Son capitaine des gardes, porteur de la nouvelle, ne par
jour que cette action se passa, le baron de Spaar attaqua les lignes qui couvroient le pays de Waës du côté de Stekene, et Coehorn à Liefkenshoek. Spaar les força, après y avoir perdu bien du monde ; car le comte de la Motte, qui étoit plus fort que lui, y marcha incontinent et l'obligea de se retirer vers Hulst. Pour ce qui est de Coehorn, il prit seulement un petit fort, où il y avoit cinquante hommes, qui servoit de poste avancé. Le combat d'Eckeren, qui se donna presque à sa vue, n'y ayant que le grand Escaut entre deux, déconcerta fort ses projets, auxquels il renonça pour venir au secours de l'armée d'Opdam, recueillir ses fuyards avec des barques, sur lesquelles il fit même passer de ses troupes pour favoriser les débris de cette armée, qui se retiroit à Lillo. Après cela, Spaar eut ordre de rejoindre la grande armée avec ses troupes et celles d'Opdam. Coehorn resta avec un corps à la tête de Flandre, afin de s'opposer, en cas de besoin, au marquis de Bedmar, qui étoit avec un autre dans les lignes d'Anvers, et] la grande armée, qui se trouva beaucoup plus forte que celle de France, marcha du côté de la Meuse, toujours côtoyée par les François, qui ne purent l'empêcher d'investir Huy ni de le prendre en peu de jours ^ ; car celui qui y commandoit, quoique vieil officier d'infanterie, la défendit assez mal; à la vérité, la place n'étoit pas bonne.
Prise de Limbourg par les Alliés. — Pendant que les Alliés faisoient cette expédition, le prince de Hesse,
tit que le lundi 2 juillet, quoique le combat ait eu lieu le 30 juin [Dangeau, p. 230).