DE LA CILICIE
La numismatique du monde ancien semble de'fier les efToi is des antiquaires; ce champ si vaste s'agrandit pour ainsi dire chaque jour, et tandis que les travaux les plus savants embras* sent les points extrêmes de son domaine , tandis que nos plus illustres érudits s'attachent à creuser le sens des médailles que d'autres ont décrites, à leur donner cette valeur historique qu’elles ne peuvent acquérir réellement que par la doctrine, 'des monuments nouveaux surgissent, qui viennent réclamer une place dans les catalogues. Après l’immense description à laquelle M. Mionnet a consacré tant d'années, on aurait pu croire pour bien longtemps la matière épuisée^ mais il n'en est rien, et chaque collection nous montre encore des médailles inédites.
r.elles que je vais faire connaître appartiennent toutes à la même contrée, la Cilicie; quatre d’entre elles étaient restées parmi les incertaines, dans le médaillier de la Bibliothèque Royale; deux autres ont été récemment envoyées d’Orient par M. Borrell, consul d'Angleterre à Smyrne. Ce ne sont, à la vérité, que des médailles de bronze et d'une époque récente; leurs légendes, cependant, et, jusqu'à un certain point, leurs types, les recommandent à notre attention.
MÉUAU.I.ES. INÊPITES
LAMUS DE LAMOTIBE.
N» i AÏT.K.A.CEn.CEYHP.nEP. Buste laure de Sepllme Sévère, a dr..i;e, la poitrine couverte d’un paluda-
Bl. rA«H? MHTPO. AAMWTIA. Temple letrastyle dans lequel est assis Jupiter, tourné à gauche, tenant un foudre de la main droite, et la main gauche appuyee sur une haste. Æ. 8.
N» 2. AÏT.K. M. AYP. ANT<*)N€IN0C. Tête Iwrée de Caracalla, à droite, ItS épaules couvertes d’un paludamentum. m.[Aau]OY . MHTPOn. AAM(OT1AOC. Aigle éployé, pose sur un autel orné de feuillages , et tenant une couronne a son
bec.Æ. 9.(P1.E, n" I). . ,
Le revers de cette médaille ayant été surfrappe, la partie inférieure de l’aigle et les trois dernières lettres de la légende ont été reproduites deux fois. Cette circonstance explique suffisamment comment ces deux précieux bronzes sont restés si longtemps sans attribution. Le premier ne se lisant véritablement qu’à l’aide du second, et celui-ci p sentant une légende défectueuse, on comprend qu ils na.en pas tout d'abord attiré l'attention. Toutefois, maintenant qu u hasard heureux m’a fait découvrir le sens de ces inscriptions à demi détruites, on doit avouer que bien peu de me