Situé dans une presqu'île à l'extrémité sud du lac
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des arbres abattus dans les chemins, des monta«[nes affreuses dont les sommets étoient gardés par des gens armés qui s'y étoient fortifiés et beaucoup de difficultés à surmonter par l'art et la patience ; mais le bonheur voulut que tous ces différents postes étoient gardés par des milices, parmi lesquelles il y avoit peu d'officiers et de soldats de troupes réglées, tellement que, dès qu'ils voyoient que les François les tournoient de montagne en montagne, où ils grimpoient comme des chèvres, pour les couper par les derrières, ils abandonnoient leurs postes. Il n'y en eut donc que peu à forcer; encore y firent-ils une très foible résistance.]
[Quand les deux parties de l'armée se furent rejointes à Torbole, M. de Vendôme la mena en avant et chassa les ennemis du village et du château de Nago, de Castelbarco, ensuite de quelques autres postes, entre autres de celui de Mori, où il y avoit des forges*, et où on trouva quelques bombes qui ser- \àrent puis après à bombarder la ville de Trente, sous laquelle Vaubonne s'étoit venu camper avec ses troupes et quelques autres que M. de Stahrenberg lui envoya, ayant été fortifié depuis peu par deux ou trois mille chevaux qui lui étoient arrivés avec des recrues et autres secours, même des chevaux pour remonter ses cavaliers démontés. Il fit encore partir de son camp le comte Solari avec des troupes, qui vint joindre Vaubonne à Trente, où ils assemblèrent le plus de milices qu'il leur fut possible.]
[Siège et pnse d'Arco. — Cependant, M. de Vendôme