ME LP
Delergues, et cette cérémonie fut exercée en présence du chevalier ...,..., de la Calme et de ,.,,..,,, marquis du
Prunier, qui ,,,,4,:,,. (1).
( Signé ) BLayac, prêtre.”
— Registre des baptêmes ,.,,,.., de Bonneval, au diocèse d'Alby ..,...,, duquel le présent a été tiré mot à mot, pur nous curé ...,,.,,, 16 26 mars 17%.
( Signé }) Faces, curé de Bonneval.
Nous, vicaire général de S, Emce. Monseig. le Cardinal de Bernis, évéque d'Alby, attestons que Mre. Fages, qui a expédié et signé l'extrait ci-dessus, est tel qu'il se qualifie et que foi doit étre ajoutée à son seing. Alby, ce 29 mars
( Signé }) De Comserres, Vre., Gén.
Cavasres, Secrétaire,
“ Nous François de Gorsse conseiller du Roi, son viguier de la ville et viguerie royale d'Alby et du pais d'Albigeois, capne, de la captnerie de Briateste, seul garde et conservateur du scel, mage royal, rigoureux et authentique de la ville et vigucrie et des privilèges des habitans d’icelle, certifions et attestons à tous ceux qu'il appartiendra que Mr. Fages, prêtre et curé de l’église paroissiale Saint-Salvy de Bonneval, diocèse d'Alby, et que le seing apposé sur le baptistaire ci-dernier est son ........ seing, auquel foi doit être ajoutée tant en jugement que hors. En témoin de quoi nous avons donné le présent certificat, que nous avons signé et fait contre-signer par notre greffier, après y avoir fait mettre le sceau de nos armes. À Alby, le 26 ,.,...
( Signé ) Gonssz, viguier royal d'Alby et du païs d'albigeois, Bovsquer, Secrétaire.”
Ce baptistaire donnera à mes enfans une clef avec
laquelle ils découvriront le reste, Tout ce que je me rap-
(1) Le papier est déchiré,
als
pelle avoir entendu dire à mon père, c'est que cette famille étoit très-nombreuse dans cette partie de la France, et une des anciennes et nobles familles ; que saint François de Sales en tira son origine ; que ses mâles ont figuré dans
tous les temps et états de la vie, soit dans la robe, le génie;
le militaire ou la marine, sous leur différens noms techniques, (1.) comme les nobles françois en prenoient en naissant — excepté l'aîné qui conservoit toujours celui du père et de l'héritage, Dans la suite et à mesure je ferai connoître ce que Je sais des noms et surnoms de mes parens,
La guerre allumée en 1755 entre la France et la Grande- Bretagne, étant finie, la perte du Canada avoit fait revenir chez eux tous les officiers françois, Un de mes oncles connu sous le nom de capitaine de Rustan, étoit du nombre, et arriva chez mon père en semestre le printemps de 1765 (2); il passa l'été à Sales, A l'automne, étant obligé de retourner à Paris, comme je lui avois plu ainsi qu'un de mes cousins germains, fils de Fabre de la Dreste, son frère, il gagna les deux frères a nous laisser aller avec lui, promettant qu'ii nous présenteroit au ministre, Mouseigneur le duc de Praslin, (3) pour obtenir des commissions dans la légion de Bourbon, où étoit major mon frère le comte de Sales, croix de $S. Louis. Quelque sensible que fût à la famille notre séparation, elle s'y prêta cependant : les gentilshommes françois, dans tous les temps nés pour les armes, entrent le plus tôt qu'ils peuvent au service de leur souverain et y remplissent ce devoir inné et BAOTÉ ,sso6e co (4)
Le jour tant désiré arriva, c'étoit à la fin d'octobre
[el Gue-vrers noms de terre ou de fief par opposition aux noms am .
(2) Voir note (1) de la page suivante, Dans. le manuscrit le chiffre 5 est fort nettement formé. À. 4.
ne Le eue de Praslin, pair de France, ministre et secrétaire tat, ayant le département de la marine. À. G. PS Fniitelhgible,
Bt Te a des sr? à ?
