‹ Mémoires de Préville et de DazincourtChapitre 3 sur 22 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Quand Préville n’aurail été qu’un grand comédien et le plus célèbre professeur dans l’art de la déclamation , il aurait, sous ces deux rapports , des droits à l’intérêt qu’inspire l’homme distingué pas ses talens ; mais il en a de plus à l’estime générale qu’il mérita par la pureté de ses mœurs, et par la réunion de toutes les qualités sociales. Citoyen vertueux, bon mari , bon père , bon ami, voilà ce qu’il fut dans le cours d’une vie passée dans un état où les passions, de quelque genre qu’elles soient, trouvent un aliment continuel.

Quoiqu’il méritât à tant de titres que son nom fût placé au nombre de ceux qu’on aime à se rappeler, nul écrivain n’a encore semé des fleurs sur sa mémoire. Je dois donc me féliciter d’être le premier qui rend un hommage public à ce Roscius de la scène française.

AVANT-PPOPOS.

Que le lecteur me permette un léger éclaircisse» ment sur les Mémoires qu’on va lire.

Les matériaux qui les composent m’ont été remis par la personne que ses droits en rendaient seule dépositaire ; à ce titre, ils doivent capter la confiance des lecteurs. En les recevant pour les mettre en œuvre, j’ai plus consulté mon zèle que mon talent ; je savais que cette tâche appartenait au génie; mais je me suis dit : le cachet de Préville, sur tout ce qui concernait l’art qu’il professait, fera bien oublier à la critique ce qui appartient a l’éditeur : les yeux se fixeront sur le tableau et n’apercevront point la bordure.

DE

P. L. DUBUS-PRÉYILLE.

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