souvent bien tourmentée. » Je regardois de tous côtés, dans la crainte qu'il ne vînt quelqu'un qui nous reconnût. Je m'enhardis à lui demander si le père étoit un bel homme. « Très beau, me dit-elle, et, si je vous le nommois, vous diriez comme moi. — J'ai donc l'honneur de le connoître, Madame ? — Cela est très vraisemblable. »
Madame, craignant, comme moi, quelque rencontre, balbutia quelques mots d'excuses de l'avoir
DE MADAME DU HAUSSET l63
interrompue, et nous prîmes congé. Nous regardâmes derrière nous à plusieurs reprises pour voir si Ton ne nous suivoit pas, et nous regagnâmes la voiture sans être aperçues. « Il faut convenir que la mère et Tenfant sont de belles créatures, dit Madame, sans oublier le père; l'enfanta ses yeux. Si le roi étoit venu pendant que nous étions là, crojez-vous qu'il nous eût reconnues ? — Je n'en doute pas. Madame; et dans quel embarras j'aurois été! et quelle scène pour les assistans, de nous voir toutes :deux ! mais Quelle surprise pour elle ! j>
Le soir, Madame fit présent au roi des tasses qu'elle avoit achetées, et ne dit pas qu'elle s'étoit promenée, dans la crainte que le roi, en voyant Miie de Romans, ne lui dît que des dames de sa connoissance étoient venues tel jour. M°ie de Mirepoix ' dit à Madame : « Soyez persuadée que le roi se soucie fort peu d'enfans ; il en a assez, et ne von* droit pas s'embarrasser de la mère et du fiU. Voyez comme il s'occupe du comte du L****, qui lui ressemble d'une manière frappante! Il n'en parle jamais; et je suis si^re qu'il ne fera rien pour lui* Encore une fois, nous ne sommes pas sous Louis le XIV®. » C'est ainsi que s'expriment les Ânglois; elle avoit été ambassadrice à Londres, •
i^ Le comte du Luc. Voyez ci-dessus, p. 43.
l6^ MÉMOIRES
On avpit fait des changemens dans l'appartement, et je n'avois plus, comme auparavant, une espèce de niche où l'on m'avoit permis de me tenir, pour entendre autrefois Caffarelli, et depuis Mn« Fel et Jelyotte. J'allois donc plus fréquemment à mon logement de la ville; c'est là où je recevois le plus souvent des visites, et j'y allois surtout quand Madame alloit à son petit ermitage, où M. de Gontaut ordinairement l'accom-
pagnoit.
M^^ du Chiron, femme d'un premier commis de la guerre, vint me voir et me dit : « Je suis bien embarrassée de vous parler d'une chose qui vous embarrassera peut-être aussi. Voici le fait. Une femme très pauvre, et que j'oblige quelquefois, prétend être parente de M^»® la marquise. Elle sait que je vous connois, et me persécute pour que je vous parle d'elle, et que vous en parliez à M°>« la marquise. Voici son placet. » Je le lus, et je lui dis que le mieux étoit qu'elle écrivît directement à Madame ; que je connoissois sa bonté, et que j'étois sûre qu'elle seroit satisfaite, si elle disoit vrai. Elle suivit mon conseil. La femme écrivit. Elle étoit dans le dernier degré de misère; et j'appris que Madame avoit commencé par lui faire donner six louis , en attendant des éclaircissemens. Colin fut chargé de les prendre, et s'adressa à M. de Malvoisin, parent
DE MADAME DU HAUSSET l65
de Madame, et officier estimé. Le fait étoit vrai. Madame alors lui envoya cent louis, et lui assura une pension de quinze cents francs. Tout cela fut fait très promptement, et Madame reçut les remerciemens de sa parente quand elle se fut fait habiller un peu proprement.
Le jour qu'elle fit ses remerciemens, le roi, qui ne venoit pas à cette heure, vit sortir cette dame, et demanda qui c'étoit : « C'est une de mes parentes fort pauvre, dit Madame. — Elle venoit donc pour vous demander? — Non, dit-elle. — Et pourquoi donc? — Pour me remercier d'un petit service que je lui ai rendu, dit Madame en rougissant, de crainte d'avoir l'air de se vanter. — Eh bien ! dit le roi, puisque c'est votre parente, permettez-moi aussi de l'obliger. Je lui donne cinquante louis sur ma cassette, et vous savez qu'elle peut envoyer toucher la première année demain. » Madame fondit en larmes, et baisa à plusieurs reprises la main du roi. C'est elle qui m'a raconté cela trois jours après, pendant une nuit qu'acné avoit un peu de fièvre. Je me mis aussi à pleurer de la bonté du roi.
