L’ÉVÊQUE DE PAMIERS A COLBERT
Monsieur,
Le roi ayant envoyé monsieur Foucault en ce pays pour informer sur les plaintes qu’on avoit portées à Sa Majesté contre M. le marquis de Foix, notre gouverneur, il a trouvé une si grande preuve , quelle justifie pleinement et abondamment tout ce qu’on avoit dit contre sa conduite. Je ne doute point. Monsieur, qu’il ne vous en ait donné connoissance, et que le zèle que vous avez pour le service de Sa Majesté et le soulagement de ses sujets ne vous porte à protéger une si juste cause. Pour moi , je puis vous assurer. Monsieur, que la seule obligation, que l’Évangile et la qualité de président des états de ce petit pays m’imposent, de défendre mon troupeau des oppressions qu’il souffre, et la presse de tous les gens de bien, m’ont forcé de prendre part en cette affaire. Je prierai cependant la divine bonté
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de vous combler de scs plus abondantes grâces, étant avec beaucoup de respect et de reconnoissance ,
Monsieur,
Votre très-humble et très -obéissant serviteur,
A Paiilicrs, ce s3 avril 1676.
FRANÇOIS E. DE Pauiehs.
(Mélangea Colbert, t. 171, p. 219.)