Voyez les Mémoires de Quincy, t. I, p
s'étoit venu camper à Brentonego, d'où il alla reconnoître la ville et le château d'Arco*, qu'il trouva dans une situation fort avantageuse. L'armée y vint; l'investiture se fit ; la partie de la garnison qui étoit dans la ville se retira dans le château. On y ouvrit la tranchée; on y fit brèche, et le commandant fit battre la chamade le huit ou neuvième jour de tranchée^. La garnison, qui n' étoit pas nombreuse, fut faite prisonnière de guerre; on trouva dans ce château seize pièces de canon, quelques munitions, beaucoup de beaux meubles et d'effets précieux.]
[Par la prise de cette place, M. de Vendôme se trouva maître d'une grande vallée où sa cavalerie trouva beaucoup de fourrages, dont elle avoit grand besoin. Il continua sa marche sur Tobolino^, et, chemin faisant, on trouva cinq ou six cents paysans avec quelques grenadiers retranchés sur une montagne. Un détachement des nôtres marcha à eux; ils se défendirent; on en tua une partie, et l'autre se sauva plus avant ^. L'armée arriva au val de Montebal do, qui se trouva gardé par des troupes réglées qui s'y étoient retranchées. On fit grimper des détachements sur des rochers qui paroissoient inaccessibles, et on trouva le moyen d'y guinder quelques petites pièces de canon à force de bras, pour les
1. Cette ville du Trentin était le siège d'un comté, qui appartenait à la famille du même nom, dont était membre le maréchal d'Arco dont il a été parlé ci-dessus.
2. Le château capitula le 17 août : Mémoires de Quincy, p. 301-305.