J'allai trouver le lendemain M»« du Chîron, à qui je racontai la bonne fortune de sa protégée. J'oublie de dire que je fis part à Madame, après son récit, de la connoissance que j'avois de cette affaire. Elle approuva ma conduite, et me permit
.l66 MEMOIRES
d'apprendre à cette dame la bonté du roi, dont le mouvement, honnête pour elle et sensible, la toucha davantage que cinquante mille livres de rente que le roi lui eût accordées.
Madame avoit des battemens de cœur terribles; il sembloit que son cœur sautoit. Elle consulta beaucoup de médecins; je me souviens que l'un d'eux la fit promener dans sa chambre, lui fit soulever un poids, et l'obligea de marcher vite. Elle étoit surprise ; il lui dit : « C'est le moyen de savoir si cela vient de l'organe, parce qu'alors le mouvement accélère les battemens; sinon, cela vient des nerfs. » Je citai le médecin, qui n'étoit pas fort connu de mon oracle, Quesnaj, qui me dit que cette conduite étoit celle d'un habile homme. Le médecin s'appeloit Renard, et n'étoit presque connu qu'au Marais.
Madame avoit des suffocations, soupiroit souvent; et un jour je fis semblant de remettre à M. de Choiseul, qui sortoit, un placet, en lui disant tout bas que je voudroîs bien lui parler pendant quelques momens^ par intérêt pour ma maîtresse. Il me permit de venir aussitôt que je le voudrois, et qu'on me laisseroit entrer. Je lui dis que Madame étoit triste et abattue ; qu'elle se livroit à des idées fâcheuses que j'ignorois; qu'un jour elle m'avoit dit : « La sorcière a dit (i\iej*aurois le temps de me reconnoître avant de mourir; je le
crois, car je ne périrai que de chagrins. » M. de Choiseul parut très touché, loua mon zèle, et me dit qu'il s'étoit déjà aperçu de quelque chose de conforme à ce que je lui apprenois; qu'il ne parleroit pas de moi, mais qu'il tâcheroit de l'engager à s'expliquer. Je ne sais ce qu'il lui a dit ; mais Madame eut, depuis, l'air beaucoup plus calme.
Un jour, mais longtemps après. Madame dit à M. de Gontaut: «r On me croit bien du crédit;, mais, sans l'amitié de M. de Choiseul, je n'obtiendrois pas une croix de Saint-Louis. )>
Le roi avoit une grande considération, ainsi que Madame, pour M^^ de Choiseul, et Madame disoit : « Elle dit toujours la chose qui convient. » Mme de Gramont ne leur étoît pas aussi agréable ; et je croîs que cela tenoit au son de sa voix et à un ton brusque : car on dît qu'elle avoit beaucoup d'esprit et qu'elle aimoit le roi et Madame avec passion. On a prétendu qu'elle faisoit des agaceries au roi, et qu'elle vouloit supplanter Madame; et rien n'est plus faux, ni plus bêtement imaginé. Madame voyoit beaucoup ces deux dames, qui avoient de grandes complaisances pour elle.
Un jour Madame disoit à M. le duc d'Ayen que M. de Choiseul aimoit beaucoup sa sœur.
