Tome II, p
2. Sur le siège et la prise de Landau, on peut voir un journal publié dans le Mercure d'octobre, 2^ partie, les Mémoires de Catinat, t. III, p. 152-153 et 163-165, et V Histoire militaire, p. 579-592, avec un plan. La capitulation est dans les Mémoires de Lambcrty, t. II, p. 202-204.
3. Saint-Simon dit la même chose [Mémoires, t. X, p. 284-286).
sur le Danube, dont il se saisit le 8 septembre*, sous prétexte qu'il se trouvoit dans la nécessité de faire occuper cette ville par ses troupes, afin de mettre son pays à couvert des impériales, qui s'avançoient, et des menaces de l'Empereur, avec lequel il ne laissoit pas de faire négocier. [Il fit pourtant notifier aux cercles de Souabe et de Franconie qu'il ne les laisseroit pas en repos jusques à ce qu'ils se fussent déclarés neutres, attendu que la guerre dans laquelle l'Empereur s'étoit enççagé ne regardoit point l'Empire, mais uniquement la maison d'Autriche.] L'Empereur connut alors qu'il s'étoit trompé quand il s'étoit flatté de ramener à lui le duc de Bavière, et jugea que la grande question étoit d'empêcher qu'il ne fût secouru par un corps de troupes françoises suffisant pour porter la guerre dans le centre de l'Empire et même dans ses pays héréditaires, [et que, si ses généraux le pouvoient empêcher, il forceroit bientôt le duc de Bavière tout au moins à un accommodement, si tant est qu'il ne le pût faire déclarer pour lui.] La chose ne pàroissoit pas impossible, parce que les François n'a voient d'autre passage libre sur le Rhin que le pont d'Huningue et que leur armée en Alsace étoit foible cette année-là. C'est pourquoi il fut résolu par le conseil de l'Empereur, après le siège de Landau, qu'une partie des troupes qui l'avoient fait marcheroit par l'Allemagne du côté de la Bavière, et que l'autre, sous le commandement du prince Louis de Bade, \iendroit par l'autre côté du Rhin, en le remontant jusque vis-à-vis du pont d'Huningue, [où elle se campa et se retrancha si