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sentaient et agissaient dans ce sens. Quelque justice qu'il y ait dans les reproches qu'on leur a adressés^ quelque horreur qu'on ait dû ressentir pour le sang qu'ils ont versé ; on ne saurait disconvenir qu'ils avaient des intentions franchement républicaines et une volonté assez énergique pour triompher des ol> stades qui nous entouraient. Leur puissance aurait donc pu être bienfaisante : mais malheureusement la convention ne la sanctionnait pas de ses vœux. Ce grand corps était anéanti par la terreur générale que tous les citoyens avaient concouru à répandre, mais que tous les citoyens aussi subissaient ; elle obéissait au comité comme à un tyran
des motifs de leurs opérations respectives. Le comité annulera ou modifiera cielles de ces opérations qu'il trouvek'a contraires aux lois ou à l'intérêt pu** blic; il hâtera près d'elle l'expédition des affaires, fixera leurs attributions respectives et les lignes de démarcation entre elles.
Les membres de chacune de ces commissions particulières sont solidaK rement responsables pour leurs actes illégaux et pbur leur négligence , con* fermement à la loi du 14 frimaire, relative au gouvernement révolutionnaire.
6° Tous les emplois ou commissions, tant civiles que militaires, seront donnés au nom de la convention et délivrés sous l'approbation du comité de salut public
Les membres des commissions et leurs adjoints seront nommés par ta convention nationale , sur la présentation du comité de salut public. Ces commissions organiseront sans délai leurs bureaux sous l'approbation du comité de salut public. Les nominations des employés seront également Soumises à ce comité et devront être confirmées par lui.
7° Le traitement de chacun des commissaires sera de 13,000 livres, et celui des adjoints sera de 8,000 livres ; celui des employés dans les bureaux sera arrêté par le comité de salut public, et ne pourra excéder 6,000 livres.
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et non comme à un délégué, représentant légitime de sa puissance. Il résultait de cet asservissement un malaise général qui empêchait le comité de réaliser le bien qu'il était appelé à faire, car l'assujettissement delà convention la constituait en un véritable état de guerre contre le gouvernement qu'elle avait créé. On n'est jamais esclave volontairement , et à quelque point que le subordonné courbe le front devant son maître, il désire toujours le renverser. Le comité le sentait, et ses défiances augmentaient aussi chaqu€ jour; des craintes pour sa propre existence luifaisaient-elles ajourner la granderégénération sociale qu'il méditait, en conséquence sesactesétaient de la nature la plus disparate : à côté de tentatives pour ramener la modération dans le gouvernement, il faisait voter les mesures les plus rigoureuses; cependant on ne peut refuser à ses membres influens ni vues élevées ni activité. On conçoit à peine comment huit hommes pouvaient suffire à tant de travail; seuls ils composaient toute l'administration supérieure; fardeau qui, même dans un temps calme, écrase souvent neuf ministres entourés de la plus vaste bureaucratie; cha-» que jour les mêmes hommes rédigeaient une foule de lois et décrets sur toutes les matières d'intérêt public; chaque jour aussi on les voyaità la tribune lire de longs rapports et soutenir dans leurs discours tout le poids des discussions. Après tant djB travaux ils trouvaient encore une place dans leur journée pour dominer aux Jacobins, parla parole;