(( Je le sais, dit-il. Madame; et cela fait du bien à beaucoup de sœurs. » Elle lui demanda ce que
l68 MéMOIRES
cela vouloit dire, et il répondit : a D'après M. de Choiseul, on croit du bon air d*aimer sa sœur; et je connois de sottes bêtes dont le frère n'avoit pas jusqu'ici fait le moindre cas, qui sont aujourd'hui aimées à la folie. Elles n'ont pas sitôt mal au bout du doigt que le frère est en l'air pour faire venir des médecins de tous les coins de Paris. Ils se per-< suadent que l'on dira chez M. de Choisèul : Il
faut convenir que M. de aime bien sa sœur;
il ne lui survivroit pas s'il avoit le malheur dé la perdre. »
Madame raconta cela à son frère devant moi, en ajoutant qu'elle ne pouvoit rendre le ton comique du duc. M. de Marigny lui dit: « Je les ai devancés sans faire tant de bruit, et ma petite sœur sait que je l'aimois tendrement avant l'arrivée de M"!® de Gramont et de son chapitre. Cependant, dit-il, je crois que le duc d'Âyen n'a pas tort, et cela est plaisamment observé à sa manière, et vrai en partie. — J'oubliois, repartit Madame, que M. le duc d'Ayen avoit dit : « Je voudrois bien être « à la mode; mais quelle sœur prendrois-je? M^^ « de Caumont est un diable incarné ; M^^ de « Villars, une sœur du pot; M"*® d'Armagnac, une « ennuyeuse; M^e de la Marck, une folle: — Voilà « de beaux portraits de famille, Monsieur le duc ! » disoit Madame. Le duc de Gontaut rioit aux éclats pendant ce temps-là.
C'étoit un jour que Madame gardoit son lit qu'elle raconta cette histoire, et M. de G*** se mit aussi à parler de sa >Œur, M^^ du Roure ; je crois du moins que c'est le nom qu'il a dit. Il étoit fort gai, et passoit pour faire de la gaieté; c'étoit, disoit quelqu'un, un meuble excellent pour une favorite : il la fait rire, il ne demande rien, ni pour lui ni pour les autres; il ne peut exciter de jalousie, et ne se mêle de rien. On l'appeloit l'eunuque blanc.
La maladie de Madame augmenta, et si promptement qu'on eut beaucoup d'inquiétudes; mais une saignée du pied la rétablit comme par miracle. Le roi lui témoigna un grand intérêt, et je ne sais si cela ne fît pas autant d'effet que la saignée. M. de Choiseul s'aperçut quelques jours après que Madame paroissoit plus gaie, et me le dit; je lui répondis ce que je viens de dire à propos de la saignée.
TABLE ANALYTIQ.UE
M™® du Hausse! est sollicitée par une amie d'écrire ses Mémoires, i . — Faveur dont elle jouit auprès de M™® de Pompadour, 2. — Relations amicales de la marquise avec Machault d*Arnou ville, Bernis et Choiseul, 4. — Ses rapports fréquents avec Berrier, lieutenant de police, et Jannel, intendant des postes, id, ^— Révélation par un particulier de la correspondance secrète de Louis XV et du comté de Broglie ; tactique de M™® de Pompadour et de Choiseul à ce sujet, 7 . — Le duc d*Aumont et le petit-fils du valet de chambre de son grand-père, 11. — Rêve de Quesnay, par lui raconté à Marigny et à M™® du Hausset, id. — Maladie et mort du duc de Bourgogne, 1 4. — Tristesse naturelle du roi, i5. — Accident singulier arrivé au chevalier de Montaigu ; ses pénitences secrètes, 16.
Conte Japonais, 18.
