‹ Mémoires de MoléChapitre 23 sur 85 · S O I> II I K · texte numérisé non relu

S O I> II I K

Vous avez vos fantaisies, j'ai les miennes aussi. J'ai celle d'aller voir comment nos dou[)les seront reçus , de voir la grosse humeur du public; cela sera très réjouissant.

BELVAL

Mais notre partie.

SOPHIE

Bon î ne croyez-vous pas que je me donne la douleur de voir toute la pièce; les trois premières scènes, à la bonne heure; dans le moment de la grosse crise, voilà tout.

BELVAL

Mais si on nous voyait.

SOPHIE

Eh ! n'ai-je pas cette loge grillée qu'on me prête quand je veux ? J'irai bien empaquetée; vous , le mouchoir sur les dents , chapeau détroussé, costume étranger.

BELVAL

Vous êtes miraculeuse.

SOPHIE

Pour qui donc ces préparatifs ?

BELVAL

Pour vous, pour votre déjeuner.

SOPHIE

Tant pis, car je ne déjeunerai pas.

DK MOÎ-K. nn

B Kl. VAL.

Pourquoi donc?

Je prciuls les eaux de Vichy.

BEL VAL

Je ne vous savais pas malade. Depuis quand ?

SOPHIE

Depuis quinze jours. Je retournais chez moi avec assez de rapidité : ma voiture écrasa le plus joli petit épagneul possible, tout pareil à mon Bibi. Cette ressemblance, les cris de douleur de ce charmant animal

BE LV A L

Vous ont causé une révolution.

SOPH lE,

Oui, très violente.

BELVAL

Ce sera donc pour le premier survenant. Voici justement Lafleur qui vient annoncer quelqu'un. Qui est-ce , Lafleur ?

scÈxNE m.

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