‹ Memoires de NicolasJoseph FoucaultChapitre 14 sur 133 · Ï.XXIV · texte numérisé non relu

Ï.XXIV

INTRODUCTION, de Colbert , de laisser le bétail entre les mains des cultivateurs, pour « rétablir la* culture des terres et les améliorer par «les engrais,» fait défense de saisir ni de vendre, pendant quatre ans, aucuns bestiaux pour dettes de communautés ou particulières ’.

Cette interdiction, qui n’était que temporaire, fut, du vivant de Colbert, renouvelée tous les quatre ans, en 1671, en 1 670, et en 1 G7 9 encore, par une circulaire du 6 janvier ’, dont Foucault1 * 3 donne une idée trop absolue en prétendant, sans autre explication, quelle interdisait la saisie des bestiaux, « même pour les deniers du roi. » Colbert n’allait pas tout à lait si loin : il voulait qu’à part les bêtes de labour, absolument insaisissables, on ne put saisir les bestiaux, en général, pour aucunes dettes, «saufles tailles, aides et gabelles, parce que, « ces deniers étant destinés à soutenir les dépenses de l'État, « ils ne doivent jamais avoir d'exclusion. » Cependant il espérait qu’avec une diminution de tailles de plus G, 000, 000 H, il serait possible d’opérer les recouvrements sans recourir à cette saisie, et recommandait aux intendants de tenir la main, autant que possible, «à ce que les bestiaux ne soient «pas saisis, même pour les deniers de Sa Majesté.» Déjà, neuf ans plus tôt, il avait déclaré que, en fait de saisies de «bestiaux, il faut en exécuter quelquefois, mais à la dernière « extrémité, et pour effrayer \ » On doit reconnaître qu'il faisait ainsi tout ce qui était possible, dans létal des choses, pour favoriser la multiplication du bétail, « d’où dépend une bonne « partie de la richesse du royaume et de la facilité que les

1 Isamhert, Anciennes lois françaises , 3 Mémoires, p. /j8.

!i XVIII, p. 1 88. 4 Cilé pur M. P. Clémcnl, Histoire de

1 Depping, Correspondance administra ■ Colbert, p. 267.

tive, t. III, p. 37.

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