Le duc de La Vallière pris en flagrant délit de mensonge, 24. — Indisposition du roi dans l'appartement de la marquise, 25. — Nouvelles preuves du caractère mélancolique de Louis XV, 27. — Propos tenus par le D' Pousse lors de la maladie du Dauphin, 28. — Anecdotes sur la duchesse d'Orléans, 3o. — Opinion de Quesnay sur les poètes, 33, — Stimulants imaginés par M™® de Pompadour pour vaincre sa froideur naturelle, 34. — Elle y renonce sur le conseil de Quesnay, 36. — Irritation du roi contre les parlements, id. — Amitié de M™® de Pompadour pour M™c8 d'Esparbès et d'Amblimont, 37. — Grillon et la
172 TABLE ANALYTICLUE
chauve-souris, 40. — Le chevalier d'Hénin, écujer de M"« de Pompadour, 41. — Projet de mariage de la marquise entre. le comte du Luc, fils naturel de Louis XV, et sa fille Alexandrine, 43. — Autres projets en faveur de Marigny, 46. — M™<> Du Hausset est chargée par le roi et M'"^ de Pompadour de veiller à Taccouchement d'une jeune fille, 47. — Anecdotes sur d'autres pensionnaires du Parc aux Cerfs, 5o. — Naïvetés de la jeune fille accouchée, 5a, — Tentatives faites auprès du roi par des femmes du monde, 55. — Faveur momentanée de M""^ de Coislin, 58. — Intrigue ourdie par M°*® d'Estrades pour supplanter M™« de Pompadour, 60. — Jean Du Barry et M"« Dorothée, 62. — Comment M^^ de Mirepoix expliquait la durée de la liaison du roi et de la marquise, 63. — Incursion de Bernis sur les tirés du roi, 64. — Indiscrétion de M^^ d'Estrades, 68. — Nf"^ de Pompadour dame du palais de la reine, 70. ^- Entretien de Quesnay et de Mirabeau sur les conséquences possibles de la mort du roi, 71. — • Emprisonnement de Mirabeau à Vincennes pour la publication de la Théorie de Vimpàt, 73. •— Lettre anonyme adressée i M™« de Pompadour, 75. — Autre lettre anonyme sur la dédicace de Tancrède, tragédie de Voltaire, 80. — Propos de Louis XV au sujet de l'auteur, 8i, — Attentat de Damiens, 82. — La faveur de M^^ de Pompadour est menacée, 83. — Démarches faites sous l'influence des jésuites auprès de M^^ du Hausset, 90. — Prédiction justifiée de M^^^^ Bontemps, fameuse sorcière, 92. — Anecdotes sur le soi-disant comte de Saint-Germain, 93. — Sur M™^ de Mirepoix, 97. — Sur une prétendue attaque nocturne, 98. — Lettre de Frédéric II i milord Maréchal touchant la pension qu'il accordait à d'Alembert, loa. — Défaite de Rosbach, io5. — Victoire de Lutzelberg, id. — Détails sur l'attentat de Damiens; trait de courtisa nerie du duc des Deux-Ponts et de M. de C^*, 109. — Le Normant d'Etiolles refuse l'ambassade de Constantinople, III. — Étrange faveur sollicitée par le marquis de Voyer d'Argenson, 112.— Nouveaux tracas causés au roi par le Parlement et l'archevêque de Paris, 1 1 3 . — Traits de cha-
TABLE ANALYTIQ^UE IjS
rite de celui-ci, ii5. — Rencontre imprévae faite par Louis XV dans sa chambre à coucher, 1 18. — Autres chagrins de M™® de Pompadour par les infidélités du roi» i s i . — Mots de Louis XV sur le Dauphin, sur le métier de roiy sur Frédéric II, ia3. — Mot de M"^^ de Pompadour sur le prince de Kaunitz, 126. — Diagnostic de Quesnay sur Tétat mental de Moreau de Séchelles et de Berrier, 128. — > Visite du roi au maréchal de Belle-Isle après la mort du comte de Gisors, 129. — Prédiction de Le Mercier de La Rivière sur la Révolution française, i3i. — Présent du comte de Saint-Germain à M^^ du Hausset, i32. — Histoire du marquis de Saint-Gille et du comte de Moncade» racontée à la marquise par Saint-Germain, i33. — Propos de Duclos, 142. — Sacrifice fait par M™* d'Egmont à la piété filiale, 146. — Consultation demandée par M™^ de Pompadour à la Bontemps» 147. — Amants réels ou supposés de la marquise, 1 55. — Amours du roi et de lA^^^ de Romans, 160. — Entrevue des deux maîtresses au bois de Boulogne, 161. — Traits de bonté et de délicatesse de M^^ de Pompadour, 164. — Son amitié pour le duc de Choiseul» 166. — Plaisanteries du duc d*Ayen sur ses sœurs, 168. — Indisposition et rétablissement de M™^ de Pompadour, 169.
INDEX ALPHABÉTIQ.UE
Adélaïde (Madame), fille de Louis XV. 104.
Aigle (Comte de 1*). 3o.
Alembert (Jean Le Rond, dit d*]. 102.
Amblimont (Marie-Anne de Chaumont-Quitry, marquise d').
Arboulin (Jean-Potentien d'). 87.
Argenson (Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d').
Armagnac (Françoise^ Adélaïde de Noailles, princesse d*).
AuMONT (Louis-Marie- Augustin, duc d'). 11.
Ayen (Louis, duc d*). 17, 48, io3, 167-168.
