Claude de Tserclaës, comte de ïilly (ci-dessus, p
avec beaucoup de capacité et de valeur, et fut parl'aitement secondé par ses officiers et ses troupes. A la fin, il songea à se retirer; mais il se rencontroit de grandes difficultés, en ce qu'il se trouvoit vivement pressé et que le seul chemin qu'il pouvoit tenir étoit protégé par une digue et par un village que les François occupoient. [Il étoit alors au déclin du jour.] Il fit attaquer valeureusement ce village et l'emporta. Il y avoit une autre digue ou chemin qui aboutissoit à la première; il fit établir du canon sur l'angle, qui l'oudroyoit les François, et se fit jour à travers à coups d'épée et de baïonnette au bout du fusil; il les ébranla de manière qu'ils lui laissèrent le chemin libre et qu'il arriva à Lillo* avec le reste de son armée, sans plus de perte ni de dommage. Le combat fut rude et sanglant; ce qu'il y eut de particulier, c'est que le maréchal de Boufflers, qui passa la nuit sous les armes avec ses troupes, ne sut que le lendemain au grand jour, par des partis qu'il envoya sur Eckeren, que les ennemis s'étoient totalement retirés et lui avoient abandonné le champ de bataille. Une preuve de cela est qu'il n'en envoya des nouvelles à la cour que le lendemain très tard^ et qu'il différa encore davantage d'en donner avis au maréchal de Villeroy, son collègue, qui le savoit aux mains et avoit un si grand intérêt d'être informé de ce qui se passoit. Les raisons de cette omission sont faciles à deviner.
Siège et prise de Huy par les Alliés. — [Le même
était lieutenant général hollandais et parvint au grade de feldmaréchal; il mourut en 1723.