‹ Mémoires de S. GirardinChapitre 52 sur 64 · DIMANCHE 12 AVRIL · texte numérisé non relu

DIMANCHE 12 AVRIL

Il y a, tous les dimanches, messe aux Tuileries; on y observe le même étiquette que si l'empereur y était. Il s'y rend néanmoins beaucoup moins de monde. Messieurs les courtisans ne sont pas gens à faire des démarches inutiles.

J'ai dîné chez M. Gaudin, ministre des finances; il me traite avec une amitié toute particulière a. J'y ai rencontré le cardinal Maury que l'on voit partout. Il n'a point fait sa paix avec les principes de la révolution. II me disait, sans trop savoir à qui il parlait, « Il ne reste plus de palais à Paris ; le « Palais-Royal et le Palais-Bourbon ayant été aban- « donnés au Tribunat et au Corps-Législatif; mais « le moment n'est pas loin où ces deux corps se- « ront entièrement supprimés. Il y a bien encore

époque, était bien loin d'être ce qu'il est devenu depuis que Réué Girardin a créé ses magnifiques jardins.

Note de V Éditeur.

* S. Girardin a renouvelé cette demande au ministre de i8aa. Voir son discours prononcé dans la séance du a5 mars, ( tome II. ) Note de V Éditeur.

» S. Girardin ne se doutait pas à cette époque, qu'un jour sa famille s'unirait par un mariage à celle de M. Gaudin, aujourd'hui duc de Gaëte. Note de l'Éditeur.

3o,4 journal et souvenirs

« le palais du Luxembourg, il est au grand électeur, « mais on 1 otera au roi de Naples; il n'est pas desa tiné à jamais revenir en France. » La conversation est tombée ensuite sur l'ouvrage de M. de Vauban. Le cardinal Maury a dit : « que c'était le « coup de grâce des Bourbons. »

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