Baschi (Famille de). 2, 17.
Beaumont (Christophe de), archevêque de Paris. 11 4-1 18. Beauvau (Charles*Just, maréchal, prince de). i2 3^ i56. Belle-Isle (Charles-Louis-Auguste Fouquet, maréchal, duc
de). io5, 129.
Bernis ( François- Joacbim de Pierre, abbé, puis cardinal
de). 4, 64-65, 83-86> 91-92, i25.
Berrier (René-Nicolas), lieutenant de police. 6, 56-57,
Bertrand (M™*), « abbesse » du Parc aux Cerfs. 5i, 53. BoNTEMPS (M™^), devineresse. 92, 147-154.
Bourgogne (Louis-Joseph*Xavier de France, duc de), fils
du Dauphin, 14.
lyb INDEX ALPHABETIQUE
BoTER (J.-B.), évêque de Mlrepoix. 65.
B&ANCAs (Louise-Françoise de Clermont-Gallerande, du'
chesse de). 29, 34-35, 83» 91.
Bridge (M. de). i55.
Brogue (Charles-François, comte de). 7-10.
Caffarelli, chanteur italien. 164*
Caumont La Force (Marie-Louise de Noailles, duchesse de).
Chateau-Renaud (Anne-Julie de Montmorency, marquise Rousselet de). 27.
Chauvélin (Henri-Philippe, abbé de). 91.
Chennevières (François de). 32.
Choiseul (Etienne-François, comte de Stainville, puis duc de). 5, 7-iOy 60, i3o, i56-i59, 166-169.
Choiseu(.-Beauprb (Charlotte-Rosalie de Romanet, comtesse de). 60.
CoiSLiN (Marie-Anne-Louise-Adélaïde de Mailly, marquise de). 58-6o.
CoLBERT (Chevalier). 3o.
Colin, intendant de M"^^ de Pompadour. 40, 81, 164.
CouRTEN (Maurice, chevalier de). io3.
Crillon (Louis Balbe-Berton, marquis de). 39.
Crécy (Château de). 37, 97 •
Damiens (François-Robert). io9'«iio, 114.
Deux-Ponts (Chrétien IV, duc de Birkenfeld et de). 110.
Dorothée (M^^^), maîtresse de Jean Du Barry. 62.
Du Barry (Jean, comte). 62.
Du Chiron (M™o). 89-91, 164-165. •
DucLos (Charles Pineau-). 72, 142*144.
Du Luc (Charles-Emmanuel-Marie-Madelon, comte), fils
naturel de Louis XV. 43.
Du MuY (Louis-Nicolas-Victor de Félix, comte). 73, I2 3.
Egmont (Amable-Angélique de Villars, comtesse Pigna-
tellid'), 145.
EsPARBÈs (M™ed'). 37.
INDEX ALPHABETIQ^UE 177
Estrades (Elisabeth-Charlotte Huguet de Semonville, comtesse d*). 60-61, 68-69, 87.
FoNTANi£U (Gaspard-Moïse de). 28.
Frédéric II, roi de Prusse. 102-104.
Frey (Le P.), jésuite. 91.
GoNTAUT (Charles -Antoine -Armand, duc de). 7, $7, 88,
io3, ii5, i52, i58, 168.
GouRBiLLON, valet de chambre de M"^^ de Pompadour. 27,
Gramont (Bëatrix de Cboiseul, duchesse de). 7, 167-168. GuiMARD, valet de chambre de Louis XV. 47-49, S 2 -54,
HÉNiN (Chevalier d*). 4 1 .
Infante (Madame). V. Louise-Élisabetb.
Jannel (Robert), intendant des postes. 6^ 59. JÉLYOTTE (Pierre). 164.
Kaunitz (Wencesias-Antoine, comte de Rietberg, prince
de). 126.
Keith (George), connu sous le nom de milord Maréchal
La Marck (Marie-Anne-Françoise de Noailles, comtesse
de). 168.
Landsmath, officier de la vénerie du roi. 38. La Vallière (Louis-César de La Baume Le Blanc, duc
de). 24.
La Vauguyon (Antoine-Jacques-Paul de Quelen, duc de). 1 7 . Lebel, valet de chambre de Louis XV. 5 1 , 53. Le Mercier de La Rivière (Paul-Pierre). 67, i3i.
