XXX, 5. IJ
(a) Syllogt of ancltnt unedited ceins, p» 7$, pl. n., n* 5o.
(3) Lettere numismaticfie , t. VI, p. 55. la Cftrie, ayant , comme on Ta >p plus haut, appartenu aux Kbodieni , Paitribution de Sestini pourroit fort bien être acceptée , si les médailles qui portent ME étoient U reproduction de celles de Khodes ; mais la léle de l’Apollon, tournée i gauche, et qui n'est point radiée* constitue une dissemblance qui éloigne toute idée d'imitation. La même observation s’applique au petit^bronze de Nisyros , qu'autrement il auroit été possible d’attribuer é Ninoé de Carie.
une des Cyclades. Il senibieroit beaucoup plus naturel de la donner à Cyane de Lycie,'donl la monnoie d'argent a été rappelée plus haut parmi celles des villes alliées qui battoient monnoie avec un type uniforme. M. MiiUngen n'a pas manqué d’en faire la remarque -, mais il s'est néanmoins rangé àl’opinion commune, en considération d'une monnoie au même type, gravée très grossièrement dans le catalogue dePembroke(i), et sur laquelle on lit KTeN. Il seroit bien important d’examiner cette médaille en original, car le e n’est peut-être qu'un A dont on ne pouvoit soupçonner la présence à une époque où l'on croyoit que le nom de la ville lycierme étoit Cydna (a).
J'avoue que le sens de l'aigle , transporté du revres de la monnoie rhodienne que j’ai déjà citée , sur la face du Soleil , dont il cache une partie, m'échappe toul-à-fait. La lecture attentive des mylbographes ne m’a jusqu’ici fourni aucune explication raisonnablede cette bizarrerie. Cependandje ne doute pas que la cause ne s’en découvre un jour. C'est ainsi qu'au temps d'Eckbel , il paroissoit impossible de rendre compte de la substitution de la tête de Méduse à celle du Soleil, su. quelques médailles de Rhodes; et toutefois, des médailles avec ce type singulier, qui ont été depuis découvertes, et au revers desquels se voit le nom du magistrat, ropros , ne me laissent aucun doute surl'intention quia présidé à l'adoption du type de lu Gorgone (3). D'autant plus que ce type, image de la lune nouvelle qui se lève toute sanglante, avoit encore
(0 H' ]iarl., (ab. ifi.
(a) Mionnet, t. III, p. 4)5.
(3) la: rapprochement établi , par le magistrat Gorgos , entre son nom et le florgonium, me donne lieu de penser que les fables attribuées à saint Georges , personnage originaire de l'Asie-Mineure , fables que l’église rejette asee sagesse, n'ont iieut-étre pas d'autre origine que la ressemblance de son nom arec le mot dont la pronouciation , au moycn-ége , avoit queirpic chose d'adouei, k peu prés comme les iiiots arabes Kan et Koiiloni, qui se prononeint Kiaii et
une appJicaùon religieuse clan» le culte siaéral de» Rhodieus. La présence alternative, sur de» ... onno.es, d Apollon et d’Uécale , A Hélius et de Sélèné, est un fa.tqu.l est
bon de constater. .
En général, je crois que la subsUtution de» type», monnoic d'une «ème ville et dune même époque, ne doit pas ÔUe attribuée au busard, ni au caprice des arwte^ U sait tout le parti que l’érudition de notre sitde a tire de c^constance» analogues, observées avec sagacité sur es v» peinte et sur d'autre» monuments figure».
Ccd me donne lieu de consigner un nouveau fait i I Pp
de ce genre *derecliercbes. Les monnoie» de bronie u p
peut module qui aient été fabriquée» à Rhodes, près , «Ht une rose sur chaque face, soit une «iule rote au d’une tête de femme, dont le caractère a quelque c tout particulier, et qui>st gravée avec une finette admirable
Toute» ce» nwmnoie» paroistent , au reste, appartenir à même époque. Or cette femme, dont 1, tête aheme ainsi a^c mie rom, me
leil(i),lamêmequ'Halui,ctqui, commeM.J. de Wi prouvé, avec cette habileté qu’il apporte dan» tou» ses vauï, n’est ({u’une de» formes d’Aphrodite (a).
, Si l’opinion de notre savant collaborateur n’étoit pas ^r puvée sur tant de preuves concluantes, je dirois qu e e reço un nouveau degré de certitude de l’eicplicatlon des petits bronze» de Rhodes, puisque la nymphe qu’ils representen est ainsi mise en contact avec la fleur sacrée d’Aphrodite, uit xati uusatw.'i Açpo^i'nr.; n Uf» (3).