(1); Je partis dans la berline de mon oncle, aîtelée de deux excellents chevaux. Que les adieux furent tristes pour deux jeunes enfans qui ne s'étoient encore éloignés de leurs foyers que pour aller aux écoles! Quelle douleur de quitter ainsi un bon père, une bonne mère, des tantes, des cousins avec qui nous étions intimement liés ! Plusieurs vinrent nous accompagner jusqu'à Toulouse ; là eut lieu cette séparation qu'aucun de nous ne croyoit aussi longue qu'elle devoit l'être; pour moi, je n'en ai jamais revu aucun depuis, et j'écris en 1812, ce qui fait 47 (2) ans d'absence, Sûrement, n'ayant alors que 18 ans, (3) je suis une fois et demie plus Canadien-Anglais que François: Nous arrivñmes de bonne heure le même jour à Alby, où nous séjournümes 3 jours chez nos parens et amis, chacun s'étendant sur notre courage et le bonheur que nous avions d'avoir pour protecteur un oncle qui nous étoit tant attaché: aussi laimions nous de tout notre CŒUT soso sense... Iti encore beaucoup de mes cousins et cousines vinrent nous accompagner jusqu'à Gaillac, petite ville à 4 lieues d'AlBy ; de là jusqu'à Toulouse nous n'eñmes d'autres compagnons que ceux qui venoient avec nous de Sales, d'Alban et de Carmenel. Nous arrivâmes à Toulouse la deuxième journée, chez une tante, sœur de mon père, de mon oncle et la plus
jeune, mariée au chevalier de Saint-Bostesy, ( duquel
est issu un garçon, qui étoit déjà capitaine dans l'armée de ligne, en garnison en Allemagne en 1800, à ce que me dit Lévêque, l'avocat, dans mon voyage à Oporto en Portugal, au mois de septembre 1808, (4) m'assurart
(1) Ce n'est pas en 1765, mais bien en 1763, qu'il quitta le château de Sales, comme il est aisé de s’en A en prenant pour base de se ” uw juste de son arrivée à Québec, trois ans après, en . G.
49, A, G, & Il était dans sa 16e année. À. G (4) 1807, comme on le verra à t'éndroit du récit de ce voyage.
RE mare FT
sis
l'avoir très-bien connu.) Jugez quelle joie pour elle de re: voir un frère absent depuis 15 ans, et des neveux qu'elle n'avoit vus qu'au berceau! Ainsi fêtés, nous passâmes 10 jours dans la joie et les plaisirs, que nous procuroient et ma tante et ses amis, Son mari, capitaine d'un régiment de grenadiers, étoit encore en Allemagne avec l'armée en 1765, (1)
Après ce temps accordé à l'amitié fraternelle, cette chère tante nous laissa partir, Ce ne fut pas sans pleurs et sans gémissements réciproques ,...,, Elle avoit toujours été attachée au chevalier ,...., surtout dans le temps qu'il étoit au collège des Jésuites à Toulouse, où il espéroit devenir membre de l'ordre, jusqu'à son ..,., avec la jeune marquise de ,..,,, par suite de quoi il fut forcé d'abandonner la minoration pour l'Amérique septentrionale en qualité de militaire, En 4 jours et demi nous arrivâmes à Bordeaux, Si j'avois Journalisé dans le temps, je rappellerois quelques particularités des différentes villes que nous rencontrâmes en grand nombre sur notre route, Chargeps, vignoblés et jardins paraissoient plus beaux encore dans le climat si beau et si doux du Languedoc et de la Guienne, Cependant voici ce qui m'arriva à l'auberge de Condom, à quatre lieues de Bordeaux, et cela doit mettre sur ses gardes un jeune homme qui n'a jamais sorti ...,,, Il y avoit sur la corniche dans la chambre où nous couchions une fiole d'eau-forte que je pris pour une d'odeur, et sans en connoître le mélange, j'en versai sur mes grandes manchettes (alors à la mode }) et les brûlai, ainsi que la chair de mes bras, si fort que j'y eus beaucoup de mal pendant longtemps. Mais ce fut une leçon pour moi, si bien imprimée que je n'ai touché à rien d'autrui depuis ; mon cousin sans être endommagé, se sentit de la même impression, à savoir de ne jamais désirer
ste
Là Du a nf «& DN
ne