Madame du Hausset, 2 3
178 INDEX ALPHABÉTIQ^UE
Le Nomcant d'Etiolles (Charles-Guillaume-Borromée). 112.
Le Normant d^Étiolles (Alexandrine-Jeanne), fille du précédent. 44-46.
Le Normant de Mézy (François-Ange). 106.
Louis XV. 10, i3-i5^ 24-25, 27-28, 36, 61, yS, 85, 88,95, 102-104, 109-111, 113-114, ii8-i2o, 124, i27-i3o, 144, i55, 159, i63.
Louis de France, Dauphin. 16, 17, 29.
Louise- Elisabeth de France, duchesse de Parme, dite Madamt Infante. 5.
LutTLtlberg (Bataille de). io5.
LuYNES (Louise-Léontine- Jacqueline de Bourbon-Soissons, princesse de Neufchâtel et de Vallengin, duchesse de). 70-71.
Machault d*Armouville (J.-B. de). 4, 83-85.
Mahon. i5.
Marie-Josephe de Saxe, dauphine de France. 17. Marigny (Abel-François Poisson, marquis de). 2, 45-47,
Marmontel (Jean-François). 3 2.
Melfort (Louis, comte de). 3o.
Mirabeau (Victor Riquetti, marquis de). 71-74. MiREPOix (Anne-Marguerite- Gabrielle de Beauvau-Craon,
maréchale duchesse de). 27, 63, 97, i23, i63. MoNTAïQU (Chevalier de), menin du Dauphin. 16. Montmartel. V. Paris.
MoRAS (Louis-François Peirenc de). 3i, 128.
NoAiLLES (Philippe,, marquis de Mouchy, puis comte de). 64, 109.
Orléans (Jean-Philippe, chevalier d'), bâtard du Régent.
Orléans (Louis- Philippe I^^' d'Orléans, duc d'). 29-31.
INDEX ALPHABETIQUE I79
ORLiANS (Louise-Henriette de Bourbon, princesse de Conti, duchesse d'). 3o-3i.
Paris de Montmartel (Jean). 12.
Paris Du Verney (Joseph). 127.
PoMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, dame Le Normant
d'Etiolles, puis marquise de). Passim.
PoMPiGNAN (J.-J. et Jean-Georges Le Franc de). ^%. Pousse (Le D'). 28.
PuiBUSc (Chevalier de). 4$.
QuESNAY (François). 2, 3, 7, ii-i3, 2 5, 3 3, 36, 66- 67, 71, 73, 91, 96, ii3, 121, 127-129, 166.
Rem (M^l*), maîtresse de Le Normant d'Étiolles. 112.
Renard (Le D""). 166.
Richelieu ( Louis-François- Armand Du Plessis, duc de). i5, 17.
RoBBÉ DE Beauveset (Picrre-Honoré). 1 18.
RoBECQ^ (Anne-Marie de Luxembourg, princesse [Montmorency] de). 157.
Robert de Saint- Vincent, conseiller au Parlement. 36.
RoDOT, intendant de la marine. 33.
Romans (Anne Coupler, dite de). i6o-i63.
Rosbach (Bataille de). io5.
RuFFEC (Catherine-Charlotte- Thérèse de Gramont, duchesse de). 148.
Sacy (Le P. de), jésuite. 91.
Saint-Cyr (L*abbé Claude-Odet Giry de). 17.
Saint-Germain (N..., soi-disant comte de). 93, i3i.
SÉCHELLES (Moreau de). 128.
SosENT (Chevalier de). 109.
SouBiSE (Charles de Rohan, prince de). io5.
Tancrède, tragédie de Voltaire. 80.
TuRGOT (Michel-Jacques), marquis de Sousmont, baron d'Etrépagny. 107.
l8o INDEX ALFHABETIQ^UE
ViLLiRS (Amable'GshrîclIc de Noiilles, duchciie de), 1I7,
ViNiiMiLLï (Pauline-Félicili de M»illj-N«sle, comtnte de),
VoLiuM (Frinfo il -Marie Aroutt de), li, 80-Si, loS, VoTzx (Marc-René, mirquis de Vojrer de Paulmj d'Ar-
genson, connu lou) le nom de marquis de), 1 ii.
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