KoutiouS. Bien que et n’aient pa. la racine, iU ont P«
néanmoins être confondus dans des temps d’ignorance.
(i) Apollod., 1,9,'].
{ 9 '] NoutcHcs annales de l’Inst. arcliéol., 1. I . p- pS- (3',Pausan., VI, n. Ed. Frid.Kac. , p . ii3-
Une certaine classe de nionnoies rhodiennos a, pour type du revers, une rose de face. Je ne sais s'il faut considérer ce revers comme le modèle qui a servi aux graveurs espagnols lorsqu'ils ont produit les coins de ces belles nionnoies d'argent de Klioda qui portent la légende poshton (i). Si j'en juge par la fabrique, je me prononcerois pour la négative, car les médailles espagnoles sont supérieures pour le style, et par conséquent antérieures k celles de Rhodes. Eckhel est resté incertain sur la question de savoir si les monnoies dont je parle dévoient être classées à Rhoda de la Tarragonoise, ou à Rhoda de laGaule (Rhodanusia) (a). Les caractères ceitibériens qui se remarquent sur une de ces monnoies tranchent la question pour nous (3); mais ces monuments sont cependant fort intéressants pour notre pays, car ils ont donné naissance au type d’une série très remarquable de monnoies gauloises , ainsi que cela est actuellement reconnu par tous les numismatistes. Deux variétés inédites de ces monnoies m'ont été communiquées par M. Léon d'Hervé, qui les a tout récemment acquises à l'Ile de Noé , près Condom, lieu même de leur découverte. '
L’une ( n“ 5 ) ne présente pas le type habituel de la tête grossièrement dessinée, tournée à gauche, mais un buste de face, orné d'une couronne radiée et place entre deux serpents , imitation assez pure encore du cahire de la monnoie dis lies Baléares. Il est bon de la rapprocher du petit-bronze publié par M. le marquis de Lagoy (4), qui se
(i) Mionnet, t. I, p. 4S, n° 340 .
(j) Doetrin, num., t. I, p. 70 .
(3) Mionaot, t. I, n” 358 ; pl. xix , n* îo.
( 4 ) Notice sur l'attribution de cpielq. môd . des Gaules . n° 1 4 . Il est encore necessaire de rappeler la decouverte meotionnee dans le catalogue d'Ennry , p. 1 13 , de monnoies de bronze au type du Cabyre, arec une légende pbeni-
trouve de cette façon rallaché à la Gaule , bien que les mo- i
numcnts connus, lors de son apparition , ne permissent pas '
de le faire avec assurance. j
La seconde médaille ( n° 6 ) porte d'un côté une rose à trois pétales, assez distinctement figurée, tand'is que le revers montre la même fleur réduite à l'état de croix , cantonnée de globules irréguliers. Je crois pouvoir rappeler ici que j’ai, l’un des premiers peut-être (i), retiré aux évêques de Maguelonne les monnoies de cette classe, que Duby leur avait attribuées. J'en donnois pour raison que les prétendus croissants, que l'on crojoit voir ainsi mêlés à des symboles chrétiens, n’étoient que les pétales d’une rose déformés par un copiste grossier. Aujourd’hui cette opinion, reproduite par plusieurs antiquaires , est devenue générale.
J’ose espérer que la restitution aux Massicytes de l’hémidraclimede Rhodaimsia, appuyée par des faits que le temps ne peut manquer d’apporter , jouira d’un égal succès.
Au moment de mettre sotu presse, M. de ta Saossaye me communique le dessin d'une médaille qui existe dans le cabinet formé par feu M. Toebon d’Annecy. Ce nouveau monument vient singulièrement corroborer les preuves que j'ai essayé de présenter en faveur de la restitution  la Lycie des médailles attribuées i Rho- I
danusia. J'y Iis deux monogrammes qui , décomposés , donnent les noms de iiATAPA. et d'APGvJu ; deux villes de la même province que Xanüins et les Massicytes (Voir le n'* 7 de la pi.)
cienne au revers, hile i Vieille-Toulouse à la tin du dernier siècle. Si la monnoie des îles Baléares avoit cours dans le Languedoc, il n'est pas étonnant que les peuples de celte province raient imitée en partie.
(i) Revue numismatique , i838 , p. 443. note 7.
Adrien de LoNCpÉniEn. |
MÉDAII.LES INÉDITES
r>E L\MUS, U£ PHILADELPHIE ET DE QUELQUES AUTEES VILLKS