IX
Des gros mots pour des bêtises, des canons rayés contre une armée de jolies filles sans défense — c'est presque déloyal.
Au reste, nous aurions tort de récriminer contre ces charmants auteui's, leurs œuvres ont eu cela d'heureux, c'est qu'elles ont fait notre fortune et que jamais nous n'eûmes de plus efficaces réclames.
(ju'ils soient bénis, les spirituels écrivains, mais qu'ils ne se posent pas en messieurs qui travaillent pour la morale.
Ils ont plutôt Tair de jeunes gens à qui les « femmes » en ont fait voir, ce qui pourrait bien être vrai.
Je suis née à Nancy, nà :
Sans savoir comment, je me suis relrouvét!
au Casino-Cadet, à seiz^ ans.
J'ai toujours aimé la danse; mon père soutenait que ma mère avait eu un regard àe Markouski. Mes parenls ont toujours été excellents pour moi, ma tante est enchantée de ma réputation chorégraphique, elle collectionne tous les journaux qui parlent de moi.
On rappelle madame Rigolboche dans le quartier, et personne ne lui refuse crédit.
Elle est si contente de ma célébrité, que, lorsqu on fait le simulacre de toucher à un cordon de ma bottine, die devient furieuse.
L'autre jour elle voulait aller arracher les yeux à M. Jules Janin parce qu'il avait latinisé sur mon coup de pied.
J'ai eu toutes les peines du monde à la retenir.
— Laisse-le donc faire, lui ai-je dit ; il ne comprend pas ce qu'il dit, c' pauvr' homme !