‹ Mémoires de Nicolas-Joseph FoucaultChapitre 60 sur 105 · SI · texte numérisé non relu

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avec un régiment de cavalerie ou de dragons que l'on distribueroil dans les villes et bourgs voisins de la côte où les ennemis pourroienl tenter une descente. Ces troupes, jointes à la noblesse et auv milices garde-côtes, suffiront pour les en empêcher, mais il ne faut pas laisser les Irlandois en Normandie. Les oGQciers et les soldats paroissent très-mal intentionnés et parlent avec très-peu de respect du roi d’Angleterre et beaucoup d’estime du prince d’Orangc.

,\ota. — J’ai envoyé la relation ci-jointe à M. de Pontchartrain.

Le 7 juin i6ga, M. de Pontchartrain, lors secrétaire d’état et contrôleur général des finances, m’a écrit une lettre dont voici lu copie , sur f incendie de nos vaisseaux.

A Paris. 7 Juin 169a.

Je suis surpris. Monsieur, qu’il me revienne mille différens bruits de divers endroits de ce qui s’est passé à la Hogue et à Cherbourg, et qu’il ne m’en soit venu aucun de votre part, quoique vous dussiez être pour moi un homme de confiance plus qu’aucun autre. Si vous voulez que j’oublie bien absolument ce coupable silence, mandez-moi avec la dernière exactitude tout ce qui s’est fait de bien et de mal; nommez toutes choses par leur nom ; n’épargnez personne , depuis le roi d’Angleterre jusqu’au moindre matelot. Il faut que je sache lu vérité de toutes choses. L’usage que j’en ferai ne sera que jiour moi, et le secret que je vous garderai sera inviolable. Et afin que vos lettre.s en semblables rencontres ne tombent pas dans les mains de commis, mettez une seconde enveloppe sur laquelle il n'y ait que ces mots : Pour vous seul. Adieu, Monsieur.

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