‹ Mémoires de Nicolas-Joseph FoucaultChapitre 92 sur 105 · LOUVOIS A FOUCAULT · texte numérisé non relu

LOUVOIS A FOUCAULT

A Vcnzillcs, le 9 septembre 1688.

Puisque, depuis que la dame de la Guiménière est retournée en Poitou, elle empêche par ses discours et par le peu de disposition qu’elle témoigne à SC convertir ceux qui ont pris le parti de faire le devoir de bons catholiques, l’intention du roi est que vous la fassiez conduire au port le plus voisin pour y être embarquée , et que vous lui fassiez faire défense de rentrer dans le royaume sur peine de la vie.

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■\ VcrsJiHe», le i8 septembre >688.

La bonne conduite que tient M. de' la Massaye, gentilhomme nouveau converti du Poitou, a porté le roi à me contniander de vous faire savoir que son intention est que, dans l’imposition des tailles que vous allez faire, vous déchargiez sa paroisse des 5oo " dont elle a été augmentée l'année passée.

A Versailles, le i& novembre >688.

Lorsque le roi a ordonné que l’on désarmât les nouveaux convertis depuis cinq ans, Sa Majesté n’a pas eu intention de profiter de ces armes; ainsi il est indifférent à qui ils les aient rendues; mais elle désire que vous vous appliquiez à découviûr s’il y on a quelques-uns qui les aient cachées , pour en ce cas leur faire subir la peine portée par l’ordonnance.

A Versailles, le 4 ildccmbrc >688.

Le roi a été informé que le lieutenant général du présidial de Poitiers a dit, dans sa harangue à la rentrée du palais, que c’est un fait constant en France que Sa Majesté est le chef visible de l’Égliso. gallicane, et, parlant du pape, que le saint pontife n’avoit retenu de la sainteté de saint Pierre que le nom de saint; l’intention de Sa Majesté est qu’en cas que ce que je vous mande soit véritable, vous lui fassiez entendre en particulier qu’il doit s’abstenir de pareils discours à l’avenir; et, si cela n’étoit pas, je vous supplie de me mettre en état d’en rendre compte au roi.

A Versailles, le igjanvier iG8t).

Le roi sera bien aise d’avoir un état des gentilshommes nouveaux convertis de votre département, de leur demeure ordinaire, du nombre d’enfans qu’ils ont chez eux et de l’âge à peu près des garçons, et, à côté de leurs

APPENDICE

noms , des noies qui marquent ceux que vous croyez les moins bien convertis et les plus capables de sc mal conduire si les ennemis faisoient quelque descente en Poitou.

Sa Majesté voudroit bien aussi avoir un état des nouveaux convertis de votre departement qui ne sont pas gentilshommes, que vous croiriez les plus propres à exciter les nouveaux eonvertis à faire quelque folie, sur lequel elle désire que vous marquiez pareillement le lieu de leur demeure, et qu'ensuitc vous m'adressiez le tout pour lui en l'endre compte.

Je vous prie de me marquer en même temps quels sont les cantons du Poitou où il y a le plus de nouveaux convertis, et s'il y a dans les environs quelques châteaux que vous croyiez propres à être occupés par des troupes pour les contenir.

Mandez-moi, s'il vous plaît, si Luçon et Maillezais sont fermés de murailles, cl en quel état sont celles de Niort, Pontenay-le-€omte, Parthenay, Saint-Maixent, Chàtellcrault et Poitiers.

Il est bien important que vous ne donniez connoissance à personne de ce que contient cette lettre, et que vous m'y fassiez réponse au plus tôt de votre main.

Sa Majesté aura bien agréable que vous portiez M. de Pardaillan à demander son congé pour sortir du Poitou , parce qu'il ne convient pas au service de Sa Majesté qu'il y ait deux commandans différens dans la province, dans l'état actuel des choses.

A VerMilles, le i" février 1689.

\I. de Ribeyre part au premier jour pour vous aller relever. L'intention du roi est qu'après l'avoir informé des ailaires de la province, vous en partiez aussitôt pour exécuter les ordres de Sa Majesté qui ont dû vous être envoyés.

A VerMilles, le i5 août 1689.

J'ai reçu des lettres de la foire de Guibray, par lesquelles il paroit que les compagnies des prévois des maréchaux de votre département n'ont point

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encore paru aux endroits où vous avez eu ordre du roi de les envoyer pour assurer le repos des marchands et empêcher que quelques malintentionnés ne fassent du désordre. Je suis surpris qu’après vous avoir expliqué l’intention du roi à cct égard il y a déjà du temps, vous l’ayez si mal exécutée; c’est cc qui m’oblige à vous répéter que Sa Majesté veut que vous ordonniez incessamment auxdits prévôts de monter à cheval avec leurs compagnies, pour tenir les chemins libres et veiller à ce qu’il ne se passe rien qui puisse causer du dommage aux marchands qui apportent des marchandises à cette foire et à ceux qui y viennent acheter.

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