C'est seulement au commencement de janvier 1700 qu'eut
mais il est trop généreux^ pour qu'on le lui puisse imputer avec fondement, et il y a plus d'apparence de croire que, pendant le cours de cette affaire, cette princesse tint quelques discours qui turent rapportés à Sa Majesté et ne lui plurent pas ou qu'elle fit quelques démarches qui ne lui turent pas agréables. Quoi qu'il en soit, elle passa deux ou trois ans à Coulommiers, et enfin elle eut permission de revenir à Paris, où elle mourut bientôt dans un âge fort avancé-.]
[Son décès remit sur les rangs tous les prétendants à cette principauté. Aucuns y allèrent en personne; d'autres y envoyèrent leurs députés ; chacun y débattit ses droits devant les États du pays. Mais le roi d'Angleterre se trouvant alors décédé, l'électeur de Brandebourg, aujourd'hui reconnu roi de Prusse, son principal héritier et son cousin germain, se servit utilement de ses droits dans un temps que nous soutenions une guerre malheureuse, et emporta cette principauté sur ses compétiteurs, dans laquelle il a été maintenu par le traité d'Utrecht, au grand contentement des sujets d'icelle, qui appréhendoient d'avoir un prince françois pour souverain^. Les Suisses, qui ne désiroient pas un tel voisin, n'en eurent pas moins de joie, se souvenant de la faute qu'ils avoient faite de nous laisser prendre la Franche-Comté.]
Vers la fin de cette année, Mgr le duc de Lorraine,
lieu cet exil, à la suite de divers incidents causés par le gouverneur qu'elle avait mis à Neuchâtel.
1. Le prince de Conti mourut en 1709; la rédaction de ce passage ferait croire qu'il a été écrit avant sa mort.
2. Elle fut rappelée en janvier 1704 et ne mourut que le 16 